<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732</id><updated>2011-04-21T19:33:50.269-07:00</updated><title type='text'>viaforastore 2004</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>61</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110408772020800026</id><published>2004-12-26T11:01:00.000-08:00</published><updated>2004-12-26T11:03:45.623-08:00</updated><title type='text'>Ivan Rioufol.— Nadal amenaçat</title><content type='html'>&lt;a target=_blank href="http://www.lefigaro.fr/"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 24/12/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Le sapin de Noël, symbole menacé ?&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est l’histoire d’un sapin de Noël. Comme chaque année, la gardienne d’origine tunisienne du lycée Van Dongen de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) l’avait installé et décoré dans le hall. Mais, cette fois, il a été retiré à la demande d’une poignée d’élèves, au nom de la laïcité. Le proviseur a expliqué avoir «peiné à convaincre» les contestataires, qu’il refuse de désigner plus précisément. Toutefois, devant la protestation de la majorité des lycéens, l’arbuste a été réintroduit subrepticement jeudi dernier, dans le réfectoire. Seuls les demi-pensionnaires peuvent le voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’arrêter sur cet épisode. Il révèle le terrorisme que peut exercer, au coeur de l’école, une minorité hostile aux traditions françaises. Il dévoile, surtout, la lâcheté de la communauté éducative, qui feint de ne pas saisir les vraies motivations des plaignants et n’ose défendre notre patrimoine culturel. Après avoir réinstallé l’arbre plus discrètement, elle s’est justifiée ainsi : «L’utilisation du sapin comme symbole de vie et de renaissance, après le solstice d’hiver, est bien plus ancienne que le christianisme.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous y voilà. &lt;font color=red&gt;La présence d’un sapin de Noël dans un lycée a pu être assimilée à une violation de la loi sur l’interdiction des signes religieux ostensibles, au même titre que le voile islamique. Et ni le proviseur ni sa hiérarchie n’ont dénoncé cette provocation. Pis, en se montrant honteuse de la signification liée à ce décor festif, l’Éducation nationale s’est prêtée à une idéologie cherchant à faire table rase du passé.&lt;/font&gt; L’école interdira-t-elle demain les «joyeux Noël» dans les cours de récréation, si des militants l’exigent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En début d’année, un professeur d’histoire, Louis Chagnon, s’était vu reprocher par des élèves musulmans et leurs parents un cours «non correct» sur Mahomet, chef de guerre. Un inspecteur pédagogique avait notamment sanctionné chez l’enseignant — soutenu depuis par de nombreux lecteurs scandalisés — une conception «qui n’aurait pour finalité que de donner “la mémoire collective aux élèves” et le sentiment d’appartenir à une collectivité, les Français, les Occidentaux». Chagnon, coupable d’avoir voulu transmettre une identité européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis, les capitulations s’accumulent, au nom d’une laïcité instrumentalisée. Tel professeur ne fait plus chanter «Au clair de la lune» pour n’avoir pas à faire dire : «Prête-moi ta plume pour l’amour de Dieu». A Coudekerque-Branche (Nord), les enseignants des écoles maternelles ont refusé, ces jours derniers, de distribuer aux enfants les traditionnels chocolats de la Saint-Nicolas, représenté avec sa mitre et son missel. En Grande-Bretagne, un quart des écoles ont renoncé aux cantiques de Noël et la Croix-Rouge ne vend plus ses calendriers représentant Marie et Joseph.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire de sapin n’est pas seulement anecdotique. Elle s’inscrit dans une «christianophobie» occultée, portée par un intégrisme laïque faisant parfois le jeu de l’intégrisme islamique et de sa haine contre l’Occident. Le week-end dernier, un Père Noël a été agressé par des «jeunes» dans le centre d’Alès (Gard). Pour qui sonne le glas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Haro sur la culture&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Une tentative de déculturation de la société est en marche. Et une résistance s’impose si l’on ne veut pas entendre, demain, de nouveaux maîtres dénoncer, en France, le Nouvel An comme étant contraire aux valeurs musulmanes ou exiger, au nom de la laïcité des lieux publics, que l’on nomme autrement la gare Saint-Lazare, la station Saint-Ouen, la rue Saint-Honoré, la basilique Notre-Dame.&lt;/font&gt; A quand la pétition exigeant la mise au musée des calvaires bretons ou l’interdiction de diffuser les oeuvres de Jean-Sébastien Bach ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà, en Grande-Bretagne, un mouvement d’opinion réclame le respect des traditions chrétiennes, mises à mal par le «politiquement correct» qui a poussé Tony Blair à imprimer cette année des cartes de voeux destinées aux non-chrétiens en omettant Noël. En Italie, la Cour constitutionnelle vient de rétablir les crucifix dans les écoles, après qu’un tribunal eut ordonné le retrait d’une croix dans un établissement, après la plainte d’un parent d’élève musulman. Aux États-Unis, le «joyeux Noël» est réhabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Français ont montré, cette année, qu’ils savaient discerner le danger intégriste sur leur propre sol, en s’opposant au voile à l’école, en affirmant leurs propres croyances, en interdisant la chaîne antisémite al-Manar ou en observant avec perplexité la «laïcité» turque, qui rend obligatoire l’enseignement de l’islam sunnite dans les écoles publiques. La justice, elle, rappelle à quel point la violence habite des fondamentalistes, tels ceux qui projetaient un attentat contre le marché de Noël de Strasbourg, en 2000, et qui viennent d’être condamnés à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins une haine de soi, alimentée par un matraquage obligeant à la repentance, a culpabilisé une partie de la société. Elle hésite à défendre ses valeurs, de peur d’apparaître «traditionaliste» aux yeux de la bien pensance. C’est Gustave Le Bon qui remarquait, en 1895 (1) : «La puissance des mots est si grande qu’il suffit de termes bien choisis pour accepter les choses les plus odieuses.» C’est ainsi que la liberté, l’égalité et la fraternité ont justifié jadis la Terreur et le despotisme. Aujourd’hui, le respect de l’autre, l’antiracisme et les droits de l’homme autorisent l’islamisme totalitaire à réclamer sa place. En prendre conscience et s’y opposer.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110408772020800026?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110408772020800026/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110408772020800026' title='6 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110408772020800026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110408772020800026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/12/ivan-rioufol-nadal-amenaat.html' title='Ivan Rioufol.— Nadal amenaçat'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110356082059340517</id><published>2004-12-20T08:39:00.000-08:00</published><updated>2004-12-20T08:40:20.593-08:00</updated><title type='text'>Irshad Manji.— “Alá me hizo lesbiana, ¡y eso es maravilloso!” </title><content type='html'>Irshad Manji: “Alá me hizo lesbiana, ¡y eso es maravilloso!” &lt;br /&gt;Entrevista de Víctor-M. Amela, &lt;a target=_blank href="http://www.lavanguardia.es"&gt;La Vanguardia&lt;/a&gt;, 17/12/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Tengo 36 años. Nací en Uganda y emigré a Canadá siendo niña. Soy periodista: durante años conduje un canal para homosexuales, Queer TV. Soy lesbiana: mi pareja de hecho se llama Michelle. No tengo hijos. ¿Política? ¡Derechos humanos! Soy musulmana: creo en un Alá compasivo, no en el intolerante que hoy propone el islam dominante.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Su familia no tenía la piel lo bastante oscura, y eso les obligó a huir de Uganda cuando Idi Amin Dada se erigió en tirano panafricanista. Ella tenía sólo cuatro añitos cuando arribaron a Canadá. Irshad bendice hoy al dictador africano: “¡Gracias a él caí en un mundo que me contaminó de libertad de pensamiento, democracia, preguntas, dudas...!”. Dudas incluso acerca de su religión, el islam. Así, en Canadá pudo su personalidad desarrollar todas sus potencias, intelectuales y sexuales... “De no haber salido de Uganda —me dice— hoy sería una de las varias mujeres de un hombre que me pegaría y para el que habría parido varios hijos...”. Irshad explica su vida de chica rebelde en &lt;i&gt;Mis dilemas con el islam&lt;/i&gt; (Maeva), también en catalán en &lt;i&gt;Els problemes de l’islam&lt;/i&gt; (Proa).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Por qué es usted musulmana? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Nací en una familia musulmana y fui educada en esa fe. Y la conservo. No soy tan devota como lo es mi maravillosa madre..., pero siempre he creído en Dios. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—En Alá. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —&lt;i&gt;Alá&lt;/i&gt; es una palabra árabe que significa &lt;i&gt;el Dios&lt;/i&gt;, el Dios único. Mahoma está aludiendo al Dios único de judíos y cristianos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Judaísmo, cristianismo, islamismo: las tres religiones monoteístas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Con un mismo Dios. ¡Es triste que esto no se explique a los niños musulmanes, o que árabes y judíos descienden de Abraham! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—No crea que los niños cristianos lo saben. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Pero hay una diferencia enorme entre el cristianismo actual y el islam actual... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Cuál? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Para el islam actual, el Corán es la palabra literal de Dios, y la última palabra, la definitiva. Y, por tanto, nos dicen que el Corán es intraducible, perfecto, superior. Se nos educa en la supremacía del islam: este complejo de superioridad impide que en el islam haya musulmanes moderados. Pero sí hay cristianos moderados o judíos moderados. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—O sea, que el islam permite una sola y única forma de ser musulmán. ¿Es eso? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Sí. Muchos judíos y cristianos leéis vuestros textos sagrados como una guía, no de un modo literal. Pero si en el islam intentas tu propia lectura moderada del Corán..., te expones a represalias físicas, a la fatua... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Le ha pasado eso a usted? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —He recibido amenazas e insultos por &lt;i&gt;traidora&lt;/i&gt;, incluido el peor de todos: &lt;i&gt;¡judía!&lt;/i&gt;  ¡Éste es el máximo insulto para los musulmanes en estos tiempos! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Qué ha hecho usted para provocarles? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Sólo leer el Corán y ser musulmana. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Y qué ha encontrado en el Corán? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Que lejos de ser claro y tajante, lejos de ser un monolito perfecto, el Corán está lleno de lagunas, es ambiguo, confuso y contradictorio. ¡Y a mí eso me parece maravilloso, no lo veo motivo para avergonzarse! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Pero el Corán justifica la yihad,¿no? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —¿La llamada guerra santa? “¡Que no haya obligación en la religión!”, proclama el Corán. Y añade: “Quien mata a un ser humano debe ser considerado como si hubiera matado a toda la humanidad”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¡El Corán es pacifista, pues! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —¡Alto! A esta prohibición de matar, el Corán le admite una excepción... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Cuál? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Si matas “como castigo por asesinato u otra maldad”. Es terrible que el islam, hoy, haya optado por edificarse sobre esta excepción: es la que arropa a todos los Bin Laden, a los que deciden matar en nombre de Alá. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Ellos deciden que el islam es esto..., ¿o es que quizá nunca ha habido otro islam? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Sí lo hubo: hubo una tradición de tolerancia en el islam, como la del andalusí Averroes, una tradición llamada &lt;i&gt;ijtihad&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Ijtihad? ¿Y en qué consiste? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Admite el uso del libre albedrío, la dialéctica, las preguntas, el debate... Se admite la ambigüedad alegórica del Corán y la posibilidad que abre de ser interpretado con la razón libre, sin encadenarse a su literalidad. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Este islam ¿fue mayoritario alguna vez? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Entre el 750 y 1250 d.C.: ¡justamente la edad de oro del islam! Entonces traducíamos a los griegos, debatíamos intelectualmente con hebreos y cristianos... ¡Entonces el islam era cabeza del espíritu investigador! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Averroes, por cierto, era andalusí, ¿no? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Sí. La libertad de Al Andalus asustó en Bagdad, que impuso la unidad política... Y eso, al final, derivó en unidad de criterio. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Y qué criterio se impuso? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —El árabe. &lt;font color=maroon&gt;¡El islam padece un imperialismo cultural árabe!: una tradición tribal en la que el individuo no cuenta ante el honor de la tribu, acaudillada por un jeque patriarcal.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Y qué propone usted para el islam? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Que se libere de ese yugo totalitario. ¡Debemos reformar el islam! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—La veo a usted como la Lutero del islam... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Sólo digo lo que Mahoma dijo: que el islam es como nos comportamos los musulmanes. Y yo soy mujer, soy lesbiana y soy musulmana, así que... ¡esto es el islam! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Los suyos no han intentado lapidarla? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Trabajé en Queer TV, canal de televisión para homosexuales, y emití una lapidación de una chica lesbiana en Irán, para debatir. Llamaron musulmanes para insultarnos por “cerdos”, “perros” y “judíos”..., ¡pero ninguno llamó para denunciar la lapidación! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Qué dice el Corán de los homosexuales? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Es contradictorio. Pero hay una cosa que sí dice claro: que todo lo creado por Alá es maravilloso. ¡Y Alá me ha creado lesbiana, así que esto es maravilloso! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—También Alá ha creado a asesinos... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Es muy diferente: el asesino ejerce su voluntad individual, porque puede asesinar o no..., y elige asesinar. ¡Pero yo nací así! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Y qué dice su devota madre de eso? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Me quiere tanto, tanto..., ¡que me quiere como soy! Es una madre maravillosa. Y muy valiente: ella tiene que soportar miradas y comentarios cada vez que va a la mezquita... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—La mujer en el islam lo tiene mal, encima. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—&lt;i&gt;Alá&lt;/i&gt; no tiene género, no es hombre ni mujer. ¡La mujer tuvo un lugar deferente en aquella otra época del islam! Porque la actual misoginia islámica no deriva del Corán, sino del tribalismo árabe: ¡eso es lo incompatible con la democracia, no el Corán! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Quizá sería más cómodo dejar el islam... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —¡No!: la religión es enriquecedora... si la alejas del fundamentalismo. ¡Y yo tengo fe! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Pues que tenga también mucha suerte... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Yo insistiré. A mi madre le digo: “Mamá, no te confundas: que un imán esté enfadado no significa que Dios esté enfadado...”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110356082059340517?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110356082059340517/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110356082059340517' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110356082059340517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110356082059340517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/12/irshad-manji-al-me-hizo-lesbiana-y-eso.html' title='Irshad Manji.— “Alá me hizo lesbiana, ¡y eso es maravilloso!” '/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110319424764163133</id><published>2004-12-16T02:36:00.000-08:00</published><updated>2004-12-16T02:50:47.640-08:00</updated><title type='text'>Irshad Manji.— Per un islam sense autòmats</title><content type='html'>Irshad Manji: &lt;b&gt;“Sempre he volgut trencar el silenci de l’islam”&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Entrevista de Núria Navarro, &lt;a target=_blank href="http://www.elperiodico.com/"&gt;El Periódico&lt;/a&gt;, 15/12/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt; Kampala (Uganda), 1968. Resideix al Canadà. Periodista, escriptora i productora de TV. Lesbiana, feminista i lliurepensadora, invita els musulmans a exercir l’autocrítica.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Una fàtua penja sobre el seu cap. Irshad Manji és musulmana, però es nega a unir-se “a l’exèrcit d’autòmats en nom d’Al.là”. I a sobre, des de les pàgines d’&lt;i&gt;Els problemes de l’islam&lt;/i&gt; (Proa) proposa als seus germans unir-se a una reforma de la seva religió a fons, des de dins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—La policia li va recomanar que blindés els vidres de casa seva.&lt;br /&gt;—¡I els vaig fer cas! També em van recomanar un guardaespatlles. En vaig tenir durant els primers mesos de la promoció del llibre, però vaig decidir deixar-lo. Si vull tenir legitimitat quan parlo als joves musulmans, no puc tenir un goril.la al darrere. Haig de viure donant exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Els té ben posats, senyoreta.&lt;br /&gt;—No tinc por de la mort, però tampoc la busco. Quan m’entrevisten els mitjans islamistes, els dic: “Sé que molts de vostès em volen morta, fins i tot alguns voldrien tenir l’honor de matar-me, però abans d’intentar-ho, deixin-me que els pregunti una cosa: ‘¿No els sembla que això reforçaria el meu punt de vista sobre la intolerància en l’islam?’”. Això em protegeix. Segueixo viva.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Vostè és la pedra a la sabata.&lt;br /&gt;—Davant la violació dels drets fonamentals de les dones i de les religions minoritàries en nom d’Al.là, vaig tenir problemes de consciència. I no vaig poder callar. Visc en un costat del món on tinc la llibertat de preguntar. I aquesta llibertat és un regal que no tenen milions de musulmans. ¿Com m’hi haig de girar d’esquena? Però hi ha una altra raó.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Endavant.&lt;br /&gt;—És la meva obligació cap als altres joves musulmans. Abans de l’11-S, a l’acabar les meves conferències als EUA i el Canadà, ja em venien a veure i em deien: “Necessitem veus com la teva per obrir la nostra religió, perquè si no permetem que hi entri oxigen, la deixem”. Havia d’utilitzar el meu cervell en una cosa positiva.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¡Pretén fer el que han fet 20 concilis en 20 segles!&lt;br /&gt;—Des de la publicació del meu llibre, he trobat suficients musulmans per muntar l’Institut per al Pensament Independent de l’Islam. ¡No ho hauria somiat mai!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—És dona, lesbiana i lliurepensadora. ¿Què molesta més a l’islam?&lt;br /&gt;—¡Les tres coses són terribles! Però l’atac dels islamistes més irats no va contra la meva orientació sexual o el meu feminisme. La seva acusació favorita és: “Com que pensa lliurement, és una jueva, una empleada del Mossad”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿I ho és?&lt;br /&gt;—(Riu) Jo els dic que sí, però que ara estic en excedència.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Bé... Es defineix com una refusenik musulmana.&lt;br /&gt;—Provoco, però d’una manera constructiva. Gran part del llibre se centra en les coses positives de l’islam. I entre elles hi ha la d’haver tingut una tradició de pensament crític anomenada &lt;i&gt;ijtihad&lt;/i&gt;, que va permetre als musulmans ser a l’avantguarda, donar al món el cafè moca, la guitarra i fins i tot l’expressió espanyola &lt;i&gt;olé&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Si pogués canviar només una cosa de l’islam, ¿quina seria?&lt;br /&gt;—Voldria veure les dones musulmanes tenir poder econòmic. Amb microcrèdits, podrien construir els seus negocis i utilitzar els recursos per formar-se. També m’agradaria potenciar el coneixement dels rols femenins forts de l’islam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Per exemple.&lt;br /&gt;—La primera dona de Mahoma, Kadija, era una senyora rica que tenia 15 anys més que el profeta. Va ser el seu cap durant anys. Així que ser un bon musulmà no és només deixar-se créixer la barba, sinó aprendre a treballar per a les dones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿La revolució musulmana ha de ser guiada per les dones?&lt;br /&gt;—Sí, perquè elles són les responsables de les seves famílies. Quan els canviï la vida, canviarà la vida del grup. A més a més, són les que menys hi perden i les que més hi poden guanyar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Per què l’islam no és polifònic?&lt;br /&gt;—Les veus crítiques callen per por de ser perseguides. A l’islam avui domina la literalitat. S’ensenya que l’Alcorà és la paraula última de Déu. Per tant, si és la manifestació perfecta de Déu, ¿com es pot qüestionar? I aquesta supremacia talla d’arrel el pensament crític.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—No és el seu cas.&lt;br /&gt;—Jo em vaig oposar a l’autoritarisme del meu pare, em van fer fora de la madrassa (escola alcorànica) per fer massa preguntes i em vaig enfrontar als líders de la mesquita. Sempre he volgut trencar el silenci de l’islam. Però no pretenc una venjança, sinó una distinció entre fe i dogma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Marqui-la.&lt;br /&gt;—A la fe no li fan por les preguntes, al dogma sí, perquè s’hi sent insegur. Quan em trobo musulmans rabiosos els pregunto: “¿Teniu fe o sou dogmàtics?” ¡Molts no havien sentit parlar mai d’aquesta distinció! &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110319424764163133?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110319424764163133/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110319424764163133' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110319424764163133'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110319424764163133'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/12/irshad-manji-per-un-islam-sense.html' title='Irshad Manji.— Per un islam sense autòmats'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110295884797199247</id><published>2004-12-13T09:26:00.000-08:00</published><updated>2004-12-13T09:27:27.970-08:00</updated><title type='text'>Esteba.— La rebel.lió de les bases</title><content type='html'>Miquel Esteba: &lt;b&gt;La rebel.lió de les bases&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.vilaweb.com/elpunt/"&gt;El Punt&lt;/a&gt;, 13/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El proper 20 de febrer estem cridats a votar el tractat entre estats mal anomenat Constitució i la reacció de l’electorat pot ser, com és normal, votar sí, votar no, abstenir-se, o votar en blanc. És presumible una gran abstenció en consonància amb la poca participació dels comicis al Parlament Europeu que els partits polítics han suscitat fins al dia d’avui. També ho és que el sí se l’emporti clarament atesa la massiva campanya institucional a tots els nivells. Però aquesta consulta és diferent perquè ben segur que una de les raons d’ella mateixa és la de somoure l’electorat (l’opinió pública) del seu sopor habitual davant temes que no li mereixen l’atenció d’una manera especial, ja que el nivell europeu mai ha seduït fins ara com ho han fet el municipal, l’autonòmic o l’estatal. El votant té raó, perquè qui coneix els eurodiputats del seu propi partit? Qui coneix la tasca que fa el parlament de Brussel·les? Fins avui, qui sap el que són el Consell d’Europa, el Consell Europeu (compte a confondre’ls)? De qui són coneguts els comissaris i el president de la comissió? I el president del Parlament? Se sap com funciona el Tribunal de Justícia a Estrasburg, la PAC...? Difícilment, perquè l’interès i la necessitat de coneixement eren mínims fins ara, atès que la tasca de divulgació només ha durat els dies de les tedioses campanyes electorals a què se’ns té acostumats. Els eurodiputats, en canvi, assumeixen el càrrec amb gran alegria pel que representa la magnífica remuneració econòmica de rigor a què tenen dret. Vaja, una espècie de golden retirement per una gestió de la qual quasi no s’ha de donar compte a ningú.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aquesta vegada les coses són diferents. Es tracta de votar la Constitució que ha de configurar, en bona part, la nostra vida en el futur i que ha estat solemnement signada a la Sala Degli Orazi e Curiazi del Capitoli de Roma, exactament igual que el març del 1957 per part del sis primers signants del primer Tractat de Roma. Val a dir que, dels nostres germans europeus que es regiran pel mateix tractat han decidit ratificar-lo per la via referendària només deu dels vint-i-cinc, entre ells l’Estat espanyol. Els altres ho faran via parlamentària.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A hores d’ara un país ja ha ratificat la Constitució, la qual cosa vol dir que el Tractat de Tractats Constitucional, aprovat pel govern de manera solemne a Roma, si era intocable un cop aprovat en la convenció, ara encara ho serà més. &lt;font color=red&gt;Alea jacta est. En el futur, per modificar-la caldrà Déu i ajuda. Caldran majories que seran inabordables per molts països i, en especial per les nacions sense estat, com és el cas de Catalunya.&lt;/font&gt; Constato, que el plantejament previ a la votació ha sigut, en cada estat, en clau de política interior, ja que molts estats han procurat resoldre contenciosos en les seves polítiques institucionals i estructurals i, en aquest sentit, un cas diàfan és el de l’Estat espanyol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’ocasió pels centralistes és perfecta. Fixem-nos que els partits estatals, PP i PSOE, es barallen pel pressupost, pel control del poder judicial, per l’11-M, per en Chávez o per en Moratinos, etc., però no pel que és essencial per a ells, que és la consagració de la unitat de l’Estat, és a dir, el control de la perifèria com és Catalunya, el País Basc i Galícia. Els espanyols, tan poc europeus fins ara, diuen «antes una España europea que catalana, vasca o gallega», reeditant la tan coneguda de «antes una España roja que una España rota». La jugada és magnífica, impecable. Solventar els ancestrals problemes plurinacionals d’una sola tacada via europea per in aeternum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Europa no és una entelèquia, és una magnífica realitat construïda pels estats històricament amb grans esforços, dues passes endavant i una endarrere, com en aquella famosa processó del Tirol. No podia ser d’altra manera. Entre aquests estats, des de 1986 parasitàriament, l’Estat espanyol aprofita magistralment l’aniquilament de les nacions de l’Estat sense necessitat d’«ocupar» Barcelona com periòdicament i bíblicament està manat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cúpules nacionalistes que menystenen la voluntat clarament majoritària i lliurement expressada per les seves militàncies en contra del tractat, han mentit i menteixen descaradament parlant de la Constitució europea. Volen guanyar temps i donar peixet a la soferta militància amb solucions d’última hora per salvar la tremenda responsabilitat davant la història perquè ara per ara no es pot modificar res essencial. Tot era possible arreglar-ho a la convenció, no ara que tot és dat i beneït. El que es fa és, en tot cas, pura cosmètica i per això convido les militàncies nacionalistes catalanes que es rebel.lin, que facin fora la gent inepta instal.lada a les cúpules de tots els nivells. En definitiva, que tinguin el coratge de fer quelcom difícil però absolutament necessari i que protagonitzin un acte de valor tot emulant Ortega y Gasset escrivint un capítol de La rebel.lió de les bases que, si no es fa ara, es farà més endavant ineluctablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No s’hi valen traduccions dels tractats ni modificacions dels règims lingüístics del català. En tot cas ho encomanem a la Berlitz School, que ens ho farà millor i més barat que en Borrell, que diu que és car i que no hi ha consignació. No s’hi valen presències rotatives de les comunitats autonòmes a les decisions de la Comissió, perquè sempre serà de la mà de l’Estat espanyol que s’hi accedirà. &lt;font color=red&gt;Per al nacionalisme català és una severa garrotada, és la claudicació quasi definitiva deixant les coses a mercè de la instància estatal. Qui es fiarà d’aquest nacionalisme entregat, mer orgue del poder pel poder?&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ara els bel.licosos centralistes espanyols no caldrà que vagin a la capital de Galícia a fer l’ofrena a Santiago per la unitat d’Espanya tot entonant el Santiago y cierra España. Això sí, el botafumeiro l’hauran de traslladar a Brussel.les potser davant del Mannequen pis.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110295884797199247?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110295884797199247/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110295884797199247' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110295884797199247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110295884797199247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/12/esteba-la-rebelli-de-les-bases.html' title='Esteba.— La rebel.lió de les bases'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110295241188156083</id><published>2004-12-13T07:37:00.000-08:00</published><updated>2004-12-13T07:40:11.880-08:00</updated><title type='text'>Wolfowitz.— La intervenció democràtica</title><content type='html'>Paul Wolfowitz: &lt;b&gt;“A los estadounidenses les gusta saber que sus líderes son firmes”&lt;/b&gt;. &lt;br /&gt;Entrevista de Radek Sikorski, &lt;a target=_blank href="http://www.nytimes.com/"&gt;The New York Times&lt;/a&gt;, 13/12/04.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si un &lt;i&gt;halcón&lt;/i&gt; es alguien que conoce sus ideas y las expresa con claridad, entonces Paul Wolfowitz, de 60 años, lo es. Pero en otros aspectos no se ajusta a la idea europea de un conservador estadounidense. Ha pasado gran parte de su carrera como enérgico promotor de la intervención democrática y humanitaria.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se alineó con las naciones prisioneras del imperio soviético antes de que estuviese en boga. Posteriormente, en el Departamento de Estado de Reagan, empujó a los autócratas de Indonesia, Filipinas y Corea del Sur hacia la reforma. Como número tres del Pentágono durante la Administración de Bush, padre, ayudó a formar la coalición que expulsó a Sadam de Kuwait. Ex embajador en Indonesia y decano de la Universidad Johns Hopkins, Wolfowitz es subsecretario de Defensa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pregunta. ¿Cree que con la reelección de Bush se ha justificado su política?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Respuesta. Creo que se ha reivindicado el buen juicio del electorado estadounidense. Los estadounidenses entienden que se está librando una guerra y prefieren claramente a Bush como líder en esa guerra. Una de las estadísticas electorales que favorecieron tremendamente al presidente, creo que por un margen de dos a uno, es que es un líder más fuerte. La otra es que podías creerte lo que dice y que él también se lo cree. A los estadounidenses les gusta saber que sus líderes son firmes, no les gustan los dirigentes que toman decisiones basándose en las urnas. Es casi una paradoja de la democracia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Ahora que han concluido las elecciones, ¿se van a acabar las contemplaciones?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Si se refiere a Faluya, hace tiempo que quedó claro que el experimento de abril [los comandantes estadounidenses traspasaron la tarea de acabar con la insurgencia a una nueva fuerza de soldados iraquíes] no iba a tener éxito. Pero debería saber que el presidente fue increíblemente escrupuloso en lo que respecta a tratar las consideraciones políticas independientemente de las decisiones sobre seguridad nacional. No soy político, pero imagino que el haber iniciado la ofensiva sobre Faluya el mes pasado habría ayudado al presidente en las urnas. El principal problema es que el Gobierno iraquí debería tomar el mando, y creo que ha quedado patente que al primer ministro Allawi se le está acabando la paciencia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Recientemente visitó Varsovia, de donde procede su familia. [Wolfowitz nació en Nueva York. Su padre, matemático, era de Varsovia, pero emigró durante la breve independencia de Polonia]. Fue al Umschlagplatz, desde donde los nazis alemanes transportaban a los judíos a Treblinka para gasearlos, incluyendo quizá a miembros de su familia. ¿Cómo le ha afectado?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. De forma menos dramática de lo que a la gente le gusta decir. Aunque el Holocausto es único por el modo en que lo ejecutaron los alemanes, de una forma industrial, ha habido otros genocidios. De hecho, me afectó más, en un sentido positivo, el ver la transformación de la ciudad con respecto a lo que debió de ser no sólo durante la guerra, sino durante los años del comunismo. Y fue un inmenso placer sentarme en aquel apartamento de Varsovia en un hermoso día de otoño y hablar con Jan Nowak, que es el héroe que llevó las noticias del Holocausto a Gran Bretaña y Estados Unidos. Y pensar que ninguno de nosotros hubiera soñado siquiera hace 20 años que viviría en una Varsovia libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. ¿Considera que el Holocausto todavía influye en la actitud de EE UU con respecto a Oriente Próximo e Israel?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Lo que Sadam hizo en Irak fue claramente un genocidio. Y por diversos motivos, el mundo miró hacia otro lado. Jan Nowak hizo una observación al respecto: cuando, más tarde, consultó los archivos y vio las notas de sus conversaciones en Londres y Washington a principios de los años cuarenta no se mencionó el tema de la exterminación de los judíos, aunque lo había subrayado. Le pregunté: “¿A qué lo atribuye?” Él me respondió: “Incomodidades en tiempos de guerra.” Era un hecho incómodo y la gente no quería saber, al igual que no quería saber nada sobre Srebrenica. Cuando se inauguró el monumento en Srebrenica, algunos decían: “Si lo hubiéramos sabido.” Bueno, el mundo lo sabía. Durante tres años, el mundo lo supo, y aun así los bosnios no recibieron armas y no se afrontó el conflicto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Recuerdo haber discutido con gente que estaba a favor del embargo armamentístico en Bosnia en 1992, diciendo que les parecía inmoral, pero dejaban de lado el asunto. Si insistimos en que los bosnios no pueden defenderse, entonces, antes o después, iremos a protegerlos. Eso es lo que ocurrió. Afganistán es todo un éxito, porque dimos poder a los afganos. Y me parece que ayudar a la gente a defenderse es un buen principio estratégico. Creo que algún día Afganistán e Irak contribuirán en gran medida al progreso que Oriente Próximo tanto necesita.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Como usted dice, EE UU ha logrado sus mayores éxitos cuando ha investido de poder a sus amigos para hacer lo que querían. ¿Por qué no hicieron eso en Irak? ¿Por qué no podíamos conseguir que los iraquíes liberaran Bagdad, ganando credibilidad al derrocar a Sadam y convirtiéndose luego en el nuevo Gobierno iraquí? ¿Por qué tuvimos que mandar a soldados estadounidenses a hacerlo por ellos?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. ¿Era necesario que EE UU desempeñara un papel tan destacado? Éste es un aspecto que se ha malinterpretado totalmente y que casi nunca se ha explicado. Eso permite que la gente diga que he tenido la misma idea sobre Irak durante los últimos 10 años. De hecho, antes del 11 de septiembre de 2001, quienes decíamos que era importante acabar con la hipocresía de decir “queremos la liberación de Irak, pero no haremos nada al respecto”, nunca fuimos defensores de la invasión de Bagdad. Hubo quienes decían que no debíamos utilizar ninguna fuerza de tierra. Yo estaba algo más dispuesto a afirmar que podían necesitarse fuerzas de tierra estadounidenses para crear un santuario en el norte o el sur de Irak. Podríamos haberlo hecho en Basora, que es la segunda ciudad más grande del país y que nos recibió con los brazos abiertos cuando los &lt;i&gt;fedayin&lt;/i&gt; se marcharon. Pero el 11-S y los ataques con ántrax que llegaron inmediatamente después modificaron los cálculos. En lugar de dejar tranquilo a Sadam para que se volviera más peligroso, debías encargarte de él y hacerlo rápidamente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Usted fue una de las personas que entendieron correctamente la guerra fría. ¿Pero no estamos en peligro de extraer la lección equivocada? La gente de Centroeuropa se liberó con la ayuda occidental porque quería la democracia. Pero en lugares como Cuba, donde el deseo de democracia choca con una fuerza todavía más poderosa, el nacionalismo, no hemos vencido. La democracia puede triunfar en los lugares que carecen de un agravio nacionalista contra Estados Unidos. De ser así, ¿es extrapolable a Oriente Próximo?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Creo que no estoy de acuerdo con esa idea. El nacionalismo filipino, por ejemplo, en cierto modo es antiestadounidense, y eso no les ha impedido adoptar la democracia. El nacionalismo coreano es muy, muy poderoso. Pero nuestra relación con Corea hoy día es mucho mejor porque apoyamos su transición democrática hace 20 años y no cargamos con la responsabilidad de ayudar a mantener una tiranía en el poder. El nacionalismo árabe en todas partes tiene una inclinación antiestadounidense. Pero los árabes demócratas están entusiasmados con lo que ha hecho este presidente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Pero Estados Unidos apoya a Gobiernos no democráticos en Egipto y en otras partes. De modo que, ¿hasta qué punto el proyecto de exportar la democracia al mundo árabe es real y hasta qué punto es una guerra propagandística para justificar lo de Irak?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. &lt;font color=red&gt;Exportar la democracia realmente no es una buena frase. Estamos intentando romper las cadenas impuestas a la democracia. Lo que esperas es poder animar a los Gobiernos a seguir un camino de reforma gradual porque ésa es la mejor forma de evitar el cataclismo que se produciría de no ser así.&lt;/font&gt; También es mucho más difícil en lugares en los que existe una tiranía nacional que allí donde es el producto de una ocupación, como Polonia, porque la sociedad es mucho más corrupta. En ese sentido, Irak se parece más a Serbia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Gran Bretaña, Italia, Polonia y Ucrania les apoyaron en Irak con tropas, pero sus ciudadanos se muestran escépticos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Parte de la hostilidad entre la población europea surge de tergiversaciones básicas y profundamente arraigadas. Los académicos de izquierdas dicen que ésta es una guerra por el petróleo, para Halliburton y otros disparates. Los líderes políticos podrían asumir parte de esta falsedad y demagogia. &lt;font color=red&gt;Si el presidente de EE UU hablara con tanta asiduidad y de forma tan crítica sobre Europa como lo hacen los líderes europeos sobre Estados Unidos, probablemente habría en este país un sentimiento antieuropeo mucho mayor del que existe. Y me sorprende que, dado el sacrificio estadounidense en Europa hace 50 o 60 años, no haya más europeos que crean que los pueblos iraquí o afgano tienen derecho a un trato similar. Es sorprendente oír a los liberales y socialistas, ya sea en Europa o aquí, afirmando con convicción que deberíamos haber dejado en paz a la dictadura fascista y genocida de Sadam.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Estados Unidos habría conseguido un mayor respaldo en Europa si hubiera justificado la guerra con motivos humanitarios. Europa aceptó la guerra contra Serbia por ese motivo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Pero nunca habríamos recibido 15 votos en la ONU con esa propuesta. La ONU fue la que nos obligó a seguir el camino de las armas de destrucción masiva, que es un argumento legítimo. Cuando el presidente fue a la ONU por primera vez planteó tres argumentos. Habló sobre terrorismo, habló sobre armas de destrucción masiva y habló sobre los abusos contra la población iraquí.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. En la víspera de la guerra en Irak le pregunté a uno de sus colegas si valía la pena ganar en Irak y perder en Europa. Me respondió que, cuando ganemos, los portavoces de Asuntos Exteriores europeos se desvivirán por demostrar que estuvieron de nuestro lado en todo momento. Pero eso no ha ocurrido.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Es muy temprano para decir cuál será el efecto de ganar la guerra en Irak, porque todavía no ha terminado. Y no puedes tomar una decisión tan importante como qué hacer en Irak basándote en un sondeo de opinión popular. Al final, la opinión llegará después de los hechos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Pero la guerra de Irak ha generado por primera vez una opinión pública europea que es antiestadounidense, incluso en países que participaron en el conflicto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Creo que compartimos muchos intereses fundamentales con Europa, basados en gran medida en valores comunes. Y eso, a medio o largo plazo, es lo que prevalecerá. El programa de reformas en el mundo árabe que está promoviendo el presidente beneficiará más a Europa que a Estados Unidos. Si logramos encontrar un modo de fomentar la solución de dos Estados que desea el presidente para Israel y Palestina, eso transformará nuestras relaciones. Pero si quieres realizar los cambios que considero necesarios, no lo conseguirás si eres demasiado respetuoso con el mínimo común denominador. Por ejemplo, han ocurrido muchas cosas negativas en los Balcanes porque, a ambos lados del Atlántico, la gente se negó a tomar decisiones difíciles durante años. Y luego, cuando finalmente lo hicieron y tuvieron éxito, ¿quién recuerda ahora que los europeos consideraban que los estadounidenses de la Administración de Clinton eran despóticos?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. En enero estuve en Irak y me sorprendió descubrir que la electricidad es gratuita. No es extraño que haya apagones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Sí. Ahora hay más electricidad que antes de la guerra. Los cortes del suministro eléctrico son importantes en parte porque hacen infeliz a la gente y porque les hace sospechar de nosotros. Dicen: “Si pueden mandar a un hombre a la Luna, ¿por qué no pueden arreglar el sistema eléctrico o limpiar las barriadas?” Si actúas a partir de esa falsa premisa, entonces llegas a una conclusión errónea, que es que los estadounidenses deben de estar aquí con segundas intenciones. Y entonces, si se acerca un antiguo baazista y dice: “Vuestros hijos son buenos, de verdad espero que estéis pensando en su futuro”, resulta intimidatorio. Lo principal que puede hacer el enemigo en Irak es intimidar, y no podemos ni queremos competir con eso. Pero para que los iraquíes luchen deben tener mucha confianza en nosotros, saber que no vamos a salir corriendo. Y si la electricidad no funciona se reduce esa confianza. Creo que una de las ventajas de la reelección de Bush es que tanto los iraquíes buenos como los malos comenzarán a pensar que a los malos se les ha acabado el juego.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. ¿Qué ha aprendido como embajador en Indonesia?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Indonesia es maravillosa. Un país de más de 220 millones de personas con la población musulmana más elevada del mundo, que te da una cierta perspectiva sobre este problema. Es una panorámica algo atípica, ya que no es un país árabe y tiene una fuerte tradición de tolerancia religiosa. Diría que más del 90% de los indonesios rechaza a los extremistas. Pero en un país de 220 millones de personas, incluso si una diezmilésima parte de la población fueran terroristas, tendrías a 22.000. De hecho, probablemente hay muchísimos menos. Y aun así, pueden causar un daño terrible, como vimos con la explosión de Bali. Parte del reto en un país como Indonesia es crear unas condiciones en las que los musulmanes tradicionales se sientan cómodos denunciando a los terroristas. Éste es uno de los motivos por los que el presidente Bush ha sido tan cauteloso en no ofender al islam y en acentuar la naturaleza musulmana de nuestros aliados. Existe una estrecha analogía con el principio de la guerra fría, cuando algunos decían que el enemigo era el socialismo. Creo que quienes ganaron la guerra fría fueron aquellos que reconocieron que los más grandes aliados en la lucha contra el terrorismo eran los socialistas democráticos y los sindicalistas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. ¿Fue inteligente dejar de lado a la OTAN cuando salió en defensa de EE UU tras el 11-S?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Eso es un mito. Asistí a esa reunión y las informaciones de que hicimos caso omiso de la OTAN son falsas. Creo que en parte surgió de la impresión de que teníamos que haber planteado una serie de peticiones detalladas a la OTAN. No pedimos más a la OTAN porque todavía no habíamos calculado qué necesitábamos. Pero nos gustó disponer del Sistema de Alerta y Control Anticipado de la OTAN para defender el espacio aéreo estadounidense. Nos gustó la invocación del artículo quinto. Apoyamos a lord Robertson y todo lo que intentaba hacer. Y no puede considerarse un desdén hacia la OTAN el tener a todos estos países ayudando a garantizar la seguridad en Afganistán en la actualidad. Por otro lado, cuando pedimos a la gente que hiciera algo en Afganistán, la mayoría de países puso todo su empeño. Algunos están haciendo mucho, particularmente los nuevos miembros de la OTAN.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. ¿Cómo encaja Chechenia en la guerra contra el terrorismo?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. Los chechenos tienen preocupaciones políticas legítimas. Pero el hecho de que algunos de ellos persigan esos fines por medio del terrorismo pone a cualquier país que se tome en serio su oposición al terrorismo en una posición muy difícil. Y hay que ser totalmente claro al denunciar atrocidades como las ocurridas en Beslan. Pero creo que apoyar una solución política al conflicto checheno no equivale a condonar el terrorismo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. ¿Cuál sería su modelo de cooperación con Europa con respecto a Irán? ¿Puede Europa ser el policía bueno y Estados Unidos el malo?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. El martillo, como en Corea, no es militar, sino económico. Lo que pueden hacer nuestros socios asiáticos para convencer a Corea del Norte económicamente es mucho más de lo que nosotros podemos hacer. La ecuación iraní es mucho más compleja, y el país está abierto a la influencia política de un modo en que Corea no lo está. Los europeos disponen de una influencia económica en Irán que podrían poner en práctica.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. El presidente de EE UU, antes era visto como el líder del mundo libre más que el presidente de un país, y Estados Unidos era concebido como un imperio global benigno. Ahora, tras el 11-S, comprensiblemente es un país más patriótico, quizá incluso más nacionalista. ¿Pero no será mucho más alto el precio de dirigir un imperio estadounidense nacionalista que el de dirigir uno más cooperativo? La primera guerra del Golfo, por ejemplo, se financió sola, mientras que la guerra de Irak resulta cara.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;R. La premisa de su pregunta es que pretendemos crear un imperio, pero no existe ningún imperio estadounidense. Fíjese en Japón y Corea. Formaban parte de algo que se denominó imperio durante la guerra fría. Después de la II Guerra Mundial y la guerra de Corea invertimos mucho en los sistemas de defensa y económicos de países como Japón y Corea, lo cual dista mucho de ser una empresa imperial. Sugeriría que nos hemos beneficiado enormemente de su fuerza y su capacidad para mantenerse por sí mismos. Ahora colaboran con el resto del mundo. Nos compensa mucho más que Japón sea un socio comercial fuerte y no un caso perdido. Si la gente quiere redefinir el término &lt;i&gt;imperio&lt;/i&gt; para decir que esto lo es, entonces se trata sólo de semántica. No intentamos controlar a esos países para explotar sus recursos. Intentamos permitir a estos países mantenerse por sí mismos, y nuestra experiencia nos dice que cuando lo hagan estaremos mejor.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110295241188156083?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110295241188156083/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110295241188156083' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110295241188156083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110295241188156083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/12/wolfowitz-la-intervenci-democrtica.html' title='Wolfowitz.— La intervenció democràtica'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110269824705901998</id><published>2004-12-10T09:01:00.000-08:00</published><updated>2004-12-10T09:04:07.060-08:00</updated><title type='text'>Kamen.— ¿Qué alianza? ¿Qué civilizaciones?</title><content type='html'>Henry Kamen: &lt;b&gt;¿Qué alianza? ¿Qué civilizaciones? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.elmundo.es/"&gt;El Mundo&lt;/a&gt;, 10/12/04.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El presidente del Gobierno, José Luis Rodríguez Zapatero, ha propuesto en la Asamblea General de la ONU, la creación de una alianza de civilizaciones entre occidente y el mundo árabe y musulmán para combatir el terrorismo internacional por otra vía que no sea la militar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Tiene como objetivo fundamental», dijo, «profundizar en la relación política, cultural, educativa, entre lo que representa el llamado mundo occidental y el ámbito de países árabes y musulmanes».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La idea parece excelente. Quizá Zapatero se haya inspirado en el libro del erudito norteamericano Samuel P. Huntington, que habló de un choque de civilizaciones entre el mundo islámico y el occidental. ¿Qué mejor manera para evitar un choque que proponer una «alianza» entre dos combatientes? De esa forma, conseguimos acuerdo y comprensión y los problemas del mundo están resueltos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La inspiración de Zapatero hunde sus raíces en la interesante herencia cultural de España, a medio camino entre la Europa cristiana y el Africa musulmana.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El presidente ha optado por identificarse con los árabes como lo hizo antes el Gobierno de Franco. Eso me recuerda a cuando Fraga Iribarne, siendo entonces ministro de Información de Franco, visitó Egipto, expresó con entusiasmo su admiración por «la similitud entre la revolución de Egipto y la de España» basándose en que los dos países tenían la misma cultura y el mismo fondo político.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La idea de que España tiene una relación especial con los árabes era fundamental para la política exterior de Franco y también parece serlo para Zapatero, como se deduce de sus frecuentes visitas a Marruecos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los consejeros de Franco (y sin duda también los de Zapatero) eran conscientes del punto de vista representado por Joaquín Costa de que España y los árabes eran «dos habitaciones de la misma casa». Por supuesto, no todos los españoles han sido de la misma opinión.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En una ocasión, Unamuno declaraba: «Sobre los árabes, tengo una profunda aversión por ellos, apenas creo en la llamada civilización árabe y considero que su paso por España ha sido uno de las más grandes infortunios que hemos sufrido». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Veo tres pequeños problemas con la propuesta «alianza de civilizaciones», y limitaré mi atención sólo a ellos. El primero es: ¿con quién y con qué se constituye la alianza?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se supone que la intención no es exportar los decadentes conceptos culturales occidentales, como democracia, derechos de la mujer, libertad de expresión, libertad religiosa y tolerancia sexual. Si Zapatero no tiene intención de profundizar en estos conceptos, ¿entonces intentará profundizar en conceptos como la dictadura, el control de la prensa y la negación de la libertad sexual?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Para que el contacto de culturas tenga algún sentido hay que compartir una serie de conceptos en común. ¿Como demonios puede existir una alianza si no es posible alcanzar un acuerdo en materias sencillas como, por ejemplo, la libertad de prisioneros políticos o la abolición de la pena de muerte para las esposas infieles? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturalmente, Zapatero puede contestar que cuando dice profundizar, quiere decir no interferir, algo así como alcanzar una situación de mutua tolerancia. Si es así, entonces todo el concepto de una «alianza» se convierte en una farsa, porque el verbo profundizar significará realmente no profundizar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y el problema se complica cuando nos damos cuenta de que los países islámicos no tienen mucho más en común que unos cuantos principios religiosos básicos.Zapatero parece querer un acuerdo con la Liga Arabe y ha recibido todo el apoyo del secretario de la Liga. Pero la Liga no representa ningún consenso de civilizaciones, y es poco más que una entidad política artificial que dice hablar en nombre de los diferentes regímenes que la constituyen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Es interesante que el único país musulmán que hasta ahora se declara partidario de la idea de Zapatero es Mongolia, que busca desesperadamente la atención de los países occidentales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El segundo pequeño problema es que una alianza necesita financiación.Es posible que el anterior Gobierno le haya dejado a Zapatero las arcas del tesoro público repletas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pero si ha de encabezar una alianza necesita financiarla, no puede reclamar que George W. Bush lo haga por él. La dificultad de las alianzas es que debe haber alguien que dé y alguien que reciba; de otro modo, todo el ejercicio acabará como una metafísica sin sentido. La permanente sonrisa angelical de Zapatero no hará caer centavos metafísicos del cielo. Veamos cómo funcionan realmente las alianzas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Liga Arabe existe en gran medida porque los dólares americanos que reciben sus miembros le permiten sobrevivir. En 2003, del presupuesto de ayuda exterior estadounidense de alrededor de 14.000 millones de dólares, Egipto (el componente clave de la Liga) fue el segundo mayor beneficiario con 1.300 millones de dólares para ayuda militar y con 615 millones de dólares para programas sociales. Jordania, el otro gran beneficiario árabe, obtuvo 250 millones de apoyo económico y 198 dólares para la financiación militar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Estas cifras no son metafísicas: dan fe de cómo funciona una alianza y explican claramente las decisiones que los gobiernos de estos dos países musulmanes adoptan en cuanto a política exterior. Egipto y Jordania permanecen como dos estados soberanos independientes, pero la ayuda extranjera que reciben es un determinante básico de su conducta en las relaciones internacionales.¿Qué propone Zapatero?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¿Darles más dinero del que Estados Unidos les da? ¿O no darles dinero en absoluto? Ninguna de esas alternativas es posible. En resumen, no puede haber alianza de civilizaciones porque sin los dólares de Estados Unidos no funcionará. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y no pensemos que Estados Unidos es tan estúpido como nuestro Gobierno sugiere repetidamente. A cambio de su dinero, los estadounidenses han intentado durante décadas reformar la cultura de los estados árabes. Egipto, que tanto impresionó a Fraga Iribarne y es la inspiración de Zapatero, es un caso que se debería tener en cuenta.Desde el año 1975, Egipto ha recibido más de 50.000 millones de dólares de ayuda de Estados Unidos, que a cambio ha intentado suscitar reformas sociales. ¿Ha sido de algún provecho?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un antiguo embajador estadounidense a Egipto, Edward Walter, ha confesado con franqueza que «la ayuda ofrece una salida fácil a Egipto para eludir la reforma. Utilizan el dinero para apoyar los programas anticuados y resistirse a las reformas». Sin embargo, los norteamericanos saben que sin la ayuda no podrían ejercer presión alguna sobre los egipcios.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entonces, ¿cuál es la respuesta? ¿Traerán las expresiones de amor metafísico, en una alianza basada no en dólares sino en la admiración mutua, un cambio en la estructura social del mundo musulmán y eliminarán el terrorismo de raíz? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eso me lleva a mi tercer y último punto. En cada declaración emitida por Al Qaeda y sus asociados, siempre se identifica como el gran enemigo el Estado de Israel y no Estados Unidos. Una gran parte de la opinión árabe ha insistido repetidamente que la existencia de Israel es la base del problema y ha sugerido que el terrorismo se desvanecería si Israel se desvaneciera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Este es un argumento de peso en España, donde el antisemitismo siempre ha sido un componente fundamental tanto para los políticos de derecha como para los de izquierda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El régimen de Franco contribuyó enormemente a la persistencia de las ideas antisemitas, sobre todo por negarse a reconocer al Estado de Israel. La supervivencia del antisemitismo en España se puede encontrar por ejemplo en los escritos de un antiguo ideólogo francés estalinista, que ahora es musulmán y que dirige en Córdoba un Centro para el Diálogo entre Civilizaciones. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se llama Roger Garaudy y tiene 90 años. Niega que jamás haya existido un holocausto en el cual la Alemania nazi haya eliminado a millones de judíos, defiende destruir América, y cree en «la necesidad del diálogo entre civilizaciones, contra la ideología del Pentágono que favorece el choque de civilizaciones».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¿Es posible que Zapatero de algún modo haya tomado prestada de Garaudy la frase de «diálogo entre civilizaciones» y la haya convertido en una «alianza»? Esta no es una pregunta frívola. Es sorprendente que la propuesta «alianza de civilizaciones» se limite exclusivamente a una alianza entre las naciones hispánicas y los musulmanes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;¿No son los judíos parte de la cultura mediterránea? ¿No se hallan profundamente afectados por la evolución del mundo árabe? ¿No tiene Israel una amplia población musulmana? ¿Por qué entonces se excluye deliberadamente a Israel de las propuestas para un diálogo entre culturas? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En resumen, la propuesta de una alianza carece de todos los elementos principales de una iniciativa política realista. Aparte de Mongolia y La Moncloa, pocos van a tomarla en serio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110269824705901998?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110269824705901998/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110269824705901998' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110269824705901998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110269824705901998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/12/kamen-qu-alianza-qu-civilizaciones.html' title='Kamen.— ¿Qué alianza? ¿Qué civilizaciones?'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110188778691356990</id><published>2004-11-30T23:51:00.000-08:00</published><updated>2004-11-30T23:56:26.913-08:00</updated><title type='text'>Entrevista a John Gray</title><content type='html'>Lluís Amiguet: &lt;b&gt;“En Iraq nos lo jugamos todo y vamos a perder”&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href=" http://www.lavanguardia.es/"&gt;La Vanguardia&lt;/a&gt;, 30/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Sin Cruzadas&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;John Gray me deja acongojado porque la suya no es la consabida diatriba antiyanqui de los intelectuales gauchistas. Gray fue un conservador thatcheriano por convencido anticomunista y es autor de descreídos pero lúcidos ensayos como &lt;i&gt;Falso amanecer&lt;/i&gt; en las cruzadas idealistas. La democracia no se implanta por las armas, sino que llegar a ella lleva siglos de autogobierno. Nos hizo falta humildad en el Este y el resultado hoy es Putin y Ucrania. Del mismo modo, en Iraq los neocruzados enviaron a los marines a imponer su democracia. La consecuencia de ese error será peor para todos y la derrota más dolorosa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;John Gray, politólogo&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Tengo 56 años. Nací en el sudeste de Inglaterra. Enseñé en Oxford y ahora soy profesor de Pensamiento Europeo en la London School of Economics. Fui thatcheriano, pero hoy mi único partido es mi capacidad de análisis.He disertado en la Fundació La Caixa sobre el infamante regreso de la tortura asumida como mal menor inevitable.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Usted fue un thacheriano que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Ahora quiero hablar de Iraq: nos lo jugamos todo allí y vamos a perder. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Pero... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Y lo peor es que las terribles consecuencias de esa derrota apenas las vislumbran los más realistas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Pero la guerra no ha acabado. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Ya está perdida. Y, cuando se consume nuestra derrota, el caos se apoderará de todo el golfo Pérsico, que es hoy la única gran reserva de petróleo barato del planeta y el gran eje de toda la economía mundial. Por eso Iraq no será Vietnam, será muchísimo peor para todos. ¿Sabe por qué? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —En Vietnam no había petróleo. El abandono de Vietnam no sumió a la economía mundial en un pozo sin fondo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Bueno, bueno... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Cuando se vayan los marines, Al Qaeda proclamará su victoria, la mayor jamás alcanzada por ningún ejército árabe o islámico, y nada impedirá después que los islamistas más radicales se hagan con el control del Golfo: Arabia Saudí, Kuwait, los Emiratos... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Me está usted preocupando. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Preocúpese. Esos regímenes del Golfo son frágiles como castillos de naipes y caerán arrasados por el huracán radical. El caos se adueñará de la zona y no habrá interlocutores válidos para entenderse. Lo que pasa hoy en Iraq pasará pronto en todo el Golfo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Hay otras zonas en caos crónico en el mundo y, en fin, el caos sólo lo sufren ellos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Sí, pero no tienen petróleo. ¿Recuerda que juraron que si apoyábamos la guerra, el petróleo bajaría de precio? Toda la economía mundial paga ya esa guerra, pero es que apenas hemos empezado a costearla. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—A lo mejor da tiempo a instaurar un gobierno legítimo y más o menos estable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —No dará tiempo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Pero, ¿por qué? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Precisamente porque, igual que usted y yo sabemos que EE.UU. tiene que irse, lo saben los iraquíes y... ¿usted se jugaría la vida y la de su familia apoyando a un gobierno títere de una potencia a punto de retirarse? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Sería tonto. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Entonces, ¿cómo EE.UU. va a constituir un poder estable si no hay ningún colaboracionista fiable? ¡Están desertando en masa! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Lo pone usted muy mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Y no sólo los iraquíes no quieren colaborar. ¡Hasta los polacos anuncian su retirada! Y eso que es el país más proamericano del planeta. Aquello es insostenible. Es una pantomima y el Pentágono lo sabe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Pero van controlando el país... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —¿Cómo lo sabe usted? Y, aun si la información fuera fiable, ¿hasta cuándo? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Tal vez los de Al Qaeda no sean tantos ni tan temibles. Tal vez sean eliminables. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Afganistán fue justo y necesario: Iraq ha sido un terrible error. Bush y los &lt;i&gt;neocon&lt;/i&gt; han hecho realidad el gran sueño de Al Qaeda: un enfrentamiento directo con EE.UU. en Oriente Medio. En cambio, es una tremenda barrabasada para los moderados islámicos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Por qué se ha equivocado tanto? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Los &lt;i&gt;neocon&lt;/i&gt; ya estaban en su Administración al principio, pero sin poder. El 11—S les permitió hacerse con las riendas de la política exterior y después arrastraron al presidente a la intervención en Iraq responsabilizando a Saddam del 11—S. Una patraña insostenible, pero muy repetida que les ha hecho ganar las elecciones. ¡Qué mentira y qué error! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Ya ve: la democracia no es infalible. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —La democracia es precaria y frágil y se ve amenazada incluso en países como EE.UU. ¡Cuántos siglos de sangre y lágrimas cuesta conseguirla y se pierde en minutos! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—En España lo sabemos muy bien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —¿Cómo quiere que se instaure la democracia en Iraq en sólo unos meses? ¡Humildad, nos hace falta humildad! ¡Los marines no implantarán la democracia por las armas! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿No falló el sistema de EE.UU. al permitir a los radicales hacerse con todo el poder? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —En el primer mandato falló el sistema norteamericano, ahora ya han logrado transformarlo y lo han puesto a su servicio. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Cómo transformaron el sistema? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Con el 11-S. Con esa fuerza y las ganas de venganza y el miedo neutralizaron al Pentágono cuando se opuso a la invasión de Iraq, relegaron a los militares de más prestigio y ahora han lanzado una gran purga &lt;i&gt;neocon&lt;/i&gt; contra Powell y los moderados que quedaban en el Pentágono y el Departamento de Estado: los &lt;i&gt;halcones neocon&lt;/i&gt; han defenestrado a los tibios. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Pero los neocon aún pueden ganar en Iraq si envían más tropas y aplastan la resistencia. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —No. Los &lt;i&gt;neocon&lt;/i&gt; han aplastado la resistencia política, pero se toparán con la realidad y la realidad es que las tropas y el dinero tienen límites. Hay un límite de muertos que puede admitir la sociedad y hay un límite en el dinero que puede pagar. Cuando sobrepasen los límites se tendrán que ir. Perderán. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿No se va a moderar Bush? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Ya ha anunciado que piensa gastar todo el capital político de su victoria electoral. Va a ser más duro y más empecinado que antes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Usted fue uno de los pilares ideológicos de Margaret Thatcher y ella estaría en Iraq. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —No más que Blair, quien va a pagar un precio colosal en las urnas por esta guerra. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Y usted después criticó a la Thatcher. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; —Fui thatcheriano porque era antiautoritario y por tanto anticomunista, y el comunismo era entonces la mayor amenaza para nuestra libertad. Cuando la Thatcher apoyó la cruzada neoliberal en el Este, me opuse porque era una ingenuidad: el resultado hoy es Putin. En Iraq vemos otra ingenua cruzada &lt;i&gt;neocon&lt;/i&gt; y el resultado será mucho peor. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110188778691356990?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110188778691356990/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110188778691356990' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110188778691356990'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110188778691356990'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/entrevista-john-gray.html' title='Entrevista a John Gray'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110174711834514827</id><published>2004-11-29T08:49:00.000-08:00</published><updated>2004-11-29T08:51:58.350-08:00</updated><title type='text'>Sami el-Soudi.— L’après Arafat</title><content type='html'>Sami el-Soudi: &lt;b&gt;L’après Arafat : Tout est en train de changer&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href=" http://www.menapress.com/ "&gt;Metula News Agency&lt;/a&gt;, 29/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’une situation est simple, ceux qui en font un dessin compliqué sont vraisemblablement poussés par des intérêts néfastes. Ces jours, dans le microcosme de la politique palestinienne, les choses sont on ne peut plus claires : On a, d’un côté, ceux qui sont favorables à la solution des deux Etats séparés pour deux peuples distincts et de l’autre, les partisans de la poursuite de l’Intifada, soit la tentative d’éradiquer le puissant voisin israélien, avec tous les aléas que cela comporte. Il n’existe pas de troisième tendance et tous les Palestiniens que je connais, mais aussi tous les responsables politiques et les éditorialistes s’exprimant à propos notre conflit, en Palestine et ailleurs, se sont rangés derrière l’un des deux courants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tenants du premier de ces courants, ceux que l’on appelle les “pragmatiques”, désirent bâtir, le plus rapidement possible, notre Etat en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Un Etat qui vivra en bon entendement avec ses adversaires d’aujourd’hui. Et les pragmatiques savent fort bien quelles sont les corrections nécessaires, à appliquer urbi et orbi, afin que notre société devienne vivable et que les conditions d’un voisinage pacifique puissent prévaloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les circonlocutions ambivalentes n’ont plus cours à la Moukata de Ramallah, elles ont rapidement disparu en même temps que celui qui en était l’expert absolu. L’équipe Abbas, qui jouit d’un soutien majoritaire conséquent au sein de l’OLP, a établi un programme détaillé pour faire bouger les choses. Un programme, enfin ! Elle s’active, cette équipe, à préparer les réformes, à reconstruire des liens stratégiques fiables avec tous les gouvernements et les &lt;i&gt;services&lt;/i&gt; étrangers qui pourront l’aider dans sa tâche. Elle renforce son dispositif sécuritaire, fortifie les canaux de commandement et en évince les partisans du “porte-avions”, qu’Arafat avait nommés afin de s’assurer que toute initiative en vue de juguler la terreur soit tuée dans l’œuf. Abbas et Qoreï préparent par ailleurs d’arrache-pied un projet en vue d’établir d’authentiques institutions en Palestine, prémices obligées d’un futur Etat. Tout sera prêt, pour qu’au lendemain des élections prévues le 9 janvier, la construction de l’Etat de Palestine débute efficacement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à eux, les mouvements terroristes, une partie des jeunes du Fatah ainsi que les arafatiens orthodoxes. La surprise consiste à remarquer à quel point l’influence de ces éradicationnistes s’est marginalisée depuis le décès d’Abou Ammar. Sans lui, sans son soutien moral, politique et financier, ces extrémistes ont désormais des allures de tigres en papier, à tel point qu’aucune de ces organisations ne présentera de candidat au verdict des urnes. Mais ça n’est pas tout ce que la mort d’Arafat a généré. Bien entendu, il faut également prendre en compte les arrestations et les éliminations ciblées opérées par l’armée israélienne nuit après nuit ; elles ont littéralement décapité ces organisations et réduit leur marge de manœuvre à presque rien. Mais il y a plus significatif encore : La population semble comme libérée du délire d’Arafat, elle souffle et elle aspire à une paix négociée. La distance entre l’homme de la rue et les éradicationnistes est soudain devenue énorme, si bien que le Hamas, le Jihad et autres FPLP et Tanzim ne trouvent presque plus de candidats au sacrifice, ce qui explique le calme inhabituel qui suit l’enterrement du raïs. Chez les éradicationnistes situés à l’extérieur des frontières c’est carrément la panique, ainsi, l’Iran a multiplié par 10 les primes offertes aux auteurs des assassinats collectifs et aux familles des “martyres” perpétrant des attentats-suicide. Vaine surenchère, le peuple palestinien veut vivre et les surprimes pour empêcher qu’une solution au conflit ne se mette en marche ne tentent plus grand monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre surprise, le clan des arafatiens se désagrège comme du sucre dans le thé. La plupart d’entre eux ont rejoint Mahmoud Abbas, sans risquer la moindre fausse note. Les autres, une petite minorité, réalise rapidement que la seule doctrine du leader défunt, c’était “suivez-moi partout où je vais et même en enfer” et qu’une fois le leader disparu, il ne reste pas de doctrine à suivre. Moussa Arafat, le neveu, Abou Rodeinah, le concierge perroquet de la Moukata, Cha’at et Erekat démontrent qu’ils n’existaient qu’en reflétant l’image de leur ancien patron ; il ne constituent pas une force politique digne de ce nom, même pas un groupe homogène dans les instances de l’OLP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En occident, on se fait d’ailleurs une fausse idée de la popularité de Yasser Arafat, les images de ses funérailles étaient en fait trompeuses. Le nombre de personnes qui avaient fait le déplacement de Ramallah, 80 000 environ, était faible, proportionnellement aux obsèques d’autres grands leaders arabes et aux 3 millions de Palestiniens de Cisjordanie. A Naplouse, par exemple, la capitale de l’extrémisme en Cisjordanie, on avait loué 50 autobus afin d’emmener les gens vers la commanderie de Ramallah. On en a rempli 3. On a tenté d’organiser un cortège funéraire simulé mais on dut rapidement abandonner cette idée, il n’y avait personne pour suivre le convoi. Etrangement, il semble que Yasser Arafat était plus populaire à Paris que dans son pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’attente des élections, les contacts entre les cabinets Abbas et Sharon se déroulent dans la discrétion mais, dans la région ça n’est un secret pour personne, le courant passe bien entre les deux hommes. A l’abri des regards, la coopération entre les deux appareils est dense, significative et continue. On travaille à s’accorder sur les conditions de la relance de la Carte Routière. Ce sera annoncé dans les dix minutes suivant la proclamation de l’élection de Mahmoud Abbas et cela concerne la fin de l’incitation à la haine des Israéliens dans les médias palestiniens ainsi que dans nos écoles, la récupération des armes aux mains des groupes terroristes ainsi que des gestes majeurs de la part du gouvernement Sharon. On n’épiloguera pas afin de ne déranger personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La coordination entre Jérusalem et Ramallah est bien engagée et on n’aura pas à attendre le 9 janvier pour en voir les signes. Les choses se passent, à la demande de messieurs Abbas et Qoreï, de la manière suivante : 1) Les deux bureaux ont renouvelé leur collaboration sécuritaire ainsi qu’au niveau du renseignement. 2) Le gouvernement israélien est prié de ne “pas faire la cour” au cabinet palestinien de transition et de ne pas “faire preuve d’activisme, même en sa faveur”. Mahmoud Abbas a ainsi demandé à Ariel Sharon : “S’il vous plaît, ne nous aidez que lorsque nous vous le demandons spécifiquement et, par exemple, répondez positivement à nos requêtes concernant l’organisation de nos élections”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si fait ! Non seulement le Premier ministre israélien a-t-il assuré son homologue de son soutien total dans la mise sur pieds de cette consultation, y compris des retraits massifs de ses troupes des zones urbaines et une participation logistique de première importance, encore a-t-il publiquement contredit Sylvan Shalom afin d’accéder à une demande de Abbas. Shalom, le Ministre israélien des Affaires Etrangères, avait annoncé voici quelques jours que les résidents palestiniens de Jérusalem-Est ne pourraient pas participer au scrutin. Le soir même, Abou Mazen appelait Sharon pour se plaindre et le lendemain, le premier des Hébreux annonçait que les affirmations de Sylvan Shalom n’engageaient pas son gouvernement et que les Palestiniens de Jérusalem pourraient voter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces derniers jours, le suspens entourait l’éventualité de la candidature aux élections contre Mahmoud Abbas de l’ancien chef des Tanzim, Marouan Barghouti, détenu pour 5 peines de prisons à vie, pour l’assassinat de 5 Israéliens. A nouveau, la Moukata a appelé Sharon, lui demandant de ne pas s’immiscer dans le jeu démocratique en vue de la consultation palestinienne et de laisser Barghouti recevoir des visiteurs afin de faire connaître sa décision. On sait, à la Ména, que le conseil israélien pour la sécurité nationale, sorte d’organe consultatif pour leur Premier ministre sur les questions sécuritaires, s’est opposé à la demande des chefs de l’Autorité. Pourtant Ariel Sharon est passé outre et il a autorisé les visites au centre de détention, près de Beer Sheba, dans lequel le Tanzim est incarcéré. Même Kadoura Farès, l’aide de Barghouti, qui s’est déclaré vendredi soir en faveur de la poursuite de l’Intifada, a pu s’entretenir librement et sans témoins avec son chef de file. Lors de la conférence de presse qu’il tenait, Farès a en outre informé de la décision de Barghouti de ne pas se présenter aux élections et d’apporter son soutien à la candidature de monsieur Abbas. C’est un autre signe de notre nouvelle maturité : On aurait pu laisser voter pour un homme emprisonné et même, qui sait ?, le faire élire. C’aurait sans aucun doute été le choix au temps où la politique palestinienne n’était que propagande. Mais cela n’aurait pas fait libérer Barghouti et le choix d’avoir un président incarcéré, incapable de gérer le destin de notre peuple, a été rejeté par la quasi unanimité des membres des instances du Fatah. Assez de miser sur un avenir très hypothétique à retardement. Nous voulons des actes significatifs maintenant, faire cesser notre sabordement, la misère et l’occupation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan diplomatique, des voix s’élèvent de la Moukata de Ramallah contre la France et les dispositions pro Souha qu’elle a prises. Le conseiller qui me parle se demande à haute voix pourquoi a-t-on laissé partir Arafat pour un traitement inutile à Paris, alors que les excellents médecins palestiniens et arabes qui entouraient le malade à Ramallah connaissaient parfaitement son état ainsi que le déroulement inéluctable de son mal. On s’est fait avoir, admet le conseiller d’Ahmed Qoreï, si le Vieux était décédé ici, on saurait de quoi il est mort et on aurait pu récupérer une plus grande partie de l’argent qui n’appartient qu’au peuple palestinien. “Et puis”, continue mon interlocuteur, &lt;font color=red&gt;“il existe un contraste choquant entre les honneurs que la France a rendus à monsieur Arafat et la tiédeur de son engagement aux côtés des nouveaux dirigeants démocratiques de Palestine. C’est maintenant qu’il faudrait voir Barnier à la Moukata… et même Chirac”&lt;/font&gt;, conclut le locuteur, “au moment où la Palestine démocratique et la paix ont une chance réelle et qu’elles ont besoin du support symbolique du monde libre. Je crains que Paris ne manque un nouveau rendez-vous crucial”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et, pour conclure cet article, je vous annonce la prochaine visite de Mahmoud Abbas à Damas. Il y arrivera, fort d’une coordination totale avec la Maison Blanche, en position de force pour exiger de Béchar el-Assad qu’il cesse d’abriter les états-majors des organisations terroristes. Le futur président élu de l’Autorité Palestinienne dira au président de l’oligarchie alaouite, qu’il s’agit d’une exigence de la communauté internationale et d’une condition sine qua none, si Béchar entend éviter les très lourdes sanctions prévues, au Conseil de Sécurité, au printemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses ont l’air bien engagées pour une fois. J’ai, à titre très égoïste, le privilège, que je n’avais jamais connu jusqu’à maintenant, d’être gouverné par quelqu’un de respectable, d’honnête, avec lequel je ne me connais pas de divergences de vues fondamentales. Tout ce qui pourrait tout faire rater c’est un attentat contre la personne d’Abou Mazen et croyez-moi que les éradicationnistes, en roue libre, y pensent si fort, que je les entends penser.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110174711834514827?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110174711834514827/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110174711834514827' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110174711834514827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110174711834514827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/sami-el-soudi-laprs-arafat.html' title='Sami el-Soudi.— L’après Arafat'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110154714788748642</id><published>2004-11-27T01:16:00.000-08:00</published><updated>2004-11-27T01:19:07.886-08:00</updated><title type='text'>The Accidental Prime Minister </title><content type='html'>“I don’t want to be a great leader,” Spanish Prime Minister Jose Luis Rodriguez Zapatero told &lt;i&gt;Time&lt;/i&gt; magazine in September. In that case, Mr. Zapatero’s first nine months in office must be called a resounding success. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The young prime minister made his unique mark even before he could find his away around the Moncloa Palace, ordering Spain’s troops to cut and run from Iraq, pronto. His hasty decision last spring was the perfect “thank you” note to the terrorists who bombed the Madrid trains on March 11, and pushed him, unexpectedly, into office. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incidentally, contrary to Socialist claims that the previous government exposed Spain to terrorism, we now know that the Madrid attacks were planned long before the Iraq war. The pullout, which cost Spain friends and influence abroad, brought no security at home. Spanish police have foiled several terrorist attacks since then. Spain remains both a target and a hub for Osama’s global network. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mr. Zapatero’s unrelenting flurry of anti-American jibes make even French and German diplomats flinch. He twice urged U.S. allies to defect and leave Iraq. Yet he somehow expected President George W. Bush to return his calls. It would be tempting to shrug all this off as the blunders of an inexperienced prime minister who will eventually become wiser. But &lt;font color=red&gt;Mr. Zapatero’s policy seems to be not as much driven by inexperience as by ideology, and this is hard to change&lt;/font&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This worldview helps explain his affinities for the last remaining bastions of socialism in Latin America. He’s lobbying hard to have the European Union’s sanctions against Cuba lifted, ostensibly to encourage reforms in that totalitarian island. Cuban dissidents, however, such as Oswaldo Paya, are not deceived. “The EU governments can act according to their interests and abandon this ethical position. But what no one can say, without insulting our intelligence, is that to abandon this position . . . is in the interests of Cuba and peaceful change.” Strengthening Spain’s ties with Venezuelan strongman President Hugo Chavez is another of Mr. Zapatero’s pet projects. On a state visit in Madrid this week, Mr. Chavez rhapsodized about how “the vibes have been very, very good” between him and Mr. Zapatero. Spanish Foreign Minister Miguel Angel Moratinos even backed Mr. Chavez’s accusation that the previous conservative Spanish government supported an attempted “coup” against him. The conservatives immediately denounced this as a lie, asking for Mr. Moratinos’s resignation. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mr. Zapatero is entitled to his views. But the Spanish people would be justified in asking just what do they get out of their leader appeasing terrorists, coddling up to dictators and whittling away Spain’s global standing? There may be four long and dark years ahead on the Iberian peninsula.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110154714788748642?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110154714788748642/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110154714788748642' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110154714788748642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110154714788748642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/accidental-prime-minister.html' title='The Accidental Prime Minister '/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110145640125477872</id><published>2004-11-26T01:03:00.000-08:00</published><updated>2004-11-26T00:06:41.253-08:00</updated><title type='text'>Giscard d’Estaing.— Turquie : pour le retour à la raison</title><content type='html'>Valéry Giscard d'Estaing: &lt;b&gt;Turquie : pour le retour à la raison&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.lefigaro.fr/"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 25/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’éventualité de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne suscite un débat passionné. Les arguments les plus variés sont avancés. En faveur de l’entrée, l’ancienneté des promesses faites, l’affront qu’une réponse négative représenterait pour le monde musulman, les progrès réalisés par la Turquie, le risque d’envenimer le choc des civilisations. Contre l’adhésion, le fait que les cinq sixièmes du territoire de la Turquie, et sa capitale, sont situés hors d’Europe, l’importance de sa population, les conséquences économiques et sociales de l’arrivée du pays le plus pauvre de l’Union, l’existence d’une vaste communauté turcophone hors du territoire turc, et l’&lt;font color=red&gt;étrangeté pour l’Europe de se réveiller avec une frontière commune avec la Syrie, l’Irak et l’Iran&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, beaucoup d’arguments qui divisent l’opinion. En France même, tandis que le président de la République déclare à Berlin le 26 octobre dernier : «Mon voeu le plus cher, c’est que nous arrivions au terme de cette procédure, qui durera dix ou quinze ans, à une possibilité d’adhésion», 64% des Françaises et des Français, consultés par sondage, déclarent s’y opposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on espérer introduire un peu de raison dans ce débat ? La France peut contribuer à cette clarification.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut l’entreprendre sans préjugé et sans passion, et tenter d’atteindre l’essentiel : quelle est la manière la plus juste, la mieux adaptée aux données objectives, d’organiser les rapports entre la Turquie et l’Union européenne dans les décennies à venir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Examinons d’abord les deux premiers arguments : les promesses faites à la Turquie, et le refus d’accepter dans l’Union un Etat musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les engagements pris dans les années 60 se situaient dans un contexte différent. Il s’agissait de l’entrée éventuelle de la Turquie dans le Marché commun, qui avait alors une dimension exclusivement économique. On peut dire que ces engagements ont été tenus, puisque l’Union européenne a signé avec la Turquie, en 1995, un traité d’union douanière qui lui donne accès à ce Marché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au refus d’envisager l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne pour des motifs religieux, c’est une arrière-pensée que les partisans de l’adhésion turque prêtent à leurs adversaires. Il faut être catégorique sur ce point : la religion majoritaire des Turcs n’est pas l’argument qui peut conduire à accepter ou à rejeter la candidature de la Turquie ! D’ailleurs, il est vraisemblable que l’UE sera conduite à accueillir un Etat de culture musulmane, la Bosnie-Herzégovine, le jour où la paix civile et la maturité démocratique régneront dans l’ancienne Yougoslavie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la référence à la religion n’est pas un argument qu’on puisse opposer à la candidature de la Turquie, elle ne constitue pas, à l’inverse, un argument pour la justifier. L’entrée de la Turquie dans l’Union éviterait-elle à ce pays de glisser vers le fondamentalisme islamique ? On ne sait. L’intensité de la foi religieuse dépendra de facteurs internes, mais aussi de la solidarité avec les pays islamiques voisins, qui peuvent apparaître aux Turcs plus naturelles que le fait de transformer leur législation sur le modèle des lointaines autorités bruxelloises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissons donc de côté cette forêt de points d’interrogation contradictoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le traité d’Union européenne prévoit, dans son article 1-58, que «tout Etat européen qui souhaite devenir membre de l’Union adresse sa demande au Conseil. (...) Le Conseil statue à l’unanimité.» C’est donc un domaine dans lequel chaque Etat membre dispose d’un droit de veto. Cette disposition est reprise dans le projet de Constitution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Turquie est-elle un «Etat européen» ? L’Atlas du &lt;i&gt;National Geographic Magazine&lt;/i&gt; fait figurer la Turquie dans sa section consacrée à l’Asie. Il est vrai que la Turquie dispose encore d’une petite enclave européenne, mais celle-ci ne représente que 5% de son territoire, et 8% de sa population. Le reste est situé en Asie, sur le plateau d’Anatolie où le fondateur de la Turquie moderne, Kemal Atatürk, a choisi de déplacer la capitale du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Turquie a une courte frontière avec ses deux voisins européens, la Grèce et la Bulgarie ; une très longue avec les pays du Moyen-Orient qui faisaient partie de l’Empire ottoman, la Syrie et l’Irak ; et enfin une frontière commune avec l’Iran et l’Arménie. Les Turcs disposent d’une langue et d’une culture propres. La langue ne fait pas partie de la grande famille des langues indo-européennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La population de la Turquie avoisine, aujourd’hui, les 73 millions d’habitants. Elle est plus peuplée que chacun des Etats d’Europe, à la seule exception de l’Allemagne. Les projections démographiques des Nations unies prévoient que, dans vingt ans, la Turquie serait le premier Etat de l’Union européenne par sa population, qui se situerait au niveau de 89 millions. A la même époque, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne compteront respectivement 82, 64, et 63 millions d’habitants. Il faut ajouter que la population turque fait partie d’un ensemble turcophone plus vaste, auquel l’unissent des liens de solidarité, et qui s’étend en direction de l’est vers les Etats de l’Asie centrale, tels que le Turkménistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le niveau de vie de la Turquie reste très éloigné de la moyenne européenne. Le revenu par habitant représente la moitié de celui des 10 nouveaux Etats membres, et seulement le cinquième de celui de l’Europe à 15. La structure de son économie, bien qu’en progrès sensible au cours des dernières années, reste éloignée de la «norme» européenne. La production agricole représente encore 14% du PIB, ce qui a conduit le commissaire européen chargé de l’Agriculture à déclarer : «Le coût pour le budget européen de l’entrée de l’agriculture turque serait supérieur, à lui seul, au coût de l’entrée des dix nouveaux membres.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Le flottement actuel du projet européen, le scepticisme qu’éprouvent à son endroit les citoyens d’Europe — confirmés par l’abstention majoritaire aux élections européennes — s’expliquent par le manque de clarté de ce projet. De quelle Europe s’agit-il ? Les élargissements successifs ont accru le trouble des esprits. Jusqu’où se poursuivra cette fuite en avant d’une Europe non encore organisée, peu efficace dans ses résultats, et qui voit se réduire le soutien démocratique de sa population ?&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Européens ont besoin de fortifier leur identité. Il ne pourra exister de «patriotisme européen» qu’à partir du moment où les citoyens européens prendront conscience d’appartenir à un même ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Convention européenne a cherché à mieux définir les fondements de cet ensemble : les apports culturels de la Grèce et de la Rome antiques, l’héritage religieux qui a imprégné la vie de l’Europe, l’élan créateur de la Renaissance, la philosophie du siècle des Lumières, les apports de la pensée rationnelle et scientifique. Aucun de ces éléments n’a été partagé par la Turquie. Le fait de le constater n’implique pas de jugement péjoratif ! La Turquie a développé en parallèle sa propre histoire et sa propre culture qui appellent le respect. Mais constatons objectivement que les fondements identitaires, si nécessaires aujourd’hui à la cohésion de l’Union européenne, sont différents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;L’adhésion de la Turquie, quelle qu’en soit la date, changerait la nature du projet européen.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d’abord, cette adhésion ne pourrait pas rester isolée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà la file d’attente se met en place, à l’Est comme à l’Ouest. La crise politique en Ukraine est aussi centrée sur l’éventualité de son adhésion à l’Union européenne. Il est probable que le Maroc sera tenté d’emprunter la voie ouverte par la Turquie. D’où un processus d’élargissement permanent, déstabilisant le fonctionnement du système et lui faisant perdre sa rationalité originelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En second lieu, le niveau de la population est une donnée essentielle qui règle le fonctionnement des institutions européennes, Parlement et Conseil des ministres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le Parlement, le nombre des députés est plafonné à 750, et il est prévu qu’il soit réparti entre les Etats à la proportionnelle de leurs populations, avec un correctif en faveur des plus petits Etats, et un plafond de 96 membres par Etat. Lors de son accession, la Turquie représenterait un peu plus de 15% de la population de l’Union. Elle disposerait donc de 96 membres, à parité avec l’Allemagne. Pour faire de la place à ces nouveaux députés, le nombre des autres représentants et notamment ceux de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Italie, devrait être réduit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au Conseil des ministres, la Constitution prévoit le recours à la double majorité : pour qu’une décision soit adoptée, elle doit recueillir le soutien de 55% des Etats, représentant 65% de la population. Avec ses 15% la Turquie devient un élément central de la prise de décision. Qu’on se souvienne de l’opposition passionnée de l’Espagne et de la Pologne au vote à la double majorité, qui ne déplaçait que quelques points à leur désavantage. L’entrée de la Turquie entraînerait un déplacement de quinze points !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour éviter de se trouver dans la situation où le dernier Etat arrivé dans l’Union — et dépourvu de ce fait de l’expérience de son fonctionnement — en deviendrait le premier décideur, il serait nécessaire de réécrire la Constitution et d’instaurer un plafond pour la prise en compte des populations des Etats membres. Rappelons-nous le débat que cette question a déclenché à la Convention : on peut s’interroger sur les chances d’aboutir à une nouvelle rédaction acceptable par tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’on me comprenne bien. A l’égard de la Turquie, il ne doit s’agir ni de rejet ni de mépris. C’est tout le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien parce qu’elle est devenue une grande nation par sa taille, par sa démographie, qu’elle pose à l’Europe un problème de dimension. Elle pèse déjà, elle pèsera demain, d’un tel poids qu’elle déséquilibrerait l’édifice communautaire encore bien fragile et conçu pour d’autres fins. Les Constitutions ne sont pas des formulaires passe-partout où il suffit d’ajouter le nom du dernier adhérent. Toutes les Constitutions — l’américaine, la française, l’européenne — sont des montages minutieux, résultats de compromis imposés par les nécessités du moment. C’est un fait : &lt;font color=red&gt;la Constitution européenne soumise aujourd’hui à la ratification n’a pas été conçue pour accueillir une puissance de la taille de la Turquie&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus surprenant, quand on ouvre ce dossier, c’est de constater la manière dont la plupart des dirigeants européens se sont laissé acculer dans une impasse simpliste : dire oui à l’ouverture des négociations conduisant à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, ou lui claquer la porte au nez. D’où viennent la pauvreté, et la simplification extrême de ce choix ? D’autres savent mieux gérer ces problèmes : les Etats-Unis, le Canada et le Mexique ont entre eux autant, voire davantage, de similitudes que celles qui existent entre l’Europe et la Turquie. Personne n’a l’idée de les fusionner. Ils ont construit patiemment une zone de libre-échange. Ils pratiquent des coopérations bilatérales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est nécessaire pour l’Europe de réintroduire la créativité et l’imagination dans la définition de ses relations avec ses voisins : la Turquie, certes, mais aussi la Russie et le monde méditerranéen. Si la seule solution envisagée est l’entrée dans l’Union ou l’antagonisation de ses partenaires, l’Union européenne est condamnée à glisser vers une organisation régionale des Nations unies, structure de rencontre, de dialogue, et de quelques coopérations spécialisées. Mais, dans ce cas, il ne peut exister ni identité, ni volonté commune, ni rôle à jouer. Le monde évoluera sans l’Europe, ainsi marginalisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Les négociations à venir avec la Turquie ne devraient donc pas se focaliser sur l’adhésion, mais explorer la nature des liens que l’Union européenne devrait nouer avec ses grands voisins.&lt;/font&gt; Essayons d’être concrets : en matière économique, tout est possible, mais ne peut-être que graduel ; en matière politique, rien d’autre que des coopérations, qui doivent être organisées de manière à satisfaire les parties. L’Union européenne doit se montrer capable de faire sans tarder à la Turquie une proposition élaborée, honorable et précise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas un simple hasard qui a conduit la Convention européenne à proposer dans la Constitution l’insertion de l’article 57, qui prévoit la possibilité pour l’UE de négocier des accords de partenariat privilégiés avec ses voisins. Ce texte est le fruit d’une réflexion approfondie sur la manière dont l’Union européenne pourra répondre aux demandes légitimes de ses voisins, à l’Est, au Sud-Est et au Sud, sans défaire sa propre nature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’où la conclusion qui s’impose clairement : en décembre prochain, le Conseil européen devrait décider d’ouvrir des négociations visant à établir une zone commune de prospérité économique, et à mettre en place des structures permanentes de coopération politique, constitutives d’un partenariat privilégié entre la Turquie et l’Union européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est, me semble-t-il, l’attitude constructive et réaliste qui permettrait de progresser, en répondant aux attentes de la Turquie, sans mettre en péril la construction fragile de l’UE, qui n’a pas encore maîtrisé les conséquences institutionnelles et budgétaires du dernier élargissement. Et cette proposition devrait, bien entendu, être soutenue activement par la France détentrice, avec ses partenaires, de la sagesse fondatrice, en vue d’une décision qui, rappelons-le, ne pourra être prise qu’à l’unanimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous avons beaucoup entendu, ces temps-ci, poser la question «Et la Turquie ?»,  le moment n’est-il pas venu d’en ajouter une autre : «Et l’Europe ?»&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110145640125477872?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110145640125477872/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110145640125477872' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110145640125477872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110145640125477872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/giscard-destaing-turquie-pour-le.html' title='Giscard d’Estaing.— Turquie : pour le retour à la raison'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110088385786784523</id><published>2004-11-19T09:02:00.000-08:00</published><updated>2004-11-19T09:04:17.866-08:00</updated><title type='text'>Ivan Rioufol parla d’Oriana Fallaci</title><content type='html'>&lt;a target=_blank href="http://www.lefigaro.fr/"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 19/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les sacrilèges de Fallaci&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laisser dire Oriana Fallaci, bien qu’elle parle sans nuance et qu’elle blesse. Ce qu’elle écrit dans son dernier livre, &lt;i&gt;La force de la raison&lt;/i&gt; (Éditions du Rocher) qui sort aujourd’hui après avoir été vendu à 900.000 exemplaires en Italie, est de l’ordre du sacrilège: «L’Europe devient toujours davantage une province de l’Islam, une colonie de l’Islam. Et l’Italie, un avant poste de cette province, un point de repère dans cette colonie». Fallaci va faire hurler. Mais la France doit être capable d’entendre ces paroles excessives et brutales, comme ont su le faire les douze autres pays dans lesquels le livre est déjà sorti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journaliste italienne rappelle ce que le président algérien Boumedienne avait déclaré en 1974 devant l’assemblée de l’ONU: «Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère sud pour faire irruption dans l’hémisphère nord. Et certainement pas en amis. Car ils y feront irruption pour le conquérir. Et ils le conquerront en le peuplant de leurs fils. C’est le ventre de nos femmes qui nous offrira la victoire». Fallaci décrit le quartier d’Albaicin, à Grenade (Espagne) devenu «un État dans l’État, un fief islamique». Elle décrit Marseille qui «en substance, n’est plus une ville française. C’est une ville arabe, une ville maghrébine».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses accusateurs retiendront ses propos à l’emporte pièce sur «la France islamisée» ou ceux qui lui font écrire: «sur cette planète, personne ne défend son identité et ne refuse de s’intégrer autant que les musulmans. Personne. Parce que Mahomet l’interdit, l’intégration. Il la punit. Si vous ne le savez pas, jetez un regard sur le Coran». Ou encore: «(c’est) s’illusionner en croyant qu’il existe un bon Islam et un mauvais Islam, (c’est) ne pas comprendre qu’il n’existe qu’un seul Islam». Ses coutumières intransigeances, qui refusent de distinguer entre islam et islamisme, ne laissent place à aucune ouverture, aucune compassion, aucune confiance. Son livre est désespérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais demeure ce qu’il faut bien décrire avec des mots : cette importante présence musulmane en Europe, qui partout éprouve les mêmes difficultés à s’intégrer aux pays d’accueil, y compris et surtout dans la très tolérante Hollande qui a vu l’élection, lundi soir par des milliers de téléspectateurs de la télévision publique, de Pim Fortuyn (leader populiste critiquant l’Islam, assassiné en 2002 par un écologiste) comme «le plus grand Néerlandais de tous les temps», avant Erasme et Rembrandt. Et là se justifie, malgré ses outrances, la résistance de Fallaci: dans le refus des résignations et des aveuglements. Elle en appelle à «la réflexion, au bon sens, à la Raison». Elle n’en donne guère l’exemple. Mais c’est là qu’il faut l’écouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Question sur une interprétation historique&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore deux mots sur Fallaci. Pour constater qu’elle reprend dans son livre la thèse, déjà soutenue par la spécialiste de l’Islam, Bat Ye’or, d’un rapprochement entre l’Europe et le monde arabo-musulman, imposé par ce dernier après le choc pétrolier de 1973. Selon cette interprétation tranchée, l’Europe se serait liée dès les années 70 aux pays arabes afin d’acheter sa propre sécurité pétrolière, en soutenant leur politique vis-à-vis d’Israël et en s’ouvrant à une main d’œuvre musulmane. Cette immigration aurait été accompagnée, selon les documents avancés par Bat Ye’or, d’accords culturels reconnaissant notamment «la contribution historique de la culture arabe au développement européen et soulignant l’apport que les pays européens peuvent encore attendre de la culture arabe, notamment dans le domaine des valeurs humaines». Il serait utile que cette explication historique, à priori sommaire, puisse être contredite.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110088385786784523?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110088385786784523/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110088385786784523' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110088385786784523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110088385786784523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/ivan-rioufol-parla-doriana-fallaci.html' title='Ivan Rioufol parla d’Oriana Fallaci'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110081709273037969</id><published>2004-11-18T14:30:00.000-08:00</published><updated>2004-11-18T14:31:32.730-08:00</updated><title type='text'>... i rebel !</title><content type='html'>Francisco Peregil: &lt;b&gt;Lesbiana, musulmana y rebelde&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.elpais.es/"&gt;El Pais&lt;/a&gt;, 14/11/2004.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Una periodista islámica de Canadá cuestiona en un libro las verdades reveladas en el Corán y emprende una campaña contra el “victimismo y el despotismo” de su religión&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Desde los 9 a los 14 años la periodista canadiense Irshad Manji acudía con su chador en la cabeza a la madraza de Richmond, una ciudad canadiense de 168.000 habitantes en la frontera con EE UU. Irshad pertenece a una familia musulmana que emigró de Uganda a Canadá cuando ella tenía cuatro años. La escuela islámica adonde iba estaba situada en el piso superior de una mezquita recién construida. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manji empezó muy pronto a hacer preguntas al mulá, un musulmán que prestaba voluntariamente sus servicios cada fin de semana para dar a los hijos de los inmigrantes una educación religiosa. ¿Por qué las chicas tenían que practicar los ritos fundamentales, como rezar cinco veces al día, desde edad más temprana que los chicos? El mulá le dijo que las chicas maduran antes. Alcanzan la “edad obligatoria” del culto a los 9 años, mientras los hombres lo hacen a los 13. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;— Entonces, ¿por qué no se nos permite a las chicas dirigir la oración?— preguntó ella. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Alá no lo permite. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Por qué? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Lee el Corán. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pero el Corán se debería leer en árabe para alcanzar su mensaje profundo. Así que siguió planteando preguntas: “Por qué el estigma debe marcar a aquellos de nosotros que no hemos sido destetados en árabe cuando el hecho es que sólo el 13% de todos los musulmanes del mundo es árabe?”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A los 14 años, el mulá la expulsó de la madraza. Pero nunca abandonó la fe en el islam. Ni siquiera cuando fue descubriendo su orientación homosexual. Las preguntas que de niña planteaba en la escuela islámica las aireaba después en un programa de televisión por Internet: “¿Cómo puede el Corán denunciar la homosexualidad y declarar al mismo tiempo que Alá convierte en excelente todo lo que crea?”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irshad Manji, que ahora tiene 33 años, emitió programas polémicos sobre la homosexualidad. Recibió muchas quejas por parte de musulmanes. Y la más habitual venía a decir que aquellos “cerdos homosexuales” a los que Manji invitó debían ser judíos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cada vez más, Manji se iba convenciendo de que el islam estaba en manos de una corriente mayoritaria que creía en la absoluta literalidad del Corán. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Incluso a los musulmanes occidentales se les educa en la creencia de que, como el Corán vino después de la Biblia de los cristianos y el Torá de los judíos, es el manifiesto definitivo y por tanto perfecto de los deseos de Dios”, indica Manji. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Y ésa es una creencia que incluso los musulmanes moderados que viven en Occidente aceptan”, añade Manji. “Este complejo de supremacía es peligroso porque cuando se producen abusos en nombre del islam muchos musulmanes no saben cómo debatir lo que dicen los fundamentalistas, porque no se nos ha enseñado a hacer preguntas sobre el libro sagrado”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un día, la periodista preguntó a varios amigos creyentes: “¿Dónde estaban los musulmanes de Toronto, Vancuver o Montreal cuando los talibanes destruyeron las estatuas de Buda del valle de Bamiyan, en Afganistán?” “¿Por qué la ausencia de protestas musulmanas masivas en nuestras calles?”. La única respuesta que recibió provino de otra musulmana feminista que le preguntó a Irshad: “¿Sabes lo que les está ocurriendo a los musulmanes en Palestina?” &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Aquello era una clara evasiva”, recuerda Manji. La periodista pensó entonces que la “política infumable” de Oriente Próximo no podía justificar el silencio de los musulmanes de Occidente ante las lapidaciones de mujeres ni los totalitarismo islámicos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y escribió el libro &lt;i&gt;Mis dilemas con el Islam&lt;/i&gt; (editorial Maeva). Desde el año pasado, ha sido publicado en 25 países. Gran parte de los siete millones de musulmanes que viven en Estados Unidos pudieron leer cómo &lt;i&gt;The New York Times&lt;/i&gt; calificaba a Manji como “la pesadilla de Bin Laden”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“El libro es una carta que dirijo a mis hermanos musulmanes”, sostiene. “Y en ella les explico lo que es la ¨ytihad. No la yihad [guerra santa], sino la ¨ytihad. Es la tradición islámica de razonamiento independiente que permite a todos los musulmanes, heterosexuales o gays, viejos o jóvenes, poner al día sus prácticas religiosas a la luz de las circunstancias contemporáneas”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Irshad Manji ha colgado de la red una traducción al árabe de su libro gratuita. Y asegura que cada día recibe cientos de mensajes de apoyo por Internet. ¿No teme una fatwa, una condena como la que se dictó contra el novelista Salman Rushdie? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“A lo mejor debiera tener miedo. Pero no lo tengo. Si uno vive con miedo en Occidente estaría dando la espalda a la libertad que se me ha dado”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cuando algún medio musulmán entrevista a Manji ella se dirige al público: “Sé que algunos querríais verme muerta. Pero, antes de matarme, haceos esta pregunta: ¿No creéis que lo que vais a hacer es dar más fuerza a lo que yo digo? ¿A quién vais a ayudar? ¿A mi causa o a la vuestra?”.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110081709273037969?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110081709273037969/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110081709273037969' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110081709273037969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110081709273037969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/i-rebel.html' title='... i rebel !'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110079302881069004</id><published>2004-11-18T07:48:00.000-08:00</published><updated>2004-11-18T07:50:28.810-08:00</updated><title type='text'>Lliçó magistral de Havel</title><content type='html'>Vaclav Havel (*): &lt;b&gt;Ce que le communisme peut encore nous apprendre&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.lefigaro.fr/"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 16/11/2004. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le XVe anniversaire de la «révolution de velours» du 17 novembre 1989, qui a mis fin à 41 années de dictature communiste en Tchécoslovaquie, est l’occasion de réfléchir sur la morale et le libre arbitre. Nous vivons aujourd’hui dans une société démocratique, mais nombreux sont ceux, en République tchèque et ailleurs, qui ne pensent toujours pas être maîtres de leur destin. Ils ont perdu l’espoir d’influencer véritablement la politique, et encore plus l’évolution de notre civilisation. A l’époque communiste, la plupart des gens pensaient que les efforts individuels pour provoquer des changements ne rimaient à rien. Les dirigeants affirmaient que le système était le fruit des «lois de l’histoire», objectives et incontestables, et quiconque refusait cette logique était puni, par précaution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, les mentalités qui sous-tendaient les dictatures communistes n’ont pas complètement disparu. Certains politiciens et autres experts soutiennent que le communisme s’est simplement effondré sous son propre poids, là encore suivant les «lois de l’histoire». Une fois de plus, &lt;font color=red&gt;on minimise l’importance de la responsabilité et des actions individuelles&lt;/font&gt;. Le communisme, nous dit-on, n’était qu’une impasse du rationalisme occidental, et il suffisait donc d’attendre passivement son échec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces mêmes personnes sont souvent convaincues de l’existence d’autres phénomènes inévitables, comme les lois ou autre «main invisible» du marché qui dirigent nos vies. Un tel état d’esprit ne laisse guère de place à l’action morale individuelle, et les critiques sociaux sont souvent tournés en dérision et taxés de moralisme naïf ou d’élitisme. Cela explique peut-être l’apathie politique que l’on constate de nouveau, quinze ans après la chute du communisme. La démocratie est de plus en plus considérée comme un simple rituel. Il semblerait que les sociétés occidentales en général traversent une crise des valeurs démocratiques et de la citoyenneté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne s’agit peut-être que d’une transformation liée aux nouvelles technologies, sans rien d’inquiétant. Mais le problème pourrait être plus profond : les multinationales, les grands groupes médiatiques et les pouvoirs bureaucratiques transforment les partis politiques en organisations dont la fonction principale n’est plus le service public, mais la protection d’intérêts particuliers et clientélistes. La politique est livrée aux groupes de pression ; les médias banalisent des problèmes graves ; la démocratie ressemble souvent davantage à un jeu virtuel pour consommateurs qu’à une affaire sérieuse pour citoyens consciencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand nous rêvions d’un avenir démocratique, nous — les dissidents — avions sans aucun doute des illusions, des vues utopiques. Nous nous en rendons bien compte aujourd’hui. Toutefois, nous n’avions pas tort de soutenir que le communisme n’était pas simplement une impasse du rationalisme occidental. Ce régime avait développé la bureaucratisation, la manipulation anonyme et le conformisme de masse «à la perfection». Or, certaines de ces menaces nous concernent encore aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions déjà la certitude à l’époque qu’&lt;font color=red&gt;un système dépourvu de valeurs, et réduit à une compétition entre partis politiques munis de solutions «garanties» pour tous, ne serait pas conforme à l’esprit démocratique. C’est pourquoi nous insistions tant sur la dimension morale de la politique et sur le dynamisme de la société civile, pour faire équilibre aux partis politiques et aux institutions.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rêvions aussi d’un ordre international plus juste. La fin du monde bipolaire représentait une occasion formidable de rendre le monde plus humain. Au lieu de cela, nous assistons à une mondialisation qui échappe à tout contrôle politique et fait des ravages économiques et écologiques dans de nombreuses régions du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chute du communisme donnait la possibilité de créer des institutions politiques mondiales plus efficaces, fondées sur des principes démocratiques. Des institutions capables d’enrayer ce qui se manifeste actuellement comme une tendance du monde industriel à l’autodestruction. &lt;font color=red&gt;Si nous ne voulons pas être dépassés par des forces anonymes, nous devons faire en sorte d’appliquer les principes de liberté, d’égalité et de solidarité — fondements de la stabilité et de la prospérité des démocraties occidentales partout dans le monde.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est surtout indispensable, aujourd’hui comme à l’époque communiste, de continuer à faire confiance à la réflexion et à l’action civique. Ne succombons pas à la manipulation : ne croyons pas que toute tentative de faire changer l’ordre «établi» et les lois «objectives» est vaine. Essayons de construire une société civile mondiale pour que la politique, loin de se réduire à une technologie du pouvoir, ait une dimension morale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, les hommes politiques des pays démocratiques doivent envisager sérieusement la réforme des institutions internationales, car nous avons désespérément besoin d’organes de véritable gouvernance mondiale. &lt;font color=red&gt;Nous pourrions commencer par les Nations unies, relique du lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qui ne reflètent pas l’influence de certaines puissances régionales nouvelles et accordent le même statut aux pays dont les représentants sont élus démocratiquement et à ceux dont les dirigeants ne défendent que leurs propres intérêts.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant qu’Européens, il nous incombe de jouer un rôle particulier. La civilisation industrielle, étendue aujourd’hui au monde entier, est née en Europe. On peut expliquer tous ses miracles et toutes ses terrifiantes contradictions comme les conséquences d’un système de valeurs d’origine européenne. L’unification de l’Europe devrait donc servir d’exemple au reste du monde pour faire face aux dangers et aux horreurs qui nous submergent aujourd’hui. L’Europe, en tenant ce rôle — étroitement lié au succès de son intégration —, assumerait pleinement ses responsabilités mondiales, au lieu d’accuser les Etats-Unis de tous les maux du monde contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Ancien président de la République tchèque. Copyright : Project Syndicate, novembre 2004. Traduit de l’anglais par Emmanuelle Fabre.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110079302881069004?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110079302881069004/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110079302881069004' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110079302881069004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110079302881069004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/lli-magistral-de-havel.html' title='Lliçó magistral de Havel'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110062199593261836</id><published>2004-11-16T08:17:00.000-08:00</published><updated>2004-11-16T08:19:55.933-08:00</updated><title type='text'>Encel.— USA vs Israel</title><content type='html'>Frédéric Encel &amp; François Thual (*): &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Etats-Unis-Israël : une amitié à démythifier&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href=&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 13/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réélection de George Bush et, presque concomitamment, le décès de Yasser Arafat ont une fois encore donné lieu à maints commentaires sur l’indéfectible «axe israélo-américain». Dans la gauche radicale et/ou altermondialiste, on présente volontiers Israël et le sionisme comme une sorte de tête de pont ou de marionnette de l’impérialisme américain au Moyen-Orient. A l’extrême droite, les vieux fantasmes antisémites font des Etats-Unis un pays dirigé de l’intérieur par les Juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fameuse théorie du fer à cheval de Jean-Pierre Faye (selon laquelle les extrêmes se rejoignent) se vérifie ici plus qu’ailleurs, et les deux délires se confondent et se rejoignent souvent, dépassant hélas ces cercles extrémistes. Or, &lt;font color=red&gt;contrairement à la légende entretenue délibérément et/ou l’idée reçue de bonne foi, Israël et les Etats-Unis ne furent pas toujours alliés et, à plusieurs reprises, entretinrent même des relations tendues&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord les années 20-30 voient une attitude distante des Etats-Unis vis-à-vis du mouvement sioniste, dans la mesure où le pétrole du Moyen-Orient arabo-persan devient un enjeu considérable et où la rivalité entre des compagnies anglaises et américaines fait rage. En outre, les excellents rapports entre Franklin D. Roosevelt et le roi d’Arabie Ibn Saoud renforceront le maintien de cette distance avec le mouvement national juif. Certes, en 1945, au regard de l’ampleur cataclysmique de la Shoah, et du fait de sa volonté de démanteler les empires coloniaux européens, le président Harry Truman impose une ligne favorable au sionisme, mais, deux ans plus tard, c’est contre l’avis du département d’Etat soucieux des réactions arabes qu’il pèse de tout son poids pour que Londres se dessaisisse du brûlant dossier de la Palestine mandataire au profit de l’ONU, et qu’un Etat juif soit créé. Toutefois, lors de la percée israélienne dans le Sinaï en pleine première guerre israélo-arabe, le président Truman somme Ben Gourion, premier ministre israélien, de stopper l’offensive de Tsahal, de crainte que Londres n’intervienne militairement dans le cadre d’un accord de défense qui la lie au Caire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le plan diplomatique, Jérusalem et Washington divergeront longtemps quant au problème des réfugiés palestiniens de 1948 ou encore sur le statut de la Ville sainte. Par la suite, c’est la France, et non les Etats-Unis, qui fera figure d’allié privilégié, comme en témoigne l’affaire de Suez d’octobre-novembre 1956 ; l’Administration de Dwigh Eisenhower va alors jusqu’à menacer ouvertement le gouvernement Ben Gourion de lourdes rétorsions politiques et économiques si Israël, allié à la France et à la Grande-Bretagne, ne se retire pas du Sinaï. La même Administration avait auparavant refusé d’inclure Israël dans le pacte de Bagdad signé le 30 mars 1955, du fait de l’antagonisme irréductible de l’Irak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut attendre l’écrasante victoire israélienne des Six-Jours, en juin 1967, pour que se rapprochent durablement les deux Etats : la progression soviétique au Moyen-Orient, le constat de la capacité militaire israélienne, la montée en puissance d’un lobby pro-israélien suite à la crainte de voir disparaître Israël vingt-cinq ans après la Shoah, etc. ; pour les Etats-Unis, l’ami devient un allié à défendre. En dépit des efforts arabo-soviétiques à l’ONU pour contraindre Israël à se retirer sans condition des territoires conquis, Washington parvient à faire voter, le 22 novembre 1967, une résolution liant un retrait israélien à la reconnaissance de l’Etat hébreu par ses voisins arabes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les relations entre Jérusalem et Washington se détériorent pourtant quelque peu avec le refus israélien du plan William Rogers de 1969, et ce n’est qu’en 1972 que les premiers avions de chasse américains sont livrés à Israël. L’année suivante, lors de la guerre du Kippour, Nixon ordonne bien un pont aérien de matériels militaires en faveur d’Israël afin d’équilibrer celui effectué par l’Union soviétique au profit des coalisés syro-égyptiens, mais le secrétaire d’Etat Henry Kissinger mène alors une politique visant à inciter fortement les belligérants israélien et égyptien à négocier dans le cadre d’une politique dite «des petits pas», avec force pressions sur Jérusalem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;A la suite des accords israélo-égyptiens de Camp David de 1978, Israël obtient de facto le statut d’allié privilégié, lequel lui permet de puiser annuellement dans les stocks américains pour 3 milliards de dollars/an, soit proportionnellement... moins que l’Egypte !&lt;/font&gt; Par ailleurs, des différends sérieux persistent entre les deux alliés, notamment sur la question des implantations ou sur la livraison par les Etats-Unis d’une flotte aérienne de combat à l’Arabie saoudite (mars 1978). Contrairement à son prédécesseur Jimmy Carter, le président Ronald Reagan, au pouvoir de 1981 à 1989, entretient une profonde sympathie pour Israël, entre autres de nature théologique, et en juin 1982 c’est avec l’assentiment de son administration que le gouvernement Begin lance une opération militaire d’envergure au Liban contre l’OLP. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est également sous la présidence Reagan, en pleine «petite» guerre froide avec l’URSS, que se mettent en place accord de partenariat stratégique, accord de libre échange économique, coopération militaire active et collaboration scientifique dans le programme dit de «guerre des étoiles». Mais le déclenchement de la première Intifada en décembre 1987 et surtout la reconnaissance de l’OLP par Washington (décembre 1989) jettent un froid sur les relations israélo-américaines ; de fait, George Bush père et son secrétaire d’Etat James Baker, liés aux lobbies pétroliers et goûtant peu la politique nationaliste des équipes Shamir qui se succèdent en Israël, exercent de fortes pressions sur Jérusalem : une garantie bancaire de 10 milliards de dollars destinée à l’intégration de centaines de milliers de Juifs d’URSS est ainsi conditionnée à leur installation hors des implantations. En janvier-février 1991, Israël subissant pourtant une attaque irakienne de Scud (guerre du Golfe), le président Bush père parvient à convaincre Yitzhak Shamir de ne pas riposter et ainsi de sauver la coalition internationale anti-Saddam. Le chef du gouvernement israélien s’exécute et, néanmoins, se voit contraint par Washington de participer à la conférence de Madrid en octobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le renforcement des relations bilatérales n’intervient qu’en 1992, avec l’élection du travailliste Yitzhak Rabin (américanophile convaincu et ancien ambassadeur à Washington) en juin, et celle de Bill Clinton en novembre. Tout au long du processus d’Olso qui s’enclenche en 1993, l’Administration américaine agit selon une double logique complémentaire : d’une part, soutenir les pourparlers entre Israël et les Palestiniens et aider à la conclusion d’un accord de paix final ; d’autre part, renforcer le partenariat stratégique avec l’Etat hébreu. Enfin, sous l’Administration Bush fils, les gouvernements Sharon reçoivent un soutien sans précédent, en dépit de certaines divergences mineures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la chute de l’Union soviétique et le relatif effacement de la Russie héritière au Moyen-Orient, nombre d’observateurs avaient prédit une dévalorisation stratégique de la place d’Israël aux yeux du Pentagone et de la Maison-Blanche. Or la grande stabilité de son régime, le caractère démocratique de ses institutions et l’exceptionnelle puissance de frappe de Tsahal au coeur du Moyen-Orient sont autant d’éléments demeurant admis à Washington comme des avantages constants dans un environnement incertain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ces réalités ne doivent pas occulter un phénomène d’ordre affectif et théologique : la représentation extrêmement positive du sionisme et d’Israël entretenue par les milieux conservateurs liés à l’évangélisme. Surreprésentés chez les élites politiques, industrielles et financières, ils font une lecture événementielle du retour du peuple juif en Terre promise comme la réalisation des prophéties bibliques ; ce retour des Juifs en Eretz Israel et l’avènement d’un Etat hébreu puissant seraient annonciateurs de la Parousie. Il convient d’insister sur le fait que cette représentation intègre le champ de vision politique de Washington au Moyen-Orient, pas officiellement bien entendu mais à un niveau élevé. Or même chez les plus fervents sénateurs, secrétaires d’Etat, conseillers auprès de la présidence ou présidents, la sympathie pour Israël, fût-elle rationnelle ou affective, n’a jamais pris le pas sur une constante : les intérêts géopolitiques bien compris des Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, avec le recul du temps, il faut ajouter que le soutien américain à Israël depuis 1948, et surtout 1967, fut de type défensif plus qu’offensif, d’autant plus que Washington avait établi comme objectif de ne pas risquer une confrontation majeure avec le bloc soviétique au Proche-Orient. Enfin, notons que Washington ne sacrifia en aucun cas un partenariat et a fortiori une alliance avec un Etat arabe sous la pression d’Israël ou de ses soutiens aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réelle, bien que complexe, la relation privilégiée entre les Etats démocratiques d’Israël et des Etats-Unis d’Amérique mérite une observation pointue, raisonnée, voire critique, et non les fantasmes et diatribes de certains polémistes laïcs ou religieux, à droite comme à gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Géopolitologues, auteurs de &lt;i&gt;Géopolitique d’Israël. Dictionnaire pour sortir des fantasmes&lt;/i&gt; (Seuil, 2004).&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110062199593261836?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110062199593261836/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110062199593261836' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110062199593261836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110062199593261836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/encel-usa-vs-israel.html' title='Encel.— USA vs Israel'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-110053495006587825</id><published>2004-11-15T08:03:00.000-08:00</published><updated>2004-11-15T08:09:49.700-08:00</updated><title type='text'>Sostres s’imposa</title><content type='html'>&lt;font face="Courier"&gt;&lt;b&gt;Que es mori&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href=http://www.avui.com/&gt;Avui&lt;/a&gt;, 08/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;És legítim o miserable alegrar-se de la mort d’algú? D’una banda encara aprecio trobar, més enllà de qualsevol ideologia, un punt de pietat que ens diferencia de les bèsties. I de l’altra, hi ha la qüestió de saber qui es mereix aquesta pietat. Va ser legítim o de mal gust que corrés el xampany quan va morir Franco? Qui es mereixia la pietat, llavors? El cadàver calent del dictador o els perseguits? Hi ha gent que no deixa alternativa. Plantegen les coses de tal manera que només la mort pot apartar-los d’un poder que no han aconseguit sinó que han usurpat, i que exerceixen amb despotisme i tirania. És el problema dels dictadors: que quan vols que marxin només els pots desitjar la mort. Si vols que marxi un president democràticament escollit, t’esperes a les properes eleccions i mires de convèncer la ciutadania que ha de canviar el sentit del seu vot. Però què fem amb els dictadors? Ells mateixos posen les normes del joc, i per això els detestem, perquè ens obliguen a operar amb els codis de la seva misèria i sí, a desitjar-los la mort. Un dels pocs consells que Clinton va donar-li a Bush després de les controvertides eleccions del 2000 fou que no es refiés d’Arafat, perquè era un terrorista i un corrupte que basava el seu poder en la destrucció de qualsevol intent de pactar i en l’espoli del seu poble. Bush li va fer cas i ha estat un dels grans encerts de la seva política internacional. La pietat que m’agrada trobar més enllà de qualsevol ideologia m’estimo més reservar-la per a les víctimes: per als palestins sotmesos i per als israelians amenaçats; i confesso que no me’n queda gaire per al botxí Arafat. M’aventuro a pronosticar una altra crueltat: l’enèsima decepció que tindrà la progressia occidental, devota d’Arafat, quan es demostri que un cop mort, fou molt més ràpid i molt més fàcil fer la pau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dues victòries i una concessió&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href=http://www.e-noticies.com/&gt;e-noticies.com&lt;/a&gt;, 15/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He decidit tornar a obrir la secció dels comentaris per celebrar la mort de l’Arafat i la victòria de Bush, i que al món hi ha avui un criminal menys i un governant que té clars quins són els valors d’Occident i que vol defensar-los. L’estupidesa amb què l’esquerra segueix sense entendre com funciona el món és aquests dies més graciosa que mai: les dificultats que va tenir la progressia per acceptar la victòria de Bush són les mateixes que té ara per entendre que la mort d’Arafat és una esplèndida notícia: els criminals, els tirans, els saquejadors del seu propi poble són gent que està molt millor morta. Cadascun dels euros que els antisemites ecopacifistes catalans i espanyols van enviar en algun moment cap a Palestina, aquests dies ja ha quedat clar on van anar a parar: als comptes corrents que Arafat tenia a l’estranger perquè la seva senyora pogués dur una vida de luxe a París mentre els palestins es morien de gana i de pràcticament tot. Aquest era el líder, senyores i senyors. El líder que potser ha mort de tenir la SIDA, per cert, cosa que naturalment no em sembla com per fer-ne broma. El que sí que em sembla una broma és que precisament l’esquerra i els diaris i els intel·lectuals d’esquerra hagin volgut dissimular aquesta possibilitat perquè encara que no ho diguin troben que és una mort poc decorosa. L’esquerra intentant tapar que pot ser que algú hagi mort de la SIDA: extraordinari. Ni Fraga en els seus temps de tirants més rígids. Per acabar queden les imatges del dia del funeral. Veient-les per la televisió no me’n va quedar cap dubte. No som cultures diferents, la nostra és superior i la seva és inferior. Prou comèdia: aquesta superioritat és justament el motiu pel qual si hi ha xoc de civilitzacions vull que la guerra la guanyem els millors: en defensa dels interessos de la Humanitat. &lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-110053495006587825?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/110053495006587825/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=110053495006587825' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110053495006587825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/110053495006587825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/sostres-simposa.html' title='Sostres s’imposa'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109998657012151224</id><published>2004-11-08T23:48:00.000-08:00</published><updated>2004-11-08T23:49:30.120-08:00</updated><title type='text'>Theo van Gogh, assassinat</title><content type='html'>&lt;a target=_blank href="http://www.catalunyainformacio.com/noticia/not163668135.htm"&gt;Maten a trets el director de la pellícula sobre l’assassinat de Pim Fortuyn&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://www.mostra.org/21/fotos/d069.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amsterdam, 02/11/2004.— El polèmic realitzador i escriptor holandès Theo van Gogh ha estat assassinat aquest matí a Amsterdam. El cineasta acabava d’enllestir la pelllícula &lt;i&gt;0605&lt;/i&gt;, que explica la història de l’assassinat, el maig del 2002, del líder populista holandès Pim Fortuyn. Van Gogh, de 47 anys, ha rebut diversos trets per part d’un desconegut, que posteriorment ha mantingut un tiroteig amb agents de policia. Finalment, els agents l’han pogut detenir. L’agressor de Van Gogh i un policia han resultat ferits en l’intercanvi de trets.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Theo van Gogh, de 47 anys, era autor d’una vintena de pellícules, algunes molt polèmiques, com la seva última cinta, en què parlava de la violència contra les dones a les societats de l’Islam. El realitzador havia rebut diverses amenaces de mort després de l’estrena d’aquesta pellícula. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cinta, que porta per títol &lt;i&gt;Submission&lt;/i&gt;, comptava amb la participació d’un polític holandès d’origen somalí, Ayaan Hirsi Ali, que es troba sota protecció policial després que ha rebut diverses amenaces de mort. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort de Theo van Gogh es produeix a poc més d’un mes de l’estrena, a través d’internet, de la pellícula &lt;i&gt;0605&lt;/i&gt;, sobre l’assassinat del polític populista Pim Fortuyn, el maig del 2002. Fortuyn el van assassinar pocs dies abans de les eleccions holandeses en les quals era candidat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.occidentalis.com/article.php?sid=1551&amp;thold=0"&gt;Assassinat du réalisateur et écrivain néerlandais controversé Theo van Gogh&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amsterdam (AFP).— Le réalisateur, chroniqueur et écrivain néerlandais Theo van Gogh, auteur de plusieurs films controversés, dont son dernier sur l’islam, a été assassiné mardi à Amsterdam, et l’auteur présumé du crime a été arrêté, selon la police.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende a demandé mardi que l’on ne tire aucune conclusion hâtive après l’assassinat plus tôt à Amsterdam du cinéaste et polémiste Theo van Gogh. “J’en appelle à chacun pour que l’on ne tire aucune conclusion hâtive”, a déclaré le M. Balkenende dans un communiqué, saluant “un champion de la liberté de parole”. “Il serait inacceptable que la liberté d’expression soit à l’origine de ce meurtre brutal”, a-t-il ajouté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon les forces de l’ordre, Theo van Gogh a été d’abord poignardé, puis abattu de plusieurs balles, dans l’est d’Amsterdam. Une autre personne a été blessée lors des coups de feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Theo van Gogh, 47 ans, venait de terminer un film sur l’assassinat en 2002 du leader populiste néerlandais Pim Fortuyn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 2004, il avait également réalisé &lt;i&gt;Submission&lt;/i&gt;, un film sur le Coran et la soumission de la femme, basé sur le scénario d’une parlementaire libérale d’origine somalienne, Ayaan Hirsi Ali, qui a fait de la lutte contre les dérives de l’islamisme envers les femmes son cheval de bataille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Theo van Gogh était réputé pour ses prises de position souvent tranchées qu’il publiait sous formes de colonnes libres dans la presse ou sur son site internet. Il était régulièrement l’invité d’émissions télévisées où il faisait fureur avec ses opinions controversées. Il n’était pas rare qu’il quitte le plateau en claquant la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après &lt;i&gt;Submission&lt;/i&gt;, le réalisateur avait recu des menaces et avait été placé sous protection policiaire. Il ne se souciait cependant pas de cette protection qu’il ne souhaitait pas, et ne s’était pas privé de semer ses gardes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était l’auteur d’une vingtaine de films et de trois livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Note d’Occidentalis: &lt;b&gt;«Islam: religion de tolérance ! Les néerlandais victimes de l’islamisation de leur pays ont désormais le choix entre la dhimmitude ou ... LA MORT ! Rendons hommage à cet homme qui osa critiquer l’islam. Si l’islamovigilance grandit dans ce Royaume de tolérance et de liberté, c’est peut être que le problème ne vient pas des “européens racistes”, mais bien ce cette religion barbare qui a notamment pour projet “De l’Islam en Europe à l’Europe musulmane”.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les Pays-Bas choqués par l’assassinat du cinéaste Van Gogh&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;, 02/11/2004.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Amsterdam.— L’assassinat, mardi matin à Amsterdam, du cinéaste controversé Theo Van Gogh, arrière petit-neveu du peintre Vincent Van Gogh, a choqué les Néerlandais qui y voient une attaque contre la liberté d’expression. Le réalisateur néerlandais a été abattu alors qu’il circulait à vélo dans le centre d’Amsterdam. Un suspect a été arrêté sur les lieux du crime à la suite d’un échange de tirs durant lequel ce dernier et un policier ont été blessés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De sources policières, on précise qu’il est âgé de 26 ans et qu’il possède la double nationalité néerlandaise et marocaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute que l’assassinat du réalisateur et éditorialiste était prémédité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Theo Van Gogh, qui était âgé de 47 ans, était notamment l’auteur d’un film sur une musulmane mariée de force, violentée par son mari et violée par son oncle, dont la diffusion il y a quelques mois à la télévision néerlandaise lui avait valu des menaces de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Van Gogh avait réalisé &lt;i&gt;Soumission&lt;/i&gt; avec Ayaan Hirsi Ali, une réfugiée somalienne naturalisée néerlandaise, qui avait fui son pays à la suite d’un mariage arrangé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Champion de la liberté d’expression pour les uns, provocateur pour les autres, il travaillait également à un documentaire sur l’assassinat en mai 2002 du dirigeant populiste néerlandais xénophobe Pim Fortuyn.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Près d’un million de musulmans vivent aux Pays-Bas, où ils représentent 5,5% de la population.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La représentation locale de la Ligue arabe, qui avait jugé le film insultant pour l’islam, s’est déclarée “absolument choquée” par l’assassinat de Van Gogh. “C’est horrible (...) les tirs et menaces de mort ne sont pas une manière d’amener les gens à penser différemment”, a déclaré Nabil Maruch, chef de la mission diplomatique panarabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Van Gogh participait au débat public avec des opinions franches. Il était un champion de la liberté d’expression. Les Pays-Bas sont un pays où les gens peuvent dire ce qu’ils pensent. Nous devons tous soutenir cela”, a estimé pour sa part le Premier ministre, Jan Peter Balkenende.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son assassinat intervient dans un contexte de radicalisation du débat politique aux Pays-Bas sur des questions comme l’immigration, l’intégration ou l’islam. Le député Geert Wilders, opposant à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, a ainsi reçu des menaces de mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Isabel Ferrer: &lt;b&gt;Una pesadilla imprevista&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;El País&lt;/i&gt;, 08/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Holanda se pregunta cómo un joven islamista aparentemente bien integrado pudo atentar contra el cineasta Van Gogh&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los Países Bajos perdieron hace dos años la inocencia con la muerte de Pim Fortuyn, el líder populista holandés tratado de ultraconservador por sus críticas contra el islam. Con el asesinato del cineasta Theo van Gogh la sociedad holandesa parece haber despertado a una realidad de pesadilla que amenaza con socavar los cimientos mismos del Estado de derecho. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El agresor de Fortuyn era holandés autóctono y resultó fácil tildarle de fanático solitario. La identidad de Mohamed B., el joven que el pasado martes le cortó el cuello a Van Gogh, es más inquietante. Nacido en Amsterdam y de origen marroquí, su trayectoria no difería de la de tantos jóvenes patrios. ¿Cómo pudo, entonces, fanatizarse hasta considerar a su víctima un blasfemo que merecía morir de forma ritual? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La respuesta a dicha pregunta está siendo buscada en todos los foros públicos, pero una cosa está ya clara. El Gobierno considera el crimen un atentado terrorista y el inicio de la yihad (guerra santa) en el país. Una contienda a la que la coalición de centro-derecha en el poder piensa responder con la desarticulación de los grupos radicales musulmanes que operen dentro de sus fronteras y la deportación de los agresores de doble nacionalidad. «Estamos ante gente que considera legítimo matar a otros por sus creencias religiosas. Es extremismo práctico, no sólo teórico, algo desconocido en la historia moderna de Holanda», dijo Gerrit Zalm, ministro de Finanzas, al anunciar que el Gobierno se sentía compelido a «declarar a su vez la guerra a los radicales islámicos que le amenazan». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En el análisis de las circunstancias que propiciaron la muerte violenta de Van Gogh la primera sorpresa la plantea la personalidad del agresor. Mohamed B. tiene 26 años y nació en un barrio inmigrante de Amsterdam con fuerte presencia marroquí. Tiene tres hermanas y dos hermanos y perdió a su madre por culpa del cáncer. Según sus vecinos, era un chico aplicado que consiguió un diploma de secundaria a los 17 años y colaboró en proyectos sociales del barrio. En su casa se habla bien holandés y la influencia de la sociedad en la que se ha criado le ha marcado claramente. Los expertos que analizaron el testamento que dejó apuntan un estilo similar a las rimas navideñas para conmemorar la llegada de san Nicolás. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El mensaje es bien distinto, claro, con versos como: «Ésta es mi última palabra / perforada por las balas / bautizada en sangre / como yo he deseado.» O bien: «Alá te dará el paraíso / en lugar de los escombros terrenales.» Y la despedida: «Queridos hermanos y hermanas / se acerca mi final / que no será el fin de esta historia.» Un adiós insólito para un chico que el Ministerio de Inmigración consideraría integrado por sus estudios y manejo de la lengua y por su conocimiento de los valores de la sociedad occidental. Alguien, en suma, que no encajaba en la listas de la inmigración tradicional con 460.000 personas que no hablan holandés y llevan décadas residiendo en los Países Bajos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Según la policía, Mohamed B. había planeado morir como un mártir en la refriega que siguió al asesinato. Para las autoridades, tanto el testamento como la carta con amenazas de muerte contra la diputada liberal de origen somalí Ayaan Hirsi Ali —coautora con el fallecido del corto &lt;i&gt;Submission&lt;/i&gt;, crítico con la posición de la mujer en el islam— y contra el Gobierno en general, demuestra que no actuó en solitario. Los informes sobre su paso por la mezquita El Tawheed de Amsterdam, considerada radical porque vendía libros promoviendo la yihad, la mutilación genital femenina o la muerte de los homosexuales, corroborarían las sospechas oficiales del adoctrinamiento del presunto asesino. Portavoces de El Tawheed han negado que el joven siguiera sus clases o acudiera a orar allí. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los ministerios de Interior y Justicia cifran en cerca de 200 las personas que podrían tener contactos en Holanda con grupos de terroristas islámicos. Temen asimismo que Mohamed B. sea el resultado sangriento de las redes originarias de países como Libia, Mauritania, Argelia y Marruecos, que reclutan jóvenes para la lucha religiosa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Con casi un millón de musulmanes censados (5,5% de la población holandesa) y unas 465 mezquitas, Paul Schnabel, director de la Oficina de Planificación, atribuye lo ocurrido a la lucha entre una fe religiosa que consideran superior y una posición inferior en la escala social. «Se usa a gente que no es libre en lo íntimo ni en su entorno», ha señalado. Un drama íntimo que puede favorecer la separación entre ellos y nosotros. Sobre todo cuando, según su oficina, los holandeses están preocupados por los problemas de la sociedad en la que viven, pero contentos con su vida privada.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ataque a las mezquitas&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Varias mezquitas holandesas fueron atacadas con botellas incendiarias ayer en Roterdam, Breda y Huizen, y en Amsterdam, un centro islámico apareció ayer manchado con pintura roja, a pesar de que buena parte de los imanes de Holanda condenaron el asesinato de Theo van Gogh en la prédica del viernes siguiente al crimen. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El cineasta se había labrado un nombre como provocador que no distinguía entre grupos sociales en sus críticas. Lo mismo ridiculizaba a los judíos que al islam o a cualquier comunidad y personaje famoso que mereciera su atención. A veces, su lenguaje rayaba lo soez, como cuando dijo que los musulmanes «lo hacían con las cabras». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manifestantes de extrema derecha marcharon ayer en varias ciudades holandesas, mientras el Gobierno holandés pidió calma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Agentes españoles analizan los vínculos entre la célula de Achraf y un detenido en Holanda — El asesinato del cineasta Van Gogh fue ejecutado por islamistas dirigidos desde España&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;El País&lt;/i&gt;, 09/11/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las policías de España y Holanda investigan la relación entre los asesinos del director de cine Theo van Gogh y la célula islamista desarticulada en España y que pretendía atentar contra la Audiencia Nacional. La policía holandesa ya ha detectado un vínculo entre el supuesto autor material del crimen, Mohamed Bouyeri, y Samir Azzouz, que ha mantenido relación con varios de los autores del atentado de Casablanca que residían en España. Además, la policía española investiga los posibles vínculos entre Azzouz y dos miembros de la célula terrorista creada en la cárcel de Topas que vivían en Holanda. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La existencia de vínculos entre terroristas islamistas detenidos en España y en Holanda ha sido una constante en las investigaciones sobre el 11-M y sobre la célula de Achraf. Este último envió diversas sumas de dinero a varios puntos de Holanda, de donde procedían dos islamistas que supuestamente iban a colaborar con él en un atentado con gran cantidad de explosivos contra la Audiencia Nacional. &lt;br /&gt;La policía holandesa investiga las posibles relaciones de la célula que asesinó al cineasta Theo Van Gogh, el pasado día 2 en Amsterdam, con miembros de la corriente Takfir Al Wijra (Anatema y Exilio), del que era seguidor Rabei Osman, El Egipcio (detenido en Milán como uno de los supuestos ideólogos del 11-M), y está interesada en conocer los vínculos del grupo que asesinó al director de cine con islamistas residentes en España. La relación más consistente es la del marroquí Samir Azzouz, detenido en 2003 cuando planeaba atentados en Holanda contra una central nuclear y el aeropuerto de Schipol. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El diario The New York Times asegura que Azzouz y Bouyeri habían sido investigados por las autoridades holandesas después de que visitaran juntos locales de Amsterdam frecuentados por islamistas radicales. Azzouz había sido detenido en 2002 cuando intentaba sumarse a la guerrilla chechena dirigida por Salaheddin Benyaich, Abu Muhgen, quien vivió en España al menos hasta 1999. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El hermano de Muhgen, Abdelaziz Benyaich, fue detenido en Algeciras el 14 de junio de 2003 por su supuesta implicación en los atentados de Casablanca, perpetrados el 16 de marzo de ese año y que causaron 45 muertes. Los hermanos Benyaich eran amigos de Jamal Zougam, supuesto autor material del 11-M. Y Azzouz, además, fue detenido en octubre de 2003 junto a otros cuatro marroquíes, poco después de que se interceptasen comunicaciones suyas encriptadas con otro marroquí, sospechoso de haber participado en los atentados suicidas de Marruecos, a quien The Wall Street Journal identifica con el nombre de Naoufel. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lo que ahora se investiga es si Azzouz tuvo contactos con Ziani Mahdi y Mourad Yala, los dos falsificadores al servicio de Mohamed Achraf, el jefe de la célula creada en la cárcel de Topas (Salamanca). Yala, argelino apodado Abú Anas y supuestamente vinculado a Hamas, está relacionado, según los servicios holandeses de información, con las últimas células islamistas desarticuladas en dicho país. Su mano derecha es el afgano Ziani Mahdi, que hasta su arresto usaba un pasaporte holandés a nombre de Abdol Ghaffar Haschemi, y que es un experto en falsificaciones. Abu Anas fue detenido en Holanda y deportado a España en 2003 y se estableció en Almería con Mahdi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font size="+3" color=red&gt;!&lt;/font&gt; &lt;a target=_blank href="http://207.171.166.140/name/nm0324660/"&gt;Theo van Gogh&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109998657012151224?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109998657012151224/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109998657012151224' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109998657012151224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109998657012151224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/11/theo-van-gogh-assassinat.html' title='Theo van Gogh, assassinat'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109904066392107827</id><published>2004-10-29T01:58:00.000-07:00</published><updated>2004-10-29T02:06:18.290-07:00</updated><title type='text'>Glucksmann.— Le Discours de la haine (extraits)</title><content type='html'>&lt;b&gt;Près de quarante ans après &lt;i&gt;le Discours de la guerre&lt;/i&gt;, qui le révéla au grand public, André Glucksmann, inlassable philosophe, publie &lt;i&gt;le Discours de la haine&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Le Figaro Magazine&lt;/i&gt; vous en présente quelques extraits en exclusivité.&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte établi par Patrice de Méritens.&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href=&gt;Le Figaro Magazine&lt;/a&gt;, 16/10/2004.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pour ses têtes de chapitres, André Glucksmann a le génie des titres décalés : «Dans l’atelier des bombes humaines», «Pourquoi les coiffeurs ?», «Cherchez la femme», «Bonjour monsieur Montaigne !» ... Après avoir dédié son ouvrage à «une rose de Tchétchénie très chère et si lointaine», le voici dans le vif du sujet :&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tantôt brûlante et brutale, tantôt insidieuse et glaciale, une haine inlassable hante le monde. Son spectre obstiné et têtu saccage les relations privées et les affaires publiques. A chacune de ses apparitions on fait mine de tomber des nues. Et chacun de s’offusquer, découvrant que mairies, écoles et commissariats n’éradiquent pas les conflits entre cages d’escalier, tout comme l’ONU, armée de sa sacro-sainte loi internationale, peine lamentablement à instaurer une paix planétaire partout souhaitée, partout rêvée, sans cesse dynamitée. La myopie perdure et ceux qui décidément veulent mourir idiots entonnent l’éternelle antienne du : «Comment est-ce possible au XXe siècle ?», retoquée au goût du jour : «Comment est-ce possible au XXIe ?»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prétention d’avoir tourné la page gouverne les qu’en-dira-t-on. N’avons-nous pas relégué les haines collectives dans les livres d’Histoire et renvoyé les méchancetés individuelles aux bons soins des psychologues ? Peu importent les avertissements qu’assènent les innombrables pépins de l’actualité, l’euphorie moderne passe outre et s’empresse illico de démentir savamment ces démentis. &lt;font color=red&gt;Tout s’explique, se comprend, s’excuse. Le pédophile est victime d’une enfance malheureuse, l’assassin de vieilles dames argue de cuisants besoins d’argent, les violeurs de banlieues sont fils du taux de chômage et les «tournantes» dans les caves, où les filles de 15 ans sont outragées à répétition, relèvent d’une pénurie d’équipements sociaux. Dans la foulée, on maquille Ben Laden en noble ou fâcheux représentant des humiliés et des offensés planétaires. Il serait stupide d’en faire une maladie, contre-productif de le monter en épingle, et malvenu d’exagérer la menace terroriste qu’il brandit avec ses émules. Des légions d’optimistes recommandent aux Américains, traumatisés, trop angoissés, les calmants d’usage. Nos pharmacies ont réponse à tout.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Thèse majoritaire et bien-pensante : la haine majuscule n’existe pas. Celui qui la pointe du doigt esquive les vrais problèmes. Celui qui croit l’avoir et la revendique est prisonnier d’un mirage. La haine qu’il éprouve, et qu’il manifeste, doit être réduite à des causes extérieures qui la précèdent : malheurs, malencontres, misères, frustrations, humiliations et offenses. Ainsi pensent les Diaphoirus de l’âme. La haine n’est que le fruit gâté d’un manque d’éducation. Education qui se fait fort d’abolir ce qui n’existe pas. Acquittement général, embrassades unanimes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Thèse défendue ici : la haine existe, nous l’avons tous rencontrée. A l’échelle microscopique des individus comme au coeur des collectivités géantes.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Violence planétaire. Nous sommes passés de l’âge de la bombe H à celui des bombes humaines : Manhattan 2001. Fini l’équilibre de la terreur jadis réglé par quelques grandes puissances. Le déséquilibre des terrorismes révèle un pouvoir d’universelle nuisance à la portée du plus grand nombre. Cette haine si partagée est structurée comme un discours qui répond de tout, à tous : quand ça va mal, ne cherchez plus, c’est «la faute au sexe», «à l’argent» et «aux boutefeux impérialistes». Partant en guerre contre les Juifs (qui pourrissent l’humanité), la Femme (qui perturbe le moi) et l’Amérique (mauvais démiurge des deux premiers), la haine prêche un fabuleux retour à l’ordre. Elle exige que le moi, le monde et la providence divine tournent rond. Son fracas se veut paradoxalement gardien de nos sommeils.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étrange capacité d’agglutiner des délires singuliers et les rages hétérogènes autour d’une furie lyncheuse collective pour en faire un lien social d’excellence s’illustre, énigme entre les énigmes, par la haine des Juifs. Cette passion destructrice traverse les millénaires, s’habille au goût du jour, renaît sans cesse des cendres de divers fanatismes qui semblent la motiver. Elle parut chrétienne, mais lorsque l’Europe se déchristianisa, elle atteint son acmé. On la croyait éteinte après Hitler et voilà qu’elle se mondialise. On l’espère cantonnée dans quelques excès obscurantistes ou xénophobes, mais l’actualité du soir titre sur Jérusalem et ses environs, à charge pour chaque habitant de la planète de prendre parti et de choisir son camp.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;La «question juive» n’est aucunement une obsession maladive qui n’agiterait que les cervelles intégristes musulmanes, lesquelles ne font que ravauder les thèmes éculés des antisémitismes religieux, étatistes, anti-occidentaux jadis véhiculés par l’Occident lui-même. Beaucoup plus bizarre est la tolérance et la complaisance d’une opinion mondiale avertie, éclairée et pétrie, à l’en croire, des meilleures intentions.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mikis Theodorakis, grand compositeur et grande conscience s’il en est sous le soleil de la Grèce moderne, déclare, très applaudi devant un parterre de journalistes et de ministres : «Nous sommes deux nations sans frères dans le monde, nous [les Grecs] et les Juifs, mais ils ont le fanatisme et le culte de la force... Aujourd’hui nous pouvons dire que cette petite nation [les Juifs] est la racine du mal, pas du bien, trop de suffisance et trop d’obstination c’est le mal... Ils n’ont que les ombres d’Abraham et de Jacob, nous avons le grand Périclès» (novembre 2003).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons clairs. Le propos n’est pas ici d’incriminer quiconque critique telle ou telle politique d’Israël. Que ce soit celle du gouvernement ou celle de l’opposition. Pacifisme ou bellicisme. Chaque citoyen, sur notre planète éclairée, dispose librement du droit d’exprimer une opinion négative touchant la ligne supposée trop militariste de tel leader ou trop angélique de tel autre. A l’exemple des électeurs israéliens qui perdent rarement l’occasion de contester impitoyablement leurs éphémères représentants, nul n’est tenu de soutenir sans conditions la majorité au pouvoir, sous peine de tomber dans l’absurdité de condamner, non moins sans conditions, l’opposition du jour, laquelle peut démocratiquement devenir la majorité de demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marquer son désaccord avec une option stratégique, pour l’instant dominante dans l’opinion israélienne, ne mérite donc aucunement d’être taxé d’antisémite, antijuif ou judéophobe. Est-ce à dire que ces qualificatifs péjoratifs sont désormais hors d’usage ? Ou bien que de multiples exagérations et dérapages transgressent le champ des libres discussions et leur prêtent une nouvelle vie ? L’outrance signale communément que la passion est en train de l’emporter sur le bon sens. L’accumulation d’outrances témoigne que l’argumentation rationnelle ou raisonnable cède le pas à des pulsions inavouées parce qu’encore inavouables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Parmi les interrogations posées par la question juive, celle du destin des Etats-nations :&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une question que l’Europe des Etats se pose à elle-même. Que penser, que faire de ces étranges apatrides qui circulent entre les Etats, alors que ceux-là — les uns comme les autres et les uns contre les autres — s’emploient à unifier leurs populations et à les souder militairement, culturellement, économiquement ? Tandis que les administrations centrales s’érigent responsables de la sécurité, de la santé, de la prospérité de leurs sujets-citoyens, la circulation interfrontalière des gens sans terre encombre de plus en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est loin des problèmes de vagabondage, de trafic, de contrebande, facilement maîtrisables. Les Etats-nations s’angoissent de ne pouvoir contrôler un marché mondial en plein essor. Le mouvement des capitaux et des marchandises perturbe sans cesse les politiques étatiques ; la circulation des idées, des sentiments, des inventions, des modes et des moeurs ne respecte pas les barrières frontalières et menace la cohésion, voire l’âme des collectivités en pleine auto-adulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les penseurs du XIXe opposent la plénitude spirituelle et matérielle de la communauté («Gemeinschaft» selon Ferdinand Tönnies, stades «organiques» d’Auguste Comte) et l’action dissolvante des circulations sans frontières («Gesellschaft» de Tönnies, société ou stade «critique» de Comte).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hegel est formel : «L’Etat ne convient pas au principe juif et reste étranger à la législation mosaïque.» Le Juif-juif vit, selon Hegel, dans un «état de passivité complète, d’une laideur complète». Cette définition n’est ni raciale ni esthétique, mais politique, le Juif est un animal sans patrie. L’Europe des Etats parie que les Juifs sans Etat basculent, par définition, du mauvais côté, entendez du côté de l’ennemi, quel qu’il soit, où qu’on soit : parias, traîtres en puissance ou cinquième colonne potentielle. Le ver est dans le fruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aporie des Etats modernes : ils sont modernes pour autant qu’ils participent à l’expansion polymorphe de la mondialisation, ils s’affirment Etats en revendiquant une maîtrise pleine et entière des effets de cette mondialisation. &lt;font color=red&gt;On comprend que la «question juive» taraude l’Europe des Etats, puisque celle-ci nomme «juive» sa propre impuissance.&lt;/font&gt; L’argent est juif, voyez Rothschild ! La circulation des idées révolutionne les certitudes des sciences fantasmées nationales, voyez Einstein ! Comme la circulation des sentiments contamine les us et les traditions de la communauté, voyez Freud !, l’art dégénéré, juif lui aussi, pervertit les candeurs citoyennes ou raciales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wagner, aussi antisémite fût-il, n’échappe pas à l’opprobre et voit sa musique taxée de judaïsme. Au début du XXe siècle, Paris médit des intellectuels interlopes qui, chaque année, font pèlerinage à Bayreuth, trahissent la bonne musique française et s’inféodent aux rugissements wagnériens. Au même moment Berlin pangermanique fustige la société cosmopolite qui entoure Cosima Wagner. Avant, quelques années plus tard, de caresser Hitler dans le sens du poil. L’Etat européen se veut maître après Dieu, mais n’y parvient pas. Le Juif, supra et infra national, à la fois banquier et paria, incarne l’échec des prétentions de l’Etat-nation. «L’un des aspects les plus fascinants de l’histoire juive demeure le fait que les Juifs prirent une part active à l’histoire européenne précisément parce qu’ils étaient un élément inter-européen et non national, dans un monde où seules les nations existaient ou étaient sur le point de naître. Ce rôle fut plus durable et plus essentiel que leur fonction de banquiers des Etats.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Europe chrétienne avait deux fers au feu : la solution «douce» de sa question juive par la ghettoïsation des Juifs réels ou la solution «dure» par leur extermination occasionnelle. L’Europe des Etats hésite de même : soit l’assimilation systématique soit l’annihilation non moins systématique. Le choix entre les deux issues ne dépend aucunement des Juifs réels. Peu importe qu’ils s’élisent bien-pensants ou révolutionnaires, gangsters ou salonnards, ou les deux. Seule compte la situation des Etats, selon qu’ils s’estiment au bord du gouffre ou solides et prépondérants. L’affaire Dreyfus puis la France pétainiste prouvent avec quelle facilité un appareil d’Etat, qui a fait de l’assimilation sa doctrine officielle, bascule, par temps d’orage, dans la haine exterminatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nouvelle question juive que s’inventent les nations-Etats est une question écran. Derrière elle se profile, inavouable mais lancinante, la question de la mort des collectivités modernes. Et si la «France éternelle» ne l’était pas ? Et si l’Allemagne «über alles» ne planait pas au-dessus de tout ? Et si l’Anglais, qui jure «Right or wrong, my country», avait le tort de sous-estimer le mal que peut produire sa patrie quitte à se ruiner elle-même ? Dans le miroir juif, les sociétés européennes déchiffrent la mortalité possible de leurs immortalités feintes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Dans le collimateur des terroristes : l’Amérique. Glucksmann analyse le phénomène («du délice d’égorger doucement son otage»), puis aborde l’antiaméricanisme européen. Thème cher à son coeur : le spectre de l’hyperpuissant.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi tant de haine ? s’interrogent les Américains. D’où vient l’aversion universelle qui nous entoure ? Faut-il incriminer des maladresses en matière de communication ? Sommes-nous trop durs ? Trop interventionnistes ? Trop mous ? Trop isolationnistes ? Trop occupés à fuir ou trop prompts à revendiquer des responsabilités mondiales qui bon gré mal gré nous incombent ? Quand et comment avons-nous failli ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le débat déchire les Etats-Unis et pas seulement en période électorale. Il tourne en rond. Il est biaisé, il repose sur une erreur. &lt;font color=red&gt;En s’interrogeant «Où est ma faute ?», l’Américain suppose que l’objet haï est la cause de la haine alors qu’ici encore la haine précède et prédétermine l’objet qu’elle se fabrique, le sale Juif, la femme impure ou fatale.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va de soi que ni les Juifs ni les femmes ni les Américains ne sont des êtres parfaits. Pas plus le reste des humains. Les uns et les autres méritent maintes critiques dont il n’y a pas lieu de s’offusquer. Les uns comme les autres sont faillibles et divers. Mais la haine se laisse repérer en majesté dès qu’elle transcende l’espace des échanges critiques. Elle sait par avance ce qu’il en est. Elle pontifie. Elle juge en toute partialité que la femme, le Juif ou l’Amérique sont intrinsèquement pervers. Ils n’ont pas droit à la parole. En tentant de se justifier, ils ne font que manifester un surcroît d’hypocrisie et de mauvaise foi. Bush est un «menteur». Son «caniche» Blair également. La seule convocation de commissions d’enquête, où leurs faits et gestes sont passés au crible, est reçue par avance comme la preuve d’une culpabilité et non comme un effort de transparence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu importe que les jurys, fifty-fifty opposition démocrate, majorité républicaine, concluent à l’erreur et au dysfonctionnement et qu’ils lavent les deux leaders du soupçon de mensonge organisé. Peu importe sous nos cieux moins enclins à la recherche de la vérité : ils ont été soupçonnés, ils restent coupables, nos tabloïds ou faiseurs d’opinion persistent et titrent «Tricheurs», «Manipulateurs», «Incendiaires» sans points d’interrogation. Toutes les enquêtes du monde n’y changeront rien. Toutes les explications, tous les démentis, toutes les mises au point tombent à l’eau. Non ! Ils n’ont pas menti, non ! On leur a menti, non ! Il ne faut pas confondre erreur d’estimation et mensonge délibéré, autant de nuances qui valent pour alibis et comptent pour du beurre. La vérité est nulle et non avenue. La haine chevauche ses préjugés sans se laisser désarçonner, quand elle accuse, elle n’autorise aucune excuse. Américains, si vous tenez à explorer les gouffres d’où monte cette radicale aversion, cessez un court moment de contempler votre nombril, prenez quelque distance et tournez votre regard sur des anti-Américains blindés de certitudes. Le secret de la haine, il faut le rechercher chez ceux qu’elle anime et enflamme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour l’anti-Américain, l’Américain est mesure de toutes choses. Hors lui rien ne pèse. Ni les crimes de Saddam Hussein. Ni les massacres de l’armée russe en Tchétchénie. Les Américains renvoient à l’angélique Européen, qui les diabolise, une image inversée de lui-même. Ils sont ce qu’il était naguère. Ils croient aux rapports de force, il a passé ce cap. Ils parlent du «mal» avec une incroyable naïveté, alors que lui, Européen, vit par-delà ; un tel fétiche aussi rétrograde n’épouvante que les enfants. Il se marre : sont-ils bêtas ! Ceux qui croient encore à la vérité et au mensonge, à la liberté et à la servitude, n’ont pas compris que toutes ces notions s’entremêlent, autrement complexes, autrement relatives ! Ils construisent quand il déconstruit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La haine de l’Amérique est une haine de soi. Elle s’inquiète d’un semblable qui régresse dans le passé, elle s’horrifie d’un frère contrefait, elle s’angoisse de tomber nez à nez sur sa propre caricature. Miroir, ô mon horrible miroir, puissé-je ne pas me ressembler et m’abstraire, vêtu d’innocence, d’une histoire de boue et de sang, où les primitifs d’outre-Atlantique s’obstinent à patauger encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mille nuances polychromes agrémentent les subtilités de l’antiaméricanisme européen, une conviction commune les soude : les Américains de ce début de siècle sont «traumatisés». Trois mille d’entre eux volatilisés en quelques minutes, et les voilà captifs d’une date qu’ils ne parviennent pas à réinsérer dans le cours ordinaire du temps, quelque part entre les chiffres des accidents de la route, les victimes de la canicule, les tremblements de terre et les famines africaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour relativiser les malheurs de Septembre, les Américains devraient emprunter à l’Europe officielle son art désinvolte et parfaitement gracieux de tordre le cou à des souvenirs autrement encombrants. Il suffit de se réunir tous sur un lieu de mémoire en un jour de mémoire, d’y célébrer la naissance d’une conscience mondiale qui promet «jamais plus» et, le traumatisme exorcisé, passer aux affaires courantes. Les Américains ne sont pas initiés aux mystères du travail de deuil et d’un devoir de mémoire qui s’évertue à suturer définitivement les blessures d’un passé dépassé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La propension des Américains à mobiliser contre un «mal» — totalitarisme puis terrorisme — constitue aux yeux de l’anti-Américain cultivé l’indice d’un indéniable retard mental. Que diantre ! En Europe, on est autrement malin, autrement averti ! Près d’un tiers des Allemands croient que la chute des Twin Towers fut fomentée par la CIA. Ils ont élu best-seller les «révélations» de von Bülow, ancien ministre socialiste qui, à l’instar de Meyssan, best-seller en France, explique à coups d’enquêtes-fictions que les Etats-Unis se sont frappés eux-mêmes pour se rendre service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une théorie parente, ornée de nobles atours sociologiques, est professée par des universitaires qui n’ont pas oublié la vulgate marxiste de leurs professeurs ou de leur jeunesse. L’impérialisme, «stade suprême du capitalisme», aurait atteint son comble dans le «global» qui ne saurait manquer, cette fois est la bonne, de devenir son propre fossoyeur ! La même opinion, parée des plumes de la philosophie ou de la médecine, énonce savamment que le «système» produit ses propres virus et qu’ainsi Amerikkke se dévore elle-même, en proie à une crise immunitaire, ou morale, ou géopolitique, ou démographique mais toujours irrémissible, au gré des docteurs je-sais-tout qui se pressent à son chevet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Peu importe le foisonnement des sophismes, des révélations sans preuves et des suppositions gratuites, puisque la conclusion tombe comme un couperet : le 11 septembre 2001 ne fut qu’un jeu de l’Amérique avec elle-même. Elle n’a pas subi l’assaut d’un mal extérieur. Elle est aux prises avec un monde qu’elle produit et reproduit. Si mal il y a, l’Amérique est ce mal.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’existe pas de fumée sans feu. Tel est pris qui croyait prendre, l’arroseur est arrosé, la victime est le bourreau. Autant de scénarii convenus sur lesquels brode un anti-américanisme qu’on aurait tort de réduire à ces bricolages bavards. Derrière eux se profile une «vision», non plus seulement de l’Amérique mais de la condition humaine, dont le fond théologique apparaît rarement à découvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La haine est protéiforme, elle se maquille en tendresse. Insatiable, elle aime à mort :&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux femmes, elle demande de disparaître sous un voile, de se vouer à l’informe, de s’ensevelir dans le silence, de s’enterrer vivantes. Des Juifs, elle exige qu’ils se fondent dans le paysage, qu’ils parlent pour nier qu’ils sont, qu’ils se suppriment comme autres, puis qu’ils suppriment cette suppression, qu’ils se fassent oublier sous peine qu’on les y aide de manière forte. Quant aux Américains, ils n’ont d’autre issue que de s’afficher tous anti-Américains. Témoin, la campagne électorale de 2004 : le challenger de «Bush, nazi», John Kerry, était élu d’office par tous les anti-Américains de la terre. Il avait beau déclarer son approbation de l’intervention armée en Irak, «même sachant désormais que Saddam ne possédait pas d’armes de destruction massive ? — Oui, même sans ce motif», qu’importe ? C’est tout ou rien. Puisque Bush incarne l’Amerikkke, l’anti-Bush incarne la «bonne Amérique», en attendant de passer à son tour grand épouvantail. &lt;font color=red&gt;La femme doit se suicider en tant que femme, le Juif en tant que Juif, l’Amérique en tant qu’Amérique. Que demande la haine aux objets qu’elle poursuit de son «amour» ? Elle leur demande de se donner la mort. Quitte à appuyer sur la gâchette s’ils rechignent.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eprouverais-je de la haine pour la haine ? Pas un brin. Je l’ai découverte butée et brutale, mais surtout bête à mourir dans sa volonté originelle de s’égaler à Dieu. Elle décide de l’alpha et l’oméga de la création, elle se croit tout permis, elle coasse et sautille comme une grenouille, s’autorisant de Jupiter tonnant. Les honnêtes gens, les religieux sincères, les réalistes sans illusions ont l’intelligence de leurs limites, ils n’ont pas besoin de haïr la haine pour combattre sa folie meurtrière et sourire de son ridicule.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109904066392107827?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109904066392107827/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109904066392107827' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109904066392107827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109904066392107827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/glucksmann-le-discours-de-la-haine.html' title='Glucksmann.— Le Discours de la haine (extraits)'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109872028799244394</id><published>2004-10-25T09:03:00.000-07:00</published><updated>2004-10-25T09:04:47.993-07:00</updated><title type='text'>André Glucksmann: «L’antiaméricanisme a une fonction rassurante»</title><content type='html'>André Glucksmann: &lt;b&gt;«L’antiaméricanisme a une fonction rassurante»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pourquoi cette haine de l’Amérique ? Pourquoi, plus largement, ce vertige de nombreux intellectuels qui, non contents de faire des Etats-Unis la cause du «désordre mondial», expliquent la rage terroriste jusqu’à lui trouver des excuses ? Trente-cinq ans après son premier livre, &lt;i&gt;Le Discours de la guerre&lt;/i&gt;, où il interrogeait la stratégie américaine au Vietnam, André Glucksmann, qui s’est toujours refusé à sataniser Washington, propose, dans un livre événement, &lt;i&gt;Le Discours de la haine&lt;/i&gt; (Plon, 18 €, 235 p.), une lecture aiguë du «déséquilibre des terrorismes», cette époque où le «désir de détruire prolifère».&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Alexis Lacroix.&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.lefigaro.fr/"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 25/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;LE FIGARO. — Le lecteur du &lt;i&gt;Discours de la haine&lt;/i&gt; révèle un intellectuel qui assume sa solidarité, voire sa communauté de destin, avec deux pays fortement critiqués, voire satanisés : les Etats-Unis et Israël... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;André GLUCKSMANN. —&lt;/b&gt; Plutôt que des repoussoirs, ce sont des épouvantails inspirés par des haines fondamentales. J’en compte, d’ailleurs, trois : les Juifs, les Américains et les femmes. La haine des femmes est la plus ancienne et la plus constante, avec des retours de flamme d’une actualité consternante. Le premier acte de la révolution islamique (Khomeyni 79) fut de voiler les femmes, toutes les Iraniennes sous peine de mort. Effet mondial, contagieux et prodigieux. Pendant dix ans en Algérie, les islamistes ont tué au nom de ce bout de chiffon, tombeau de la féminité et outil de terreur. Mais la haine de la femme n’appartient pas qu’au monde musulman, elle jalonne notre histoire, voyez Hélène, Pandora et Antigone enterrée vivante sous un voile de pierre. Ces jours-ci, en Iran, une gosse de 13 ans est condamnée à être lapidée pour relations sexuelles illicites, son exécution suspendue ne tient qu’au fil ténu de rares protestations. Le cas est loin d’être unique. Dans toute haine, il y a le risque d’une escalade paroxystique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Haine de l’autre, haine de soi, haine du monde, volonté de déluge... Les intellectuels ne sont jamais restés insensibles aux sirènes perverses qui chantent l’homicide suicidaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pouvez-vous préciser votre pensée ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien avant le 11 septembre 2001, l’après-68 avait posé aux intellectuels la question brûlante du terrorisme. Baader en Allemagne, Brigades rouges en Italie et les mouvements palestiniens : prises d’otages, avions piratés, assassinat des athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich (1972)... Les meilleurs amis n’échappèrent pas à la nécessité de trancher, quitte à se séparer, fût-ce provisoirement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un mot, justement, sur ce débat des années soixante-dix. Quels en étaient les clivages principaux et les figures marquantes ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Foucault, moi-même et d’autres, condamnions radicalement tout cela. Certains, par contre, comme Deleuze hésitaient entre le soutien et la complaisance. Jean Genet chanta les louanges du commando Septembre noir qui portait la lutte sur «son véritable terrain» : l’Europe plus encore que le Moyen-0rient... en attendant New York ! Dans son genre, J. Genet fut un prophète. Dans ma famille, où l’on a pratiqué la résistance contre le nazisme, il fut toujours évident que la prise d’otages et l’agression des civils étaient caractéristiques du comportement terroriste des nazis. Baptiser «résistance» la décapitation filmée d’otages est l’indice inquiétant d’une baisse sans précédent du seuil d’intolérance face à la barbarie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un an après la publication d’&lt;/i&gt;Ouest contre Ouest&lt;/i&gt;, avez-vous le sentiment que l’Occident se restructure dans le refus du chantage terroriste ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, non. Prenez l’affaire des otages, chaque Etat joue cavalier seul et fait un maximum pour ses propres otages, mais la communauté européenne semble aux abonnés absents. C’était pourtant l’occasion de définir précisément le crime imprescriptible du terrorisme : agression délibérée de civils désarmés par des hommes en armes, quels que soient leur accoutrement et leurs alibis idéologiques ou religieux. L’Union européenne rata l’occasion et la manque encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les attaques d’al-Qaida contre les Etats-Unis ont fait entrer la communauté des nations dans une nouvelle ère géostratégique. Pourquoi celle-ci, comme vous l’affirmez, relativise-t-elle l’importance de la dissuasion (&lt;i&gt;deterrence&lt;/i&gt;) ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’au 10 septembre 2001, la faculté de faire sauter la planète demeurait propriété privée de quelques supergrands nucléaires, qui se disciplinaient par dissuasion réciproque. Depuis le 11 Septembre, chacun peut préméditer sans trop d’imagination quelque épouvantable carnage. Quand les Twin Towers s’écroulent, comment supposer qu’un Tchernobyl volontaire soit impossible ? D’où la tentation raisonneuse de camoufler l’ampleur de la menace, de se rassurer à bon compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C’est à cette tentation que Paul Berman, dans &lt;i&gt;Les Habits neufs de la terreur&lt;/i&gt;, attribue le nouvel esprit «munichois»...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Berman est mon ami. Il est très doué, mais attention aux analogies rapides ! Hitler incarnait une menace autrement redoutable que le terrorisme irakien aujourd’hui. Il suffirait que l’ONU, la France, l’Allemagne, etc. apportent leur concours pour, comme en Afghanistan, établir les conditions élémentaires permettant des élections honnêtes. En ce sens, leur défaillance est encore moins justifiée que celle des «Munichois» de 1938. La meilleure façon de dormir tranquille est de se persuader que la victime est le bourreau : d’où l’immense succès chez les Européens de la rhétorique de Michaël Moore, l’auteur de &lt;i&gt;Fahrenheit 9/11&lt;/i&gt;. L’Amérique est cause de tout, donc de tout le mal qui sévit sur la planète, voila l’opium qui permet aux peuples d’attribuer magiquement aux «faucons» de Washington l’origine de la catastrophe qui s’est abattue sur les Etats-Unis le 11 septembre. L’antiaméricanisme assume clairement, dans la psyché mondiale, une fonction rassurante. Une fois viré George W. Bush, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes multipolaires, sage et pacifique comme chacun veut s’en persuader. Bel exercice d’exorcisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Cette nouvelle dimension géostratégique est dominée, comme vous l’expliquez dans &lt;i&gt;Le Discours de la haine&lt;/i&gt;, par la figure de l’auteur d’attentats suicide... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes passés de l’ère de la bombe H à celle des bombes humaines. Le champ de bataille a cessé d’être le terrain concret (et physique) du rapport entre hommes en armes. La cervelle de chacun est devenue cible principale ; la conscience des citoyens, l’opinion publique, est le nouveau terrain d’affrontement où le pire et le meilleur se délibèrent et se décident. Ou bien on cède à la panique, ou bien on lui résiste. La bombe humaine carbure à la haine. Et la haine n’est pas l’effet mécanique d’une cause extérieure — la faim, la misère, l’oppression ou l’humiliation. Tous les opprimés, tous les offensés et les affamés de la terre ne se font pas exploser dans les transports en commun, devant les églises ou les mosquées. La haine est une décision personnelle, on se met en haine comme on se met en colère. La littérature a dévoilé ce type de logique, qu’on aurait tort de réduire à un pur et simple fanatisme religieux. La Médée de Sénèque, qui immole ses enfants et incendie la ville pour se venger de Jason son infidèle mari, illustre l’escalade. Le fou de dieu et le fou sans dieu naviguent de conserve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;À coup sûr, les Etats-Unis n’ont pas créé la furie terroriste. Mais l’Administration américaine sortante a opté pour un «wilsonisme botté» (Hassner) qui exacerbe l’épreuve de force planétaire... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut filer la métaphore : préférez-vous combattre le terrorisme par l’innocence des pacifistes aux pieds nus ou par la rhétorique de la diplomatie en escarpins ? On a détourné la formule de Hassner pour y lire la condamnation, qu’il ne partage pas, de tous ceux qui conviennent qu’il faut parfois s’opposer à la violence terroriste par la violence. Violence civilisée, réglée, proportionnée (d’où «wilsonisme»), mais violence quand même (d’où «botté»). &lt;font color=red&gt;La haine de l’Amérique est le plus petit dénominateur commun du fanatisme contemporain. C’est une passion idéologique partagée par les deux tiers des habitants de la planète, on se persuade que l’Amérique «a la rage».&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Revenons un instant sur les «néoconservateurs». Un an et demi après la guerre d’Irak, quel jugement portez-vous sur leurs idées ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste dubitatif devant cette appellation. S’agit-il d’un corps de doctrine ? Un ou deux livres fort différents font un bagage plutôt léger. S’agit-il d’un groupe de pression ? Peut-être mais les lobbies se font et se défont au Pentagone comme ailleurs en un rien de temps. S’agit-il d’un petit Satan inventé par ceux qui vitupèrent Bush ? Probablement aussi. Arrêtons ces diatribes électorales. Constatons plutôt que l’Amérique a tiré les premières conséquences des succès comme des échecs de l’intervention en Irak. Le rapport de la Chambre des représentants américains sur le 11 Septembre et ses suites est remarquable. Il amorce une évolution profonde. &lt;font color=red&gt;Les Américains inscrivent, désormais explicitement, la guerre contre le terrorisme dans la longue durée : 1°) il s’agit d’une lutte pour une ou deux générations, 2°) elle n’est pas seulement policière et militaire, elle met en jeu une  «bataille des idées» longue et difficile. Or ce programme est le résultat d’un travail commun aux républicains et aux démocrates. Nous sommes bien loin des prétendues sectes censées manipuler la Maison-Blanche et le Pentagone. On s’en apercevra une fois closes les inévitables outrances des altercations électorales.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Selon la formule d’Irving Kristol, les néoconservateurs sont «des hommes de gauche qui se sont fait casser la gueule par la réalité». En retirant votre confiance à la conscience mondiale, ne suivez-vous pas un itinéraire parallèle ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il suffit de tenir compte du principe de réalité et de modifier sa conduite en fonction des expériences douloureuses et de s’apercevoir enfin que le communisme n’est pas le temps des roses et des hortensias, qu’il n’est pas la voie du paradis, mais celle de l’enfer... Alors je suis depuis des décennies «néoconservateur» sans le savoir. Et pas mal de monde avec moi. Les dissidents de l’Est, tchèques avec Vaclav Havel, Polonais avec Geremek et Michnik, Russes avec Soljenitsyne et Sakharov, tous deux communistes au temps de leur jeunesse folle : la liste est infinie des gueules cassées par l’idéal. Quel que soit cet idéal. Les femmes iraniennes sont revenues très vite du khomeinisme. Autant d’hommes et de femmes qui, dans des situations historiques très diverses, ont dû affronter la réalité en ne comptant que sur leurs propres forces (dans l’indifférence de la prétendue «conscience mondiale» et de la «légitimité internationale» censées être incarnées par l’ONU). Souvenez-vous des Tutsis du Rwanda, victimes du dernier génocide du XXe siècle, accompli dans l’apathie des autorités planétaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dans &lt;i&gt;La Puissance et la faiblesse&lt;/i&gt; (1), Robert Kagan, cet intellectuel proche de George W. Bush, explique la mésentente transatlantique par l’opposition entre une Amérique sous le signe de Mars à une Europe sous le signe de Vénus... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bob Kagan a tort de transposer aux relations internationales une vulgate «new age» de psychothérapie des problèmes matrimoniaux : ce n’est pas d’un manque de virilité que souffre l’Europe. Elle se repaît de la même illusion qui fit florès aux Etats-Unis pendant plus de dix ans, celle de se croire au-delà de l’histoire, de ses combats et de ses débats, par-delà le bien et le mal. Elle se croit invulnérable comme les Etats-Unis à la veille de Ground zero. Elle croit pouvoir mener une existence post-historique, celle d’une île bienheureuse ou d’un camp de vacances permanent. Une bonne partie des Américains cultive encore ce rêve idyllique, qu’une intéressante partie d’Européens, en particulier à l’Est, rejette d’ailleurs, pour deux raisons : le souvenir récent du despotisme totalitaire et l’inquiétude touchant le regain de brutalité du Kremlin. L’Europe occidentale apaisée et protégée par le parapluie nucléaire américain a oublié ce qui fondait sa communauté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;C’est-à-dire ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, elle s’est déclarée antifasciste contre les fantômes du passé, antitotalitaire à l’ombre du rideau de fer et finalement anticoloniale puisque tous les pays de l’Union avaient, non sans douleur, quitté leurs colonies. Mais aujourd’hui ces fondements paraissent tellement lointains... Le fascisme d’un Saddam Hussein n’a pas choqué grand monde et le fascisme islamiste paraît accommodable. Quant à l’autocratie poutinienne et le comportement de son armée colonialiste en Tchétchénie (un quart de la population exterminée en dix ans), ils n’affectent en rien nos chancelleries. Ainsi, le glissement imaginaire vers le meilleur des mondes pacifiques est recodé par de nombreux intellectuels européens en preuve de supériorité morale. L’Europe se fait fort d’imposer au reste du monde son être hors de l’histoire comme une norme idéale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comment expliquez-vous la mondialisation de l’antisémitisme ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons précis. Le droit à une critique politique est imprescriptible, contester les stratégies de Bush et de Sharon fait partie du jeu démocratique. Par contre, crier «Sharon = Hitler» assimile Israël à l’Allemagne nazie. Par contre, parler de «Mur», plutôt que d’une barrière de sécurité, assimile l’enceinte au Mur de Berlin et Israël à la «république» soviétique d’Allemagne de l’Est, Etat fantoche et totalitaire. En oubliant que le mur allemand empêchait les citoyens de sortir, alors qu’en Israël, il s’agit d’interdire aux tueurs d’entrer ! Nazisme, totalitarisme, colonialisme, voila l’Etat d’Israël porteur de tous les péchés du XXe siècle ! Le rapport officiel Rufin vient de conclure comme mon livre que l’antisionisme — déni du droit d’exister de «l’entité sioniste» — est devenu l’alibi commode et poli de l’antisémitisme. Derrière ces termes qui prêtent trop aisément à débat abstrait, reconnaissons, ressurgie des égouts de l’histoire, la haine du Juif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Sur quels alliés peuvent compter ceux qui, en Europe comme aux Etats-Unis et en Israël, refusent le discours de la haine ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’islamisme fait d’abord des victimes parmi les musulmans, les suppliciés des GIA algériens sont des musulmans algériens. Les victimes des talibans étaient des musulmans afghans. Les innocents massacrés dans les attentats d’al-Qaida à Bali et Casablanca idem. Ainsi, les alliés des démocrates occidentaux, souvent négligés, sont les jeunes, les journalistes, les femmes, voire les policiers et les soldats qui résistent sur place. La cécité «huntingtonienne» rejoint celle des diplomates «réalistes» du Quai d’Orsay, indifférents aux fractures de la civilisation musulmane et imbus d’une unité imaginaire du monde arabe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) &lt;i&gt;La Puissance et la faiblesse. Les Etats-Unis et l’Europe dans le nouvel ordre mondial&lt;/i&gt; (Plon, 2003).&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109872028799244394?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109872028799244394/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109872028799244394' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109872028799244394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109872028799244394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/andr-glucksmann-lantiamricanisme-une.html' title='André Glucksmann: «L’antiaméricanisme a une fonction rassurante»'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109871884875005250</id><published>2004-10-25T08:39:00.000-07:00</published><updated>2004-10-25T08:40:48.750-07:00</updated><title type='text'>Zbigniew Brzezinski: «La formule néoconservatrice est inefficace»</title><content type='html'>Zbigniew Brzezinski : &lt;b&gt;«La formule néoconservatrice est inefficace»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ancien conseiller à la sécurité de Jimmy Carter à la Maison-Blanche, de 1977 à 1981, Zbigniew Brzezinski est aujourd’hui expert au Center for Strategic and International Studies (CSIS) à Washington. Grand stratège de politique étrangère, on lui attribue le succès du premier sommet de Camp David. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont &lt;i&gt;Le Grand Echiquier&lt;/i&gt; (Bayard) ou &lt;i&gt;Le Vrai Choix: l’Amérique et le reste du monde&lt;/i&gt; (Odile Jacob), dans lesquels il présente une vision critique des enjeux mondiaux d’aujourd’hui et du rôle des Etats-Unis et plaide pour un renforcement du partenariat transatlantique. Entretien.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Marie-Laure Germon.&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.lefigaro.fr/"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 18/10/2004. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;LE FIGARO. — Comment jugez-vous le mandat présidentiel accompli par George W. Bush ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Zbigniew BRZEZINSKI. —&lt;/b&gt; L’Administration Bush n’a pas tenu ses promesses, tant au plan de la politique intérieure qu’étrangère. Au plan intérieur, Bush s’était engagé à élaborer une politique sociale compassionnelle. Au plan diplomatique, il avait promis de renforcer le jeu des alliances avec les puissances étrangères afin d’améliorer la coopération internationale et pour que cette dernière gagne en efficacité. Je ne crois pas que Bush ait rempli aucun de ces deux engagements fondamentaux. Tout au contraire, l’Administration a choisi une politique domestique favorisant les intérêts des plus nantis et s’est fort peu préoccupée du sort des plus démunis. Concernant la politique étrangère, les Etats-Unis ont fait le choix d’une politique dont l’unilatéralisme s’est encore radicalisé après les attentats du 11 Septembre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pensez-vous que l’élection du sénateur Kerry à la Maison-Blanche pourrait modifier substantiellement la ligne diplomatique américaine ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis convaincu que oui. Si George W. Bush est réélu, il se servira de cette nouvelle approbation populaire pour prolonger l’action dans laquelle il a engagé le pays tout entier. Et ce, en portant une attention accrue au Moyen-Orient et à l’Iran. Si, en revanche, Kerry conquiert la Maison-Blanche, il est peu douteux qu’il tiendra davantage compte de l’avis des pays alliés. En particulier de celui de l’Europe — laquelle devrait contribuer à résoudre les crises qui secouent la planète, dont le problème israélo-palestinien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous avez écrit dans &lt;i&gt;Le Grand Echiquier&lt;/i&gt; que l’Europe peinait à trouver sa place dans le nouvel ordre mondial... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne fait aucun doute que l’Europe constitue une entité économique et culturelle essentielle au sein du monde contemporain. Cela dit, l’Union est, pour le moment, loin de représenter une force politique, et a fortiori militaire, suffisante. Cette lacune limite considérablement sa marge de manoeuvre tout comme son influence sur la scène internationale et l’empêche de remplir le rôle qui devrait pourtant être le sien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le récent élargissement de l’Union à 25 pays peut-il changer la donne ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un effort aussi substantiel que fondamental doit être consenti en matière militaire afin que se constitue une Europe de la défense digne de ce nom. Et cet effort repose sur un critère des plus cruciaux et des plus simples : l’argent. Si l’Europe n’est pas prête à investir des sommes conséquentes dans le domaine militaire, il est fort à craindre que cette force dissuasive et défensive ne verra jamais le jour. En l’état actuel des choses, aucun des pays membres de l’Union ne semble hélas prêt à satisfaire à cette exigence financière, clef de voûte d’un accroissement de sa puissance sur la scène internationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous voulez donc dire que les Etats-Unis sont voués à conserver leur statut hégémonique ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde entier est confronté à une crise d’une ampleur sans précédent. Cette vaste portion du monde dont les frontières se dessinent du sud de la Russie jusqu’à l’océan Indien et de Suez à Sinkiang est traversée de grandes tensions politiques. Ce territoire décrit une ligne de fracture idéologique l’opposant non seulement aux Etats-Unis mais aussi à la totalité du monde occidental. Et je crois que la réponse la plus adéquate à la crise imposée par cette nouvelle ligne de fracture ne peut qu’émaner des Etats-Unis, en premier lieu, et aussi de l’Europe. En effet, comme le montre la crise irakienne, l’Amérique ne peut régler à elle seule tous les conflits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous accréditez là, la théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne l’accrédite pas. Mais je crains que nous ne courrions un grand risque de voir cette sombre prophétie se réaliser. Le seul moyen d’éviter cette issue fatale est d’améliorer la collaboration entre les Etats-Unis et l’Europe. C’est pourquoi je soutiens et répète que &lt;font color=red&gt;les insuffisances de l’Union en matière militaire sont au coeur du dilemme mondial&lt;/font&gt;. L’attitude critique de l’UE face à la décision américaine de déclarer la guerre à l’Irak s’avère partiellement justifiée, dans la mesure où preuve est faite que les Etats-unis gèrent mal la crise. Seulement, la seule critique ne saurait constituer une position valable si elle ne s’accompagne pas d’une offre optionnelle. Si l’Europe veut pouvoir influencer réellement les Etats-Unis, elle doit pouvoir et vouloir participer pleinement à la conception et à la mise en place d’un plan effectif de résolution de la crise en Irak.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pour les néoconservateurs, il faut exporter la démocratie dans le monde pour garantir la paix : qu’en dites-vous ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’idéologie des néoconservateurs va bien plus loin ! Ses théoriciens comme ses praticiens n’ont jamais pensé une seconde que la démocratie puisse s’implanter dans un pays tel un deus ex machina. Ils croient à la volonté d’agir, même s’il faut recourir à la force pour parvenir à ses fins. Cette conception complique singulièrement les choses, et l’expérience a démontré, au Proche-Orient, ses limites. La formule néoconservatrice est inefficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous avez participé aux discussions israélo-palestiniennes-égyptiennes de 1978 : pensez-vous que la paix au Proche-Orient repose sur la puissance et l’arbitrage américains ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mode de résolution de la crise israélo-palestinienne passe nécessairement par les Etats-Unis. Les Israéliens et les Palestiniens ne peuvent, de toute évidence, résoudre le problème à eux seuls, tant l’amertume entre les deux peuples, la souffrance et la haine mutuelle se sont accrues au fil de ces dernières années, atteignant un point de non-retour. Seulement, encore une fois, si les Etats-Unis exposent publiquement les principes de base d’un plan de paix et ses grandes lignes, ils devront associer l’Europe à cet effort. Il est également indispensable que cette dernière accepte d’assumer une partie du coût financier et militaire d’une formule qui sera nécessairement imposée de l’extérieur aux deux peuples. L’inimitié est si grande entre Israéliens et Palestiniens qu’il semble impossible de les voir concevoir entre eux, sans intervention de forces étrangères, un accord de paix ne désavantageant lourdement ni les uns ni les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous partagez donc, avec Madeleine Albright, l’idée que les Etats-Unis sont une «nation nécessaire» ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Est-il possible d’envisager une sécurité planétaire dans laquelle les Etats-Unis ne joueraient pas un rôle prédominant ?&lt;/font&gt; A quels problèmes le nouveau président des Etats-Unis devra-t-il se colleter en priorité ? Le prochain locataire de la Maison-Blanche sera confronté, au niveau national, à un accroissement de la crise budgétaire et, au niveau international, à une intensification des hostilités contre les Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109871884875005250?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109871884875005250/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109871884875005250' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109871884875005250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109871884875005250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/zbigniew-brzezinski-la-formule.html' title='Zbigniew Brzezinski: «La formule néoconservatrice est inefficace»'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109871817810408541</id><published>2004-10-25T08:27:00.000-07:00</published><updated>2004-10-25T08:31:26.000-07:00</updated><title type='text'>Alain Laurent: Les vraies origines du néoconservatisme</title><content type='html'>Alain Laurent: &lt;b&gt;Les vraies origines du néoconservatisme&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.lefigaro.fr/"&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 16/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le récent ouvrage d’Alain Frachon et Daniel Vernet, &lt;i&gt;L’Amérique messianique&lt;/i&gt; (Le Seuil), a l’intérêt d’heureusement remettre les choses en place au sujet de l’élémentaire distinction à faire entre les «neo-cons» (ouverts à la modernité et à la sécularisation, pleins adeptes du libre-échange...) et les conservateurs traditionalistes de la «droite morale» (partisans du retour du religieux dans la vie sociale et politique, volontiers protectionnistes et populistes...). Mais, comme bien d’autres livres traitant ces temps-ci trop hâtivement du même thème devenu à la mode, il véhicule et accrédite une grave erreur historique en donnant à penser que le néoconservatisme américain serait apparu seulement et subitement au début des années 1970 (1). Lorsque, effectivement, à ce moment-là, Irving Kristol et Norman Podhoretz commencent à s’imposer et qu’un commentateur de gauche les baptise «neoconservatives», cela fait en réalité déjà une quinzaine d’années que, sans être nommé ni encore reconnu dans son identité et sa cohérence intellectuelles, le courant néoconservateur a pris naissance puis vigoureusement consistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappeler qui en furent les vrais pères fondateurs et ce qu’étaient leurs intentions originelles permet pourtant de liquider bien des contresens le concernant. Et de mieux mesurer certains enjeux capitaux de la vie politique et idéologique américaine actuelle. Tout commence véritablement quand, en novembre 1955, un certain William Buckley J.-R., frais émoulu de la Yale University fonde &lt;i&gt;National Review&lt;/i&gt;, une publication encore existante et bien vivante, autour de laquelle vont vite se retrouver nombre d’intellectuels américains révulsés par l’hégémonie perverse du «liberalism». Certains d’entre ceux-ci sont d’anciens «leftists» (trotskistes ou communistes ayant viré de bord), au premier rang desquels s’affirment James Burnham et Franck Meyer, deux agnostiques qui ne doivent rien à Leo Strauss et deviennent les principaux chroniqueurs de &lt;i&gt;National Review&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Historien de la littérature, Franck Meyer (1909-1972) tient une retentissante rubrique intitulée “Principles and Heresies”, où il pourfend les complaisances pacifistes à l’égard du communisme comme les effets dévastateurs de l’étatisme du New Deal sur la liberté individuelle. Admirateur de John Stuart Mill, il s’oppose durement à Russell Kirk, auteur en 1953 de &lt;i&gt;The Conservative Mind&lt;/i&gt; promu en bible du conservatisme traditionaliste (voici un conflit des plus révélateurs !). Dans son ouvrage le plus remarquable, &lt;i&gt;In Defense of Freedom : a conservative credo&lt;/i&gt; (1962), Franck Meyer célèbre les vertus de l’individualisme fondé sur un ordre moral objectif et se présente en «libertarian conservative» — tout un programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à James Burnham (1905-1987), c’est un philosophe d’ailleurs quelque peu connu en France grâce à son ami Raymond Aron qui a tôt fait traduire &lt;i&gt;L’Ere des organisateurs&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;The Managerial Revolution&lt;/i&gt;, 1941). Après &lt;i&gt;The Struggle for the World&lt;/i&gt; (1947), &lt;i&gt;The Coming Defeat of Communism&lt;/i&gt; (1950) et &lt;i&gt;Containment or Liberation&lt;/i&gt; (1953) consacrés à la lutte antisoviétique, sa grande oeuvre est &lt;i&gt;Suicide of the West : an essay on the meaning and destiny of liberalism&lt;/i&gt;, publié en 1964. En parfait accord avec Buckley et Meyer, il y désigne en dangers publics numéro un de l’Occident les «liberals» — lesquels, dans le contexte américain, n’ont rien à voir avec les libéraux classiques européens, comme l’avait à l’époque déjà signalé Raymond Aron dans &lt;i&gt;L’Opium des intellectuels&lt;/i&gt; puis &lt;i&gt;Espoir et peur du siècle&lt;/i&gt;. Actif militant de l’anticommunisme, il participe à la création du Committee for Cultural Freedom, le très international Congrès pour la liberté de la culture, célèbre dans les années 1950-1960.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la petite histoire qui fait finalement la grande, on retiendra que ce sont Franck Meyer et James Burnham qui, dès les présidentielles de 1964, repèrent et mettent politiquement en selle Ronald Reagan après que celui-ci eut avec talent pris part à la campagne conservatrice de Barry Goldwater. Devenu président seize ans plus tard, Reagan le leur rendra bien. Le 20 mars 1981, il célèbre publiquement le souvenir de Franck Meyer devant la Conservative Political Action Conference en révélant tout ce qu’il lui doit. Et, en 1983, il remet la Médaille de la liberté à James Burnham en le couvrant d’éloges pour son rôle d’éveilleur précoce contre le totalitarisme rouge. Il est symptomatique que ces deux pionniers du néoconservatisme aient enfin tout récemment eu droit chacun a une biographie : &lt;i&gt;Principles and Heresies : Franck Meyer and the shaping of the american conservative movement&lt;/i&gt;, par Kevin J. Smant, et &lt;i&gt;James Burnham and the struggle for the world : a life&lt;/i&gt;, par Daniel Kelly, l’une et l’autre parues chez ISI Books en 2002.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que s’agissait-il donc pour eux de «conserver» ? Non pas, et c’est en cela qu’ils sont «néos», des traditions passéistes à l’instar des «new conservatives» réactionnaires de type Russell Kirk qui ne jurent que par Burke et même Joseph de Maistre et détestent la société ouverte. Mais l’esprit de la Constitution originelle et l’inspiration de Jefferson, selon eux menacés par un establishment «liberal» autant coupable de pacifisme et de complaisance envers l’URSS que de perversion laxiste ou de social-étatisme (le Welfare State). Franck Meyer et James Burnham seront les tout premiers à critiquer l’«affirmative action» apparue dans les années 60 avec l’administration Johnson puis la contre-culture qui devait plus tard déboucher sur le relativisme multiculturel...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Pour conserver la liberté, il faut par conséquent la défendre. Et elle se défend d’autant mieux qu’on ne se contente pas de contenir ses ennemis extérieurs et qu’on ose entreprendre de les faire reculer pour ensuite les réduire et libérer les peuples asservis. C’est pourquoi ces premiers néoconservateurs rompent avec l’isolationnisme traditionnel des conservateurs. A long terme, la chute du mur de Berlin sera leur oeuvre patiente et obstinée.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Morale de l’histoire ainsi rétablie en sa vérité : si leurs actuels héritiers (la «troisième génération» des Richard Perle, Paul Wolfowitz, Lawrence Kaplan, William Kristol...) étaient demeurés davantage fidèles à l’inspiration certes ni «messianique» ni encore moins puritaine des pionniers du néoconservatisme, peut-être l’après-guerre en Irak se serait-elle mieux passée. Sans être parasitée par la présomption et la religiosité obsessionnelle d’un G. W. Bush finalement bien moins «neo-con» que le lucide John McCain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Ces auteurs trop pressés méconnaissent tellement certains aspects de leur sujet qu’ils ne se rendent même pas compte que le titre de leur conclusion, «Les idées ont des conséquences», n’est pas autre chose que la reprise de celui d’un des livres-phares de la préhistoire néoconservatrice : &lt;i&gt;Ideas have consequences&lt;/i&gt;, de Richard Weaver, paru en 1953 ! Pour qui veut réellement connaître la saga des néoconservateurs américains, rien de tel que lire le désormais classique &lt;i&gt;The conservative intellectual movement in America&lt;/i&gt;, de George Nash (ISI Books, réédité en 1998).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alain Laurent:  Philosophe et historien des idées, directeur de la collection «La Bibliothèque classique de la liberté» aux Belles Lettres. Dernier ouvrage paru :  &lt;i&gt;La Philosophie libérale&lt;/i&gt;  (Les Belles Lettres, 2002).&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109871817810408541?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109871817810408541/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109871817810408541' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109871817810408541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109871817810408541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/alain-laurent-les-vraies-origines-du.html' title='Alain Laurent: Les vraies origines du néoconservatisme'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109834769671878384</id><published>2004-10-21T01:33:00.000-07:00</published><updated>2004-10-21T01:34:56.716-07:00</updated><title type='text'>Stéphane Denis.— Que voulons-nous faire de nous ?</title><content type='html'>Stéphane Denis: &lt;b&gt;Que voulons-nous faire de nous ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 19/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des principaux arguments des partisans de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne est que cette grande nation, si on la vexe, n’aimera pas ça. C’est probable. Le premier ministre turc roule d’ailleurs des yeux menaçants dès qu’on a le malheur de lui adresser la parole. On sent toute une série de conséquences impossibles à juguler et, jusqu’au 17 décembre, nous allons raser les murs en nous demandant à quoi l’idée même d’un refus va nous exposer. Il ne s’agit bien entendu que d’une idée, et les froncements de sourcils de M. Erdogan ont l’air de pure tactique : il semble bien sûr de son fait. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant le problème s’est déplacé. Ce n’est pas seulement les Turcs. C’est nous. La vérité est qu’il est tout à fait possible que ce monde soit meilleur un jour, et plus prospère, et en plus en sécurité, en associant les peuples les uns aux autres, en mêlant les civilisations et en se disant chez soi partout. Mais il n’est pas certain que nous ayons envie d’y vivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En choisissant de nous associer à nos voisins, nous pensions que nous ne leur ferions plus la guerre. Nous étions proches les uns des autres. La langue nous séparait, mais nous ne croyions pas cet obstacle insurmontable. Cette aventure était un choix délibéré. Bientôt, nous avons envisagé d’aller de l’avant. Nous avons commencé à songer aussi qu’il y aurait un moment où il faudrait s’arrêter. Nous y sommes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est-à-dire que nous sommes à ce moment de notre pensée d’autrefois, à ce moment que nous avions prévu sans nous y appesantir et que nous nous disons qu’il est peut-être déjà trop tard. Cela tombe sur les Turcs. D’une certaine façon ce n’est pas de chance pour eux. Cela aurait pu tomber sur quelqu’un d’autre, un autre peuple, un autre pays. Nous aurions pu, si l’Union soviétique n’avait pas aussi longtemps figé le paysage à l’Est, discuter longtemps de la nécessité d’ouvrir nos frontières en mouvement à ses anciens satellites. Mais l’histoire nous a pris par surprise. Nous avons dit oui sans trop savoir à qui, comme ça et tout de suite, et nous avons découvert ces fiancées qui s’appellent l’Estonie, la Slovaquie, leur grande soeur la Pologne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Le sentiment que nous allons trop vite, en mélangeant tout, est né autant de ce qui n’est pas une accélération de l’histoire, mais une histoire sans frein, que des caractéristiques de la Turquie. Que la Turquie soit nombreuse, musulmane, excentrée, sont autant de raisons à notre méfiance. Que personne ne sache plus contrôler la machine, la cause de notre prise de conscience. Et de notre refus, car quand nous disons non à la Turquie, nous disons à la fois non à la Turquie et non à la chose que nous avons créée et qui se développe désormais sans nous. Une espèce d’existence autonome de l’Europe, ravie d’elle-même et dont le principe générateur est non pas de croître et embellir (croître en puissance, embellir la vie de chacun) mais de grossir, grossir, grossir.&lt;/font&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre la sensation d’être grand et l’impression d’être gros il y a une différence. Nous la ressentons profondément. Elle nous met mal à l’aise. Ce n’est pas l’idée que nous allons disparaître dans un trop vaste ensemble. Ni ce qu’on appelle, au petit bonheur des nécessités du jour, de ces évidences gênantes (à propos de l’immigration, etc.) le débat identitaire. C’est la certitude qu’il faut que nous répondions à cette question, non pas : qui sommes-nous ? mais : qu’allons-nous faire de nous ? Un ancien premier ministre, Michel Rocard, s’est demandé si les Français ont les armes intellectuelles pour comprendre l’affaire turque. Je ne sais pas s’ils disposent tous des statistiques les plus récentes sur la production des raisins de Smyrne ou l’économie comparée de l’Anatolie et du Bazar d’Istanbul, je ne crois pas qu’ils soient très familiers des mécanismes compensatoires et du principe de subsidiarité, mais ce que je crois c’est que les Français ont une idée assez nette de ce qu’ils ont réalisé avec leurs voisins en quarante ans. Ils savent très bien les Européens qu’ils sont. Ils savent extrêmement bien ce que c’est que l’Europe. Ils la vivent tous les jours. Il y a des choses qu’ils aiment et des choses qu’ils n’aiment pas, mais si leurs armes ne sont pas toutes intellectuelles, elles sont toutes réelles et ils s’en satisfont, merci. Leur compréhension actuelle de l’Europe n’est pas un refus de l’avenir mais une reconnaissance du présent : par exemple, ils voient très bien ce qui sépare la Turquie de l’Europe, et ne sont pas du tout gênés quand il faut inscrire, au premier rang de ces raisons négatives, la religion. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pour cela que l’argument du club chrétien que M. Erdogan a réutilisé récemment et toujours sur un ton menaçant, me semble un pétard mouillé. &lt;font color=red&gt;Il est parfaitement exact que l’Europe est un club chrétien par son histoire et sa culture. Il y a une unité européenne qui repose sur la race, la couleur de la peau et la continuité géographique, comme il y a une unité africaine ou chinoise ; et sur la religion.&lt;/font&gt; Les Français ne sont plus gouvernés par la chrétienté mais ils ne sortent pas d’une nuée, d’un plan, d’un compromis au Conseil des ministres. Notions anciennes et enfouies qui s’accommodent de réalités nouvelles, mais notions que nous devinons vitales ; vitales si nous nous posons toujours cette question : qu’allons-nous faire de nous ? Pour qui faisons-nous l’Europe ? Pour les autres ou pour nous ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, l’organisation d’une large part du monde en zone indifférenciée dont la richesse et l’activité grignoteront sans arrêt les bornes provisoires et autodéplaçables peut être un objectif en soi. C’est le principe de toute organisation, nous l’avons appris à l’école ; et c’est un objectif qui n’a pas besoin de dirigeants. Il marchera très bien tout seul. C’est le principe de l’Europe pour tous, hypothèse probable et qui, à mon avis, a de grandes chances de réussir. Réussir à triompher de toute espèce de réticence, veux-je dire. En d’autres termes, le monde qui se prépare pour nous non seulement échappe à notre contrôle mais n’a pas besoin de nous — de nous tels que nous n’avons pas besoin de nous définir — tels que nous sommes. Les Turcs, voyez-vous, n’y sont pour rien.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109834769671878384?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109834769671878384/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109834769671878384' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109834769671878384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109834769671878384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/stphane-denis-que-voulons-nous-faire.html' title='Stéphane Denis.— Que voulons-nous faire de nous ?'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109834732041863949</id><published>2004-10-21T01:28:00.000-07:00</published><updated>2004-10-21T01:28:40.416-07:00</updated><title type='text'>Israel, més fort que mai !</title><content type='html'>Henrique Cymerman: &lt;b&gt;Israel, más fuerte que nunca, según el Centro de Estudios Estratégicos de Tel Aviv&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href="http://www.lavanguardia.es/"&gt;La Vanguardia&lt;/a&gt;, 18/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El Tsáhal es rotundamente superior a los ejércitos árabes, según el informe anual del prestigioso Centro de Estudios Estratégicos Jaffa, de la Universidad de Tel Aviv.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cada año, este centro publica un informe comparativo sobre la situación de cada ejército de la zona y en el de este año se revela que la superioridad del Ejército israelí sobre los ejércitos de Oriente Próximo no sólo se mantiene, sino que se amplia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En el Informe se puede leer, sin embargo, que Israel no es superior a los países árabes en el número de soldados, tanques y aviones. Aun así señalan que estos números no son decisivos ante una posible guerra ya que &lt;font color=red&gt;las modernas tecnologías israelíes se impondrían a unos ejércitos árabes que todavía no se han renovado significativamente&lt;/font&gt;. Sólo Egipto está en un proceso de modernización de sus Fuerzas Armadas, en concreto gracias a la ayuda en el suministro de armas sofisticadas por parte de Estados Unidos. El otro gran Ejército árabe, el sirio, está muy lejos a nivel tecnológico del Tsáhal israelí.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En unas recientes maniobras militares israelíes a las que asistimos, en el desierto del Néguev, unas de las más importantes de los últimos años, el general, Iftah Ron Tal, jefe de las fuerzas terrestres israelíes, que incluyen a más de 300.000 hombres del servicio regular o reservistas, afirmó a &lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt; que el Tsáhal continuamente se adapta a las nuevas circunstancias; por ejemplo, es la primera vez que se incluye en estas maniobras no solamente un escenario de guerra convencional, por ejemplo en el frente sirio, sino también lo que en el Estado mayor israelí definen como “conflicto de baja intensidad” que supone la Intifada palestina en Gaza y Cisjordania. El general añadió que una de las conclusiones de la guerra del Yom Kipur de 1973 está siendo puesta en práctica ahora en lo que definió como “una revolución en las fuerzas armadas”. Ahora los oficiales de todas las unidades son formados conjuntamente durante ocho meses para asegurar más cooperación entre todos. Lo mismo ocurrió en el ejercicio en el que participaron a la vez la Fuerza Aérea, tanques, comunicaciones, artillería e Inteligencia militar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El presidente de la Comisión de Defensa y Exteriores del Parlamento, Yuval Steinitz, presente en las maniobras, afirmó que “la amenaza básica para la existencia del Estado de Israel son los ejércitos regulares árabes tales como el egipcio, el iraní, el sirio y el saudí”. Le preguntamos por que incluye a Egipto en las amenazas si hay un acuerdo de paz bilateral y contestó: “Egipto es un peligro, se ha reforzado de forma increíble pese a no estar bajo amenaza de nadie y dispone de superioridad militar en Africa y ante cualquier país árabe. Esperamos que pese a su hostilidad, la paz se mantenga entre nosotros pero tenemos que estar preparados para todo.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hicimos la misma pregunta al coronel Gad Hirsh — jefe del curso de oficiales — y su respuesta fue totalmente diferente: “¿Egipto? No nos preparamos para una guerra contra ellos porque afortunadamente es un país con el que tenemos un acuerdo de paz y estamos muy contentos por ello.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hirsh lamentó la muerte de niños palestinos en la operación militar en Gaza afirmando: “Yo mismo soy padre de tres niñas. Me siento muy mal, fatal y me duele de forma personal cuando mueren personas jóvenes e inocentes.” Y añadió: “Siempre me acuerdo que al novio de mi hija se le murió su padre en un atentado suicida en el supermercado que está a 200 metros de mi casa.” El coronel resumió: “En una zona poblada tenemos prohibido actuar como un elefante en una tienda de juguetes. Tenemos que atacar sólo a los terroristas pero el problema es que éstos se esconden dentro de la población.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Decimos a Steinitz que en Europa hay duras acusaciones contra Israel por la muerte de decenas de civiles palestinas en las operaciones militares de su país. Su respuesta fue contundente: &lt;font color=red&gt;“Yo tengo una acusación muy grave contra la hipocresía europea. Que me enseñan en Europa un ejército occidental, ya sea americano, ingles, español o italiano que luche en un terreno densamente poblado, contra cientos de terroristas que se esconden intencionadamente en colegios y que tenga éxito y que al final la mayoría de las victimas sean terroristas armados y no civiles. En todas las comparaciones, Israel tiene el ejército más ético y delicado en el mundo. Y los europeos en vez de apreciar esto, actúan de forma hipócrita y acusan al ejercito más cuidadoso y moral.”&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los analistas israelíes afirman que una de las principales razones de la situación armada de los países árabes es el desmoronamiento de la Unión Soviética, una potencia que les apoyaba material y económicamente. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El informe del centro establece que “la superioridad militar de Israel es impresionante tanto a nivel convencional como no convencional”. Y añade: “Israel goza hoy en día de una superioridad estratégica general en todo Oriente Próximo y afronta el plan de retirada de la Franja de Gaza, previsto para el 2005 en una posición de fuerza.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pese a dicha superioridad, los analistas advierten que Israel aun tiene cuestiones que han de preocuparle seriamente. Son dos amenazas no convencionales básicas que pueden poner en peligro la existencia de Israel. Por un lado, la posibilidad de que Irán disponga en un plazo muy corto de tiempo, varios años, de capacidad nuclear y por otro, la amenaza del terror islámico internacional, que puede también conseguir armas no convencionales y usarlas contra Israel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El informe avisa que “durante el año pasado Irán avanzó peligrosamente en su programa nuclear”. Respecto a la segunda amenaza, se advierte del peligro que grupos terroristas como Al Qaeda actúa contra ciudadanos israelíes y judíos en todo el mundo, usando incluso armas no convencionales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Por último, los analistas critican al Gobierno israelí por no hacer caso de las insinuaciones de Siria para reemprender el proceso de paz entre los dos países. “Israel hace un gran error ya que debería intentar sacar a Siria del círculo de la guerra. Este hecho tendría consecuencias importantes como frenar a Hezbollah (milicias fundamentalistas libanesas) en su lucha armada contra Israel, mejoraría la posición israelí en la zona y afrontaría de mejor forma el conflicto con los palestinos”, concluye el informe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;ISRAEL:&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 631.500&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 3.700&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 518&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 205&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: SE DESCONOCE&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;EGIPTO: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 704.000&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 3.000&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 505&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 230&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: 24&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;IRÁN: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 870.000&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 1.700&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 203&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 365&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: 40&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;SIRIA: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 421.500&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 3.700&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 450&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 213&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: 45&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;JORDANIA: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 160.700&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 975&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 97&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 85&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: SE DESCONOCE&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;IRAQ: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 133.500&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 0&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 0&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 0&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: 0&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;ARABIA SAUDITA: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 191.500&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 750&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 286&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 214&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: 12&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;LÍBANO: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 61.400&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 280&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 0&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 16&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: 0&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;UNIÓN DE EMIRATOS ÁRABES: &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;li&gt;SOLDADOS: 65.500&lt;br /&gt;&lt;li&gt;TANQUES: 532&lt;br /&gt;&lt;li&gt;AVIONES DE COMBATE: 48&lt;br /&gt;&lt;li&gt;HELICÓPTEROS: 102&lt;br /&gt;&lt;li&gt;LANZADORAS DE MISILES: 6&lt;br /&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Fuente: Centro de Estudios Estratégicos de Yaffo, de la Universidad de Tel Aviv.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109834732041863949?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109834732041863949/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109834732041863949' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109834732041863949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109834732041863949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/israel-ms-fort-que-mai_21.html' title='Israel, més fort que mai !'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109776745069836539</id><published>2004-10-14T08:22:00.000-07:00</published><updated>2004-10-14T08:24:10.700-07:00</updated><title type='text'>Rumsfeld.— Remporter la guerre contre la terreur</title><content type='html'>Donald H. Rumsfeld (*): &lt;b&gt;Remporter la guerre contre la terreur&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 12/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons assisté, le mois dernier, au troisième anniversaire du jour qui a éveillé l’Amérique à un nouveau monde — ce jour où des extrémistes ont tué des centaines d’innocents sur le sol américain. La semaine dernière a marqué le troisième anniversaire du commencement de l’opération «Liberté immuable», le jour où l’Amérique s’est résolue à mener la guerre contre les extrémistes eux-mêmes et où nous avons attaqué al-Qaida et les talibans en Afghanistan. Trois années après le début de la guerre mondiale contre la terreur, certains se demandent si l’Amérique est plus sûre et si le monde est plus riche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont là des questions pertinentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais adoptons tout d’abord un point de vue historique. Nous avons souvent entendu dire que cette guerre mondiale contre l’extrémisme constituera la tâche d’une génération et qu’il s’agit d’une guerre susceptible de se poursuivre pendant des années, tout comme la guerre froide, qui a duré des décennies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous considérons désormais la guerre froide comme une grande victoire de la liberté. Mais rien n’était certain ni prédéterminé. Les cinquante années de cette bataille épique entre le monde libre et l’empire soviétique ont été remplies de divisions, d’incertitudes, de doute de soi, de revers et d’échecs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même avec nos alliés les plus proches, des conflits ont existé concernant la politique étrangère, la diplomatie, le déploiement des armes et les stratégies militaires. Dans les années 60, en 1966 exactement, la France s’est retirée du volet militaire de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan). Aux Etats-Unis, les chroniqueurs et les éditorialistes de cette époque se sont interrogés et ont émis des doutes sur la politique américaine. Des citoyens américains ont même parfois vu leur propre gouvernement accusé d’être belliciste ou agresseur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les Etats-Unis, sous la gouvernance des deux partis politiques, et nos alliés ont fait preuve de persévérance et ont résolu le conflit, année après année. Les stratégies ont varié, de la coexistence à l’endiguement, de la détente à la confrontation. Nos dirigeants ont continué à résister à ce que beaucoup considéraient comme un ennemi invincible, et le régime soviétique s’est finalement effondré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette leçon a dû être réapprise à travers les âges : elle consiste dans l’idée que la faiblesse est une provocation, et qu’un refus de faire face aux risques qui menacent peut accroître, et non réduire, les dangers futurs, et que la victoire revient en fin de compte à ceux qui sont résolus et inébranlables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le 11 septembre et le début de notre offensive contre le terrorisme, il est apparu clairement que notre coalition avait en face d’elle un ennemi sans pays ni cerveau véritables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus de trois années auparavant, al-Qaida constituait déjà un danger grandissant. Son chef, Oussama Ben Laden, était en sécurité et à l’abri en Afghanistan. Son réseau était disséminé dans le monde entier et s’attaquait aux intérêts américains depuis des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois années plus tard, plus des trois quarts des membres et associés importants d’al-Qaida ont été soit emprisonnés soit tués. Oussama Ben Laden est en fuite, un grand nombre de ses associés importants sont sous les verrous ou sont morts, et ses réseaux d’aide financière, affaiblis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Afghanistan, jadis contrôlé par les extrémistes, est aujourd’hui dirigé par Hamid Karzaï. Il se trouve parmi les premiers récipiendaires des efforts de ceux qui, dans le monde, soutiennent les modérés contre les extrémistes. Les stades de football jadis utilisés pour les exécutions publiques sous le régime des talibans sont aujourd’hui utilisés, encore une fois, pour le football. Plus de 10 millions d’Afghans, dont 41% de femmes, se sont inscrits sur les listes électorales pour voter lors de la première élection nationale du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Libye, qui soutenait les terroristes et cherchait secrètement à se doter de la puissance nucléaire, est devenue une nation qui a renoncé à ses programmes d’armement illégaux et qui se dit désormais prête à rejoindre à nouveau la communauté des nations civilisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réseau de prolifération nucléaire du savant pakistanais A. Q. Khan — lequel apportait une aide meurtrière à des nations telles que la Libye et la Corée du nord —, a été démasqué et démantelé. En effet, le Pakistan, jadis bien disposé envers al-Qaida et le régime des talibans, s’est rangé, sous le président Pervez Musharraf, aux côtés du monde civilisé et constitue désormais un allié inconditionnel contre le terrorisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Otan dirige désormais la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan et aide à former les forces de sécurité irakiennes, une nouvelle importante responsabilité «hors zone». L’ONU aide à l’organisation d’élections libres en Afghanistan et en Irak. Plus de soixante pays travaillent de concert pour arrêter la prolifération des armes de destruction massive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois ans auparavant, en Irak, Saddam Hussein et ses fils dirigeaient brutalement une nation au coeur du Moyen-Orient. Saddam Hussein tentait régulièrement de tuer des équipages américains et britanniques en violant les zones interdites de survol. Il ignorait les dix-sept résolutions du Conseil de sécurité des Nations-unies. Il versait des allocations de 25 000 dollars aux familles des auteurs d’attentats suicides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois années plus tard, Saddam est prisonnier et attend son procès. Ses fils sont morts. La plupart de ses associés sont derrière les barreaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Irak est doté d’une Constitution provisoire qui inclut une déclaration des droits et une magistrature indépendante. Des conseils municipaux ont été constitués dans quasiment toutes les grandes villes et dans la plupart des villes et villages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Irakiens sont désormais autorisés à s’exprimer, écrire, regarder et écouter tout ce qu’ils souhaitent, chaque fois qu’ils le souhaitent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a-t-il eu des revers en Afghanistan et en Irak ? Bien sûr. Mais l’ennemi ne peut pas gagner militairement. Ses armes sont la terreur et le chaos. Il attaque l’espoir ou le progrès pour tenter de miner le moral. Il sait que s’il parvient à gagner la bataille de la communication, nous perdrons notre volonté et nous partirons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons là une période difficile. Du coeur de Manhattan et de Washington DC à Bagdad, Kaboul, Madrid, Bali et les Philippines, un appel aux armes a retenti et le résultat de ce combat déterminera la nature de notre monde pendant les décennies à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, comme jadis, la tâche ardue d’écrire l’histoire incombe à l’Amérique, à notre coalition, à notre peuple. Nous y parviendrons en sachant que la liberté est de notre côté, et que c’est nous qui l’imposerons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Secrétaire américain à la Défense.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109776745069836539?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109776745069836539/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109776745069836539' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109776745069836539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109776745069836539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/rumsfeld-remporter-la-guerre-contre-la.html' title='Rumsfeld.— Remporter la guerre contre la terreur'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109776657426013769</id><published>2004-10-14T08:03:00.000-07:00</published><updated>2004-10-14T08:14:09.923-07:00</updated><title type='text'>Entrevista a Robert D. Kaplan</title><content type='html'>Núria Navarro: &lt;b&gt;Robert D. Kaplan: “La decisió d’envair l’Iraq no va ser un error”.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;El Periódico&lt;/i&gt;, 12/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;Robert D. Kaplan és un dels analistes polítics més brillants amb què compta l’Amèrica del Nord republicana. ¿La seva singularitat? Sol parlar abans que ningú de llocs que, al cap de poc temps, passen a les portades de tota la premsa mundial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boston (EUA), 1951. Periodista i viatger. Publica &lt;i&gt;Invierno mediterráneo&lt;/i&gt; (Ediciones B).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aquest brillant articulista de l’&lt;i&gt;Atlantic Monthly&lt;/i&gt; és una carta intel.lectual dels republicans.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;—Les seves prediccions són infal.libles. ¿És un agent de la CIA?&lt;br /&gt;—Pregunti-ho a la meva dona, que diu que sempre ho faig tot malament...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Seriosament. Vostè arriba on no arriba ningú.&lt;br /&gt;—Miri, les anàlisis polítiques des d’hotels de luxe no van enlloc. Jo aplico la mirada dels viatgers del segle XIX per extreure conclusions. Arribo a un país i em pregunto: ¿quin és l’assumpte del qual tothom té por de parlar? El futur està escrit en els silencis, en les pors i en les vergonyes de la gent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Quins són els silencis de l’Amèrica del Nord?&lt;br /&gt;—Ningú parla que en els pròxims 50 anys la societat nord-americana serà semihispana. Un de cada dos nord-americans parlarà espanyol. El poder es desplaçarà de l’eix Est-Oest que uneix la costa atlàntica amb la del Pacífic, a la Nord-Sud, que va del Canadà a Mèxic. Com que això serà inevitable, la qüestió serà com fer-ho menys dolorós. ¿Vol un altre tema silenciat?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Endavant.&lt;br /&gt;—La guerra contra el terrorisme permet als EUA preparar-se per a una confrontació amb la Xina. El futur del terrorisme és a l’Àsia. Els nord- americans tanquen bases a Europa i n’obren al Pacífic i a l’Afganistan. Els xinesos controlen els extrems del canal de Panamà, creixen a Micronèsia, són a la banya de l’Àfrica. Són bons omplint forats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Ara posaré a prova el seu olfacte. ¿Qui guanyarà el 2-N?&lt;br /&gt;—L’única cosa intel.ligent que puc dir és que, tot i els mals resultats de Bush, està una mica per sobre de Kerry. Miri, els nord-americans no analitzen Bush com els europeus. ¡El coneixen des de fa 40 anys!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—En els últims tres anys ha batut el rècord de despropòsits.&lt;br /&gt;—Jo, encara que sense entusiasme, el tornaré a votar. ¿Per què? Perquè Kerry arriba a les eleccions sense cap mena d’història al Senat. El seu expedient és tan dolent que a la convenció demòcrata només van voler treure l’assumpte del Vietnam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Ho té tot per fer, però Bush...&lt;br /&gt;—Bush s’assembla a Carter. Carter va presidir amb una política exterior dividida, assessorat per Brzezinski, per un costat, i per Cyrus Vance, per l’altre. A Bush li ha passat això amb Rumsfeld i Powell. ¡N’havia d’acomiadar un dels dos! No hi ha unitat en la política exterior. Per això l’assumpte de l’Iraq ha anat malament.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Per això?&lt;br /&gt;—¡La invasió va ser un èxit! ¡Un xou del Pentàgon! Però quan es va establir el control, va passar a ser un repte entre agències. I per governar la situació es necessitava el Departament d’Estat, ocupat en qüestions de desenvolupament i control civil...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Rumsfeld reconeix errors de partida i vostè parla d’¿èxit?&lt;br /&gt;—Les raons per les quals es va envair l’Iraq no van ser les armes de destrucció massiva, sinó raons morals molt semblants a les de Bòsnia i Kosovo. ¡Saddam va matar moltes més persones que Milosevic! Però l’argument moral tenia un problema.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¿Quin?&lt;br /&gt;—Clinton el va treure a col.lació a Bòsnia i Kosovo i el públic no va respondre. Bush va aprendre la lliçó.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Parla des de la fe republicana.&lt;br /&gt;—No. El règim de l’Iraq era tan repressor com els dels països estalinitzats dels anys 50. La tirania era brutal. Així que, després de l’11-S, hi va haver una finestra política per poder enderrocar Saddam. Per això, en cert sentit, va ser un atac preventiu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—El petroli i la inversió saudita no hi tenien res a veure, és clar.&lt;br /&gt;—Els EUA aconsegueixen més petroli de Colòmbia i Veneçuela que de tots els països àrabs junts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Així, de l’1 al 10, ¿quina nota dóna a Bush en aquest conflicte?&lt;br /&gt;—Un cinc. Hi ha coses que ha fet bé. No va acceptar l’alto el foc a l’Afganistan quan començava el Ramadà, demostrant a l’Aliança del Nord que anava seriosament. També va veure que no hi calien gaires tropes allà. I es va moure ràpid per captar gent al Iemen i a les Filipines. Si ell i Cheney parlessin millor, ho podrien utilitzar a la campanya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—Érem a l’Iraq...&lt;br /&gt;—El cas de l’Iraq és com casar-se. Prens decisions amb unes proves del 20%. Quan esbrines el que necessitaves saber, ja t’has casat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;—¡Senyor Kaplan!&lt;br /&gt;—La decisió d’envair l’Iraq no va ser un error. L’error està en els detalls, com utilitzar contractistes privats per formar el nou Exèrcit iraquià. L’èxit a Samarra és degut al canvi del mètode d’instrucció.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109776657426013769?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109776657426013769/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109776657426013769' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109776657426013769'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109776657426013769'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/entrevista-robert-d-kaplan.html' title='Entrevista a Robert D. Kaplan'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109748425068804005</id><published>2004-10-11T01:41:00.000-07:00</published><updated>2004-10-11T01:44:10.690-07:00</updated><title type='text'>La capitulation de la République</title><content type='html'>&lt;b&gt;La capitulation de la République&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;a target=_blank href=”http://www.lefigaro.fr/”&gt;Le Figaro&lt;/a&gt;, 11/10/2004. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’on doutait encore du danger d’inclure la Turquie dans l’Union européenne, il faut écouter ce que certains des dirigeants actuels d’Ankara et de leurs représentants disent en privé à leurs interlocuteurs français. On ne prétend pas présenter ici leur discours comme représentatif d’une nation diverse comme le sont toutes les autres. Mais il reflète pour une bonne part la pensée et la stratégie des «islamistes modérés» qui détiennent la majorité dans le pays. Il est également soutenu par les héritiers du kémalisme, dont le nationalisme fait, face au problème de l’adhésion à l’Europe, les alliés objectifs du parti au pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel qu’il est, direct, voire brutal, ce discours est un élément qui, dans le débat actuel, doit être versé au dossier. Peut-être que, s’il était mieux connu, les conditions institutionnelles et financières opposées par Bruxelles à l’admission de la Turquie avant 2015 seraient jugées moins sévères par les inconditionnels d’un choix politique qui s’annonce comme une capitulation en rase campagne de l’idéal républicain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour permettre de mesurer l’ampleur de l’enjeu, voici, en substance, ce que certains Turcs, parmi les plus éminents, nous disent sans ménagements : &lt;font color=red&gt;Si les négociations échouent, ou si vous dites non au référendum sur l’entrée de notre pays dans l’Europe, c’en sera fini des relations entre nos deux nations. Nous n’en voudrons pas aux Anglais, ni aux Allemands, mais nous en tiendrons rigueur tout particulièrement à vous et nous agirons en conséquence. Vous en paierez le prix dans le domaine des échanges et de l’emploi, dont vous avez le plus grand besoin. Vous constaterez aussi que vous avez plus à craindre des flux migratoires sans nous qu’avec nous. Voyez comment les Portugais et les Espagnols ont cessé de s’expatrier à mesure que leur niveau de vie s’est accru après leur entrée dans l’Union. Vous ne pourrez pas davantage compter sur nous pour calmer le jeu au sein de l’&lt;a target=_blank href="http://www.uoif-online.com/"&gt;UOIF&lt;/a&gt; extrémiste, qui est le groupe dominant de votre Conseil français du culte musulman (&lt;a target=_blank href="http://www.portail-religion.com/FR/dossier/islam/pratique/institutions/CFCM/index.php"&gt;CFCM&lt;/a&gt;).&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette dernière menace est claire, et incite à s’interroger : pourquoi une telle vindicte à l’égard de la France ? C’est qu’on touche au point central du débat, qui est l’incompatibilité radicale entre la conception turque et la conception française de la laïcité. Sur ce point comme sur les autres, nos interlocuteurs ne mâchent pas leurs mots. &lt;font color=red&gt;En rejetant la Turquie,&lt;/font&gt; expliquent-ils, &lt;font color=red&gt;vous apporterez la démonstration que vous n’êtes pas une nation laïque, mais un pays fondamentalement catholique, animé par des préjugés anti-islamiques. Vos arguments démographiques et économiques, que vous n’opposez ni à l’Allemagne, ni aux candidats d’Europe centrale, cachent mal la priorité que vous donnez à la préoccupation religieuse. La preuve en est que vous êtes seuls à avoir voté, il y a quelques années, un texte de condamnation du génocide des Arméniens, alors que ce prétendu génocide, qui fut en réalité un crime de guerre &lt;i&gt;(sic)&lt;/i&gt; n’a jamais pu être démontré &lt;i&gt;(sic)&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Anglais, les Allemands,&lt;/font&gt; poursuivent nos donneurs de leçons, &lt;font color=red&gt;reconnaissent, comme nous, l’importance du phénomène religieux dans leur société. Cela leur permet de faire face à la réalité de l’existence d’autres religions, et de les contrôler. Pour instaurer la laïcité en Turquie, Atatürk s’est inspiré, il est vrai, du précédent français. Mais il a compris qu’il n’avait pas en face de lui une église sunnite, comparable à l’église catholique, ou même à la hiérarchie chiite, avec laquelle il pourrait négocier. Il a donc choisi de s’écarter de son modèle en plaçant les responsables et les enseignants du culte sunnite sous la tutelle de l’Etat. Cela lui a permis de donner le droit de vote aux femmes bien avant vous, et d’interdire le port du voile non seulement à l’école et dans l’administration, mais également à l’Université. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la différence du modèle kémaliste,&lt;/font&gt; insistent les éminences d’Ankara, &lt;font color=red&gt;vous vous êtes privés, vous autres Français, des moyens de contrôler les cultes en pratiquant en 1905 une séparation totale qui était en réalité un compromis entre l’Etat et la seule Eglise catholique. Face à l’islam sunnite, vous voici démunis. La faiblesse de votre système vient d’être démontrée par le fait que votre ancien ministre de l’Intérieur, M. Sarkozy, a dû prendre l’initiative de créer le CFCM. Encore un effort, et vous vous apercevrez que votre modèle de laïcité est isolé en Europe, et qu’il vous désarme devant la montée des communautarismes que vous avez vous-même provoquée.&lt;/font&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel est le discours que nous tiennent les Turcs. Encore un effort en effet et la France redeviendra un espace public confessionnalisé, avec ce que cela implique de passions et de divisions. Sur le chapitre économique, social et démographique, l’argumentaire turc peut faire impression, bien que l’écart entre le haut et le bas de l’échelle soit colossal et que l’effet d’entraînement du bas par le haut soit loin d’être évident : à Chypre, le niveau de vie de la zone turque est le quart de celui de la zone grecque. L’émigration risquerait, dans ces conditions, d’être encouragée par la forte inégalité de la société turque, que l’introduction du droit social européen ne manquerait pas d’aggraver. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là pourtant n’est pas l’essentiel. Le fossé est culturel, et ce n’est pas un hasard si les immigrés turcs sont, en Europe, ceux qui résistent le plus à l’imprégnation du pays d’accueil. Quelle que soit sa fragilité, l’argumentaire de nos interlocuteurs a le mérite de souligner le problème central, qui est le bouleversement que l’adhésion de la Turquie introduirait à terme dans la culture européenne, et plus particulièrement dans notre vie politique et nos institutions. Le modèle républicain français interdit à César de se mêler des affaires de Dieu pour empêcher Dieu de se mêler des affaires de César. Dans cette logique, l’Etat n’est pas neutre, puisqu’il a le devoir de garantir la neutralité la plus grande possible de l’espace public. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette philosophie a, d’ores et déjà, un certain mal à intégrer l’article 10 du projet de traité constitutionnel de l’Union, qui s’inspire d’une autre philosophie, dominante au sein de l’Union, qui est celle de la neutralité de l’Etat, au risque de l’intrusion des cultes dans l’espace public. Cet article reconnaît «la liberté de manifester sa religion en public et en privé». Du moins nos voisins, confrontés à la montée de conflits interreligieux, ont-ils admis la nécessité de tenir la vie politique à l’écart des passions religieuses en se bornant à invoquer, dans le préambule du traité, les «valeurs» des «héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe». Il s’agit là, de leur part, face au défi de l’islam, d’un coup de chapeau à la pertinence du modèle français. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, loin de s’inscrire dans ce sens, les islamistes turcs au pouvoir nous invitent à régresser de plusieurs siècles. Et nous aident, du même coup, à saisir le lien entre l’adoption du traité constitutionnel et l’entrée de la Turquie de l’Union. A la conjonction de ces deux facteurs, un infléchissement de l’application de l’article 10 est inéluctable. L’Etat républicain sera de moins en moins en mesure de garantir la neutralité de l’espace public. Au risque de développer, entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux, un rapport de forces qui commence déjà à se dessiner et qui pourra à tout instant s’inverser. L’entrée de la Turquie dans l’Europe serait une divine surprise pour les intégristes de toutes confessions et de tous pays qui voient dans la crise actuelle des démocraties libérales une occasion inespérée de prendre leur revanche.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109748425068804005?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109748425068804005/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109748425068804005' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109748425068804005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109748425068804005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/la-capitulation-de-la-rpublique.html' title='La capitulation de la République'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109731433651000094</id><published>2004-10-09T02:28:00.000-07:00</published><updated>2004-10-09T02:32:16.510-07:00</updated><title type='text'>Culla.— Pròleg a “Israel, el somni i la tragèdia”</title><content type='html'>Joan B. Culla: &lt;b&gt;Pròleg a &lt;i&gt;Israel, el somni i la tragèdia&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En la configuració de la nostra opinió pública —occidental, espanyola, catalana— respecte del litigi àrabo-israelià, o israelo-palestí, és a dir d’allò que denominem amb optimisme «el conflicte del Pròxim Orient» —com si en aquella regió no n’hi hagués cap altre, de conflicte—, s’esdevé un fenomen singular, potser únic: tothom té, o creu tenir, una posició presa i definida pel que fa al contenciós, un punt de vista format. Qualsevol persona que col·labora en un periòdic —ni que sigui com a autor d’acudits gràfics— se sent autoritzada a utilitzar la seva vinyeta, o la seva crítica cinematogràfica, per prendre partit en la confrontació entre Israel i Palestina; qualsevol entitat, associació, grup polític o bé ONG es veu amb cor de formular doctrina pròpia —sovint, sota la forma més contundent i categòrica— sobre els drets i les culpes d’aquelles dues comunitats enfrontades; qualsevol corresponsal espontani gosa trametre als diaris una carta al director on atorga emfàticament la raó a un bàndol i abomina l’altre; qualsevol tertúlia, ja sigui mediàtica o de cafè, que s’ocupi del Pròxim Orient permet escoltar un grapat de sentències definitives que, a parer dels seus autors, deixen la tragèdia palestino-israeliana jutjada de manera irrevocable... Sostinc que aquesta és una conducta singular perquè ¿qui, entre nosaltres, gosaria prescriure fórmules per posar fi a la guerra civil o rebel·lió islamista algeriana que esclatà el 1992? ¿Quants s’atrevirien, a propòsit de la crisi a la regió africana dels Grans Llacs, a sentenciar si la raó la tenen els tutsis o bé els hutus? ¿On són les anàlisis i les preses de posició davant la guerra del Congo —a la vegada interna i internacional— que precedí i seguí la caiguda del dictador Mobutu? Cal recordar que a Algèria ja s’han comptabilitzat més de cent mil morts, que a Ruanda i Burundi les víctimes mortals passen del milió des del 1993, que al Congo ex-Zaire la mortaldat es calcula en dos milions i mig de persones des del 1998. I tanmateix, malgrat que aquests altres conflictes han estat infinitament més mortífers que el d’Israel-Palestina —durant el mateix període o en tota la seva història—, les nostres opinions públiques els contemplen en respectuós silenci, deixant que siguin els escassos especialistes o coneixedors directes del terreny els que hi portin alguna llum. ¿Què cal, doncs, deduir de la facúndia mediàtica, de la loquacitat general, de l’admirable facilitat amb què gairebé tothom concedeix i nega legitimitats, criminalitza o canonitza tot allò que fa referència a l’agònic duel entre palestins i israelians? ¿Cal deduir de tanta vehemència «opinadora» que existeix al nostre voltant un ampli coneixement de les arrels i les complexitats d’aquell conflicte, que creadors i consumidors d’opinió estan familiaritzats amb els factors demogràfics i econòmics, polítics i militars, culturals i religiosos que el caracteritzen i el condicionen? Crec rotundament que no. Ben al contrari, vint-i-cinc anys d’aproximació intel·lectual al tema, la participació en incomptables debats, col·loquis, taules rodones, conferències i xerrades sobre Israel i el Pròxim Orient, fins i tot els cursos de doctorat que he dedicat a la mateixa matèria, em permeten certificar un desconeixement tan generalitzat com transversal en tota mena de col·lectius professionals o culturals, des del tòpic ciutadà del carrer fins a l’acadèmic o el periodista. En un ambient on, sovint, encara cal explicar la diferència entre «àrab» i «musulmà», o entre «jueu» i «israelià» (no diguem ja entre «israelià» i «israelita»), saber si els territoris ocupats de Cisjordània i Gaza sumen 6.000 quilòmetres quadrats o 30.000, si el procés de reassentament jueu a Palestina va començar en la dècada de 1880 o en la de 1920, conèixer quin abast exacte té la «qüestió dels refugiats» palestins i el seu eventual retorn, són preguntes realment exòtiques per a la immensa majoria dels qui segueixen amb genuïna preocupació i amb espontània vehemència l’interminable litigi i en deploren els brutals efectes. Entre nosaltres, doncs, l’innegable interès que el tema desvetlla es veu perillosament alimentat pels tòpics, per les idees rebudes que, a còpia de veure-les repetides, adquireixen categoria de dogmes: el mite reversible de David contra Goliat, l’estigma llancívol del «terrorisme», la ficció d’un Israel monolític, les reminiscències culturals de la Guerra Freda... Enfront de la simplicitat dels tòpics, però, hi ha una realitat complexíssima, i és a aquesta realitat intricada que les pàgines següents voldrien consagrar-se. El subtítol del llibre —“Del sionisme al conflicte de Palestina”— pretén no pas reconèixer una parcialitat d’entrada, sinó advertir que el fil conductor de l’estudi serà l’experiència històrica israeliana. Amb la mateixa legitimitat i la mateixa voluntat de comprensió global que posseeixen aquells altres estudis —nombrosos— que s’aproximen al tema més aviat des d’una perspectiva àrab, o àrabo-palestina. I amb un propòsit ferm: explicar, no pas justificar, ni jutjar. Aquest és, eminentment, un llibre d’història; d’una història tan contemporània que el seu últim paràgraf caldrà cercar-lo en el diari d’avui, però d’història. Opino que un dels pitjors vicis intel·lectuals amb què solem acostar-nos a l’explosiu escenari d’Israel-Palestina és el «presentisme»: creure que tot va començar amb el més recent atemptat suïcida, o amb l’última represàlia militar, o a tot estirar amb l’esclat de la darrera Intifada; el fet de pensar que, en qualsevol moment, els dos bàndols poden posar els comptadors a zero i començar a discutir de cap i de nou. Però, quan els escoltes, t’adones que no és així; que, per als palestins, la matança de Deir Yassin del 1948 resulta tan propera i tan significativa com per als israelians la matança d’Hebron del 1929; que la Declaració Balfour del 1917 o la Resolució 181 (II) de l’Assemblea General de l’ONU, del 1947, no són esgrogueïdes peces de museu, sinó projectils en la batalla dialèctica, argumental i propagandística d’ara mateix. Sí, potser sí que, igual com als Balcans segons el famós diagnòstic de Churchill, també al Pròxim Orient es destil·la més història de la que poden consumir. En qualsevol cas, és imprescindible conèixer-la si volem entendre la naturalesa del conflicte, el seu enverinament, la violència creixent que el caracteritza; és imprescindible fins i tot com a talaia des de la qual entreveure una possible solució de compromís. Més enllà de l’impacte dramàtic que ens causen cada dia les notícies i les imatges datades a Jerusalem, a Jenin, a Gaza o a Tel Aviv, cal saber com i quan van sorgir els dos nacionalismes que es disputen aquella terra, quins factors endògens i exògens els van nodrir i els van donar forma, quin ha estat el paper &lt;i&gt;canviant&lt;/i&gt; de les successives grans potències, el de l’opinió pública internacional, el del món àrab, què uneix i què separa les dues societats enfrontades... Tant de bo que, al llarg dels propers capítols, totes aquestes grans qüestions o, almenys, algunes d’elles hi trobin respostes precises, entenedores i ponderades; no pas conclusions definitives ni veritats absolutes, perquè, justament, el pes de l’absolut, del sagrat, del transcendent —dels dogmes— és un dels llastos més feixucs i negatius que arrossega aquest conflicte on es disputen tantes coses «santes».&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109731433651000094?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109731433651000094/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109731433651000094' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109731433651000094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109731433651000094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/culla-prleg-israel-el-somni-i-la.html' title='Culla.— Pròleg a “Israel, el somni i la tragèdia”'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109697506035390243</id><published>2004-10-05T04:16:00.000-07:00</published><updated>2004-10-05T04:17:40.353-07:00</updated><title type='text'>Murawiec.— Bush ou l’obligation d’intervenir</title><content type='html'>Laurent Murawiec (*): &lt;b&gt;Bush ou l’obligation d’intervenir&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 05/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président Lincoln mit trois ans avant de trouver les généraux qui voulaient gagner la guerre de Sécession. La guerre qui a été déclarée aux Etats-Unis le 11 septembre 2001 est complexe, elle est engagée dans la durée. C’est une guerre à fronts mouvants et pointillés. Les modèles connus ne nous aident guère à la mener. Mais un mot perspicace de Winston Churchill vient à l’esprit : «Les Américains choisissent toujours la bonne option. Après avoir essayé tout le reste.» C’est que l’Amérique avait été cueillie à froid, encore tout à la langueur hédoniste et vacancière des années Clinton, où l’on sirotait les «dividendes de la paix». La CIA, le FBI, le département d’Etat, le département de la Défense ont montré, avant et après, des lacunes graves, parfois rédhibitoires. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats-Unis ont dû s’atteler à une redéfinition de leur rôle dans le monde et au changement qui en résulte. Notamment sur l’idée que se font les Américains d’eux-mêmes et de leur pays. Jadis jeune nation «désenchevêtrée» des affaires de l’Europe, comme le lui avait enjoint le président Washington dans son fameux discours d’adieu, plus tard puissance ascendante affirmant sa force parmi les autres puissances, puis sauveur de l’Europe et de l’Asie, les Etats-Unis se muèrent en superpuissance face à une autre, puis, triomphants à l’issue de la guerre froide, en position de puissance suprême sans pareille dans l’histoire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Bush est réélu, son Administration approfondira une nouvelle doctrine stratégique qui va dans le droit fil de la politique américaine de certains grands ancêtres : l’interventionnisme républicain de Theodore Roosevelt et celui du démocrate de Woodrow Wilson, l’un au nom de la puissance, l’autre au nom de la morale et de la démocratie ; la croisade antifasciste de la Seconde Guerre mondiale et l’épopée anticommuniste de Roosevelt qui empêcha Staline et ses successeurs de s’emparer de l’Europe et de l’Asie... La novation attribuée aux «néoconservateurs» n’est qu’une continuité. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il faut inventer les moyens et les méthodes de la guerre contre l’islamo-fascisme — nom véritable de la «guerre contre le terrorisme» —, l’histoire des Etats-Unis a noué des fils directeurs. Mais de quelle guerre s’agit-il ? Si le terrorisme qui a frappé Manhattan et Washington le 11 septembre 2001 est l’expression de griefs et doléances plus ou moins légitimes du monde arabo-musulman envers des Occidentaux coupables d’innombrables forfaits et méfaits, Américains tout les premiers ; si pour prévenir le terrorisme il faut satisfaire ces griefs et doléances ; s’il est des circonstances où la recherche délibérée de l’assassinat en masse de civils est justifiée ; si le terrorisme est le fait de groupes volatils sans liens avec des Etats, si tout cela est vrai, George W. Bush a eu tort de renverser le régime des talibans, de pourchasser Ben Laden, de s’attaquer à Saddam Hussein et de peser sur le monde arabo-musulman pour que celui-ci coupe le cordon ombilical qui le relie au terrorisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le bilan des Etats de la région en matière de terrorisme est accablant : de l’aveu de ses dirigeants, la Syrie est depuis plus de trente ans un noeud de vipères terroristes et Damas sa capitale les abrite pignon sur rue ; l’Irak de Saddam était le mécène et le havre d’Abu Nidal, d’Abou Abbas et de bien d’autres chefs terroristes, et le trésorier-payeur des familles des assassins palestiniens ; l’Arabie saoudite organise des téléthons sur les chaînes officielles pour financer le terrorisme palestinien, et, on ne l’a pas oublié, elle est financière, logisticienne, propagandiste, organisatrice de terrorisme au nom du wahhabisme : c’est elle qui a mis sur pied l’armée internationale du djihad ; livré aux griffes syriennes le Liban contraint de laisser agir sur son sol le syndicat du crime iranien, connu sous le nom de Hezbollah, Etat souverain dans un Etat libanais dénué de souveraineté ; l’Egypte réprime férocement les islamo-terroristes qui sévissent chez elle, mais les encourage contre son voisin israélien ; les monarchies du Golfe s’achètent depuis longtemps une police d’assurance en finançant généreusement le terrorisme, en espérant que le crocodile qu’elles nourrissent consentira à ne point les manger ; les ayatollahs au pouvoir à Téhéran ont fait de l’assassinat, à l’intérieur et à l’extérieur, une véritable industrie. La Libye depuis trente ans est l’arsenal du pire terrorisme d’Etat ; le Soudan en fut un temps un centre régional, de même que l’Algérie de la Sécurité militaire. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les faits sont là, ils sont patents. Les services de renseignement et les juges spécialisés du monde entier le savent. Leurs dossiers sont épais. Faut-il se défendre contre le terrorisme par voie de défense territoriale, par les moyens du droit commun, de la police, de la justice, des services secrets ? C’est précisément ce que l’ensemble du monde occidental a fait pendant trente ans de guerre larvée jusqu’au 12 septembre 2001. Bush a alors agi. Ce faisant, les erreurs n’ont pas manqué. Et alors ? Regardez le Churchill de 1941, et son maigre bilan. Observez le Roosevelt de 1942, et le sien. L’Amérique a mis quarante-cinq ans à mener au succès l’alliance et la coalition qu’elle dirigeait contre l’agresseur soviéto-communiste. La guerre froide ne fut ni rectiligne, ni vêtue de lin blanc, ni de probité candide. Les erreurs obèrent-elles l’entreprise ? L’annulent-elle rétrospectivement dans son principe et dans sa raison ? Ou fallait-il attendre que les Etats et gouvernements arabes, iranien et pakistanais mettent un terme, de plein gré, à un mode de guerre non conventionnelle qu’ils soutenaient, finançaient, souvent organisaient ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’enjeu fondamental de l’élection présidentielle américaine du 2 novembre, c’est celui qui oppose «le candidat du 10 septembre», Kerry, cramponné aux béatitudes de l’avant 2001 et qui ne veut pas être en guerre, à Bush, «candidat du 12 septembre» qui, lui, sait l’être. En appeler au multilatéralisme émasculé que représente l’ONU est une faribole : demandez aux Rwandais... ou aux Irakiens. Parler de «droit international» quand la haute bureaucratie de l’ONU et son chef Kofi Annan se sont faits sciemment et non sans vénalité les complices de Saddam Hussein dans le détournement de plus de 10 milliards de dollars du programme «Pétrole contre nourriture», est d’un abominable cynisme. Passer avec les ayatollahs extrémistes (les autres ne comptent pas) des accords que l’Iran s’empresse de violer, mais qui lui permettent de gagner du temps pour créer le fait qu’il veut accomplir — la possession de vecteurs balistiques avec leurs charges nucléaires —, c’est se payer de mots, et préparer à terme de terribles catastrophes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut un aveuglement à toute épreuve pour croire que c’est Bush qui, en renversant Saddam, a ouvert la boîte de Pandore : elle était depuis fort longtemps béante, et les monstres s’en échappaient sans que les «candidats du 10 septembre» y voient à redire. Une présidence Kerry serait une présidence réactive et non active, foncièrement incapable de faire face à la réalité de l’épreuve. Elle traiterait les attentats au coup par coup en tâchant de traîner les coupables devant la justice. La victoire de Bush sera celle du Roosevelt interventionniste de 1940 contre l’isolationniste antiguerre, le «camp de la paix». Sera-t-elle pour autant annonciatrice d’une rapide victoire dans la guerre contre le terrorisme ? Georges Clemenceau, expert en persévérance, avait prévenu : «La guerre est une série de catastrophes qui produisent la victoire.» Sans aller à cet extrême, la guerre ne peut manquer de hauts et de bas, comme la guerre froide. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;* Directeur de recherche à l’Institut Hudson, Washington ; auteur de &lt;i&gt;La Guerre d’après&lt;/i&gt; (Albin Michel). &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109697506035390243?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109697506035390243/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109697506035390243' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109697506035390243'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109697506035390243'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/murawiec-bush-ou-lobligation.html' title='Murawiec.— Bush ou l’obligation d’intervenir'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109696435449477659</id><published>2004-10-05T01:04:00.000-07:00</published><updated>2004-10-07T02:05:02.266-07:00</updated><title type='text'>Un llibre excepcional sobre Israel</title><content type='html'>Manuel Cuyàs: &lt;b&gt;Joan B. Culla, contra «el maniqueisme» del conflicte entre Israel i els palestins&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;L’historiador publica «Israel, el somni i la tragèdia» per plantejar-ne tota la complexitat&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;El Punt&lt;/i&gt;, 05/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El llibre de Joan B. Culla —llibre d’història d’un historiador— es titula &lt;i&gt;&lt;font color=red&gt;Israel, el somni i la tragèdia&lt;/font&gt;&lt;/i&gt; i l’ha publicat l’editorial La Campana en la col·lecció “Obertures”, que dirigeix Salvador Cardús. Tres «heterodoxos» o navegants a la contra del pensament dominant pel preu d’un: Culla, Cardús i La Campana. El volum té sis-centes pàgines amb les anotacions necessàries i una bibliografia molt extensa, i, segons el seu autor, va «contra el maniqueisme» imperant quan s’analitza el conflicte israelianopalestí i demostra que en aquest conflicte hi ha, entre el blanc i el negre, la més gran concentració de grisos imaginable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El llibre va tan «a la contra» que Joan B. Culla confessa haver-lo escrit en el transcurs d’un «any sabàtic» obtingut pels seus vint-i-cinc anys seguits com a professor de la Universitat Autònoma de Barcelona. Un llibre sobre Israel i el poble jueu escrit en «sàbat» té unes segones intencions no buscades que de totes maneres li van molt bé, si es tracta de trobar raons també als pobles enfrontats amb Israel que lloen Déu els divendres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Culla confessa haver concebut, pensat i escrit el llibre per al públic català i —quan l’hi tradueixin— per a l’espanyol. Els dos pobles d’Europa, segons l’historiador, que tenen un desconeixement més gran sobre el conflicte i els seus orígens. Que hi hagi desconeixement no vol dir que no hi hagi partits presos i &lt;font color=red&gt;ara l’opinió pública majoritària es decanta per la causa palestina quan —almenys a Catalunya— fa uns anys era exactament a l’inrevés i el país digne d’admiració era Israel&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Del llibre es desprèn que en el conflicte no hi ha blancs ni negres i que la complexitat és enorme. «El meu libre no és de tesi —diu l’autor— però si n’amagués alguna seria aquesta: la idea de la complexitat.» Tanta, que, segons Culla, es feia necessari un llibre pròpiament d’història que es remuntés a l’origen no ja de la guerra actual sinó dels pobles jueu i del palestí, amb una incidència especial —lògica tractant-se de Culla— en el primer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«No ens trobem davant un western, va afirmar ahir l’historiador en el transcurs d’una presentació a la premsa que va ser una autèntica conferència i que fa preveure unes presentacions públiques plenes d’interès, de color i de polèmica.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Culla, fidel al seu estil, desfà tòpics: l’Estat d’Israel, que no va fer fins tard el paper de «sentinella» dels Estats Units d’Amèrica a l’Orient que ara se li atribueix, no hauria estat possible sense la Unió Soviètica de Stalin ni hauria sobreviscut als primers anys sense el suport armamentístic de França. El sionisme, per altra banda, és «fill d’Europa», afirmació que dóna títol a un dels capítols del llibre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la pregunta de si és possible que els pobles israelià i palestí puguin viure un dia en pau va contestar que tot i no ser un endeví, també pot ser possible que visquin en una llarguíssima tensió atesa la capacitat dels homes d’adaptar-se i arribar a fer vida normal en les situacions més dramàtiques. També va incidir en el fet que un conflicte que passa en un lloc tan reduït del món pugui tenir una transcendència tan gran que sobrepassa informativament tragèdies tan grans com les que passen o han passat al Congo i al Sudan i que fan per això mateix més necessàries les anàlisis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La castellanització de l’opinió pública catalana &lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salvador Cardús, direcció de la polèmica i «políticament incorrecta» col·lecció “Obertures” de La Campana va advertir durant la presentació del llibre de Culla que diria «unes coses lletges».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Després de constatar que fins fa 30 o 35 anys l’opinió majoritària a Catalunya era proisraeliana i que ara s’ha produït una «inversió total» fins fer del «terrorsita Arafat» una víctima i d’Israel el botxí, va concloure que aquesta opinió pública s’ha castellanitzat, ja que Espanya sempre ha estat a favor del poble àrab, al contrari dels catalans, que antigament havien vist concomitàncies entre Israel i Catalunya.&lt;/font&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De totes maneres, Cardús —en concordància amb el llibre que presentava— també va reconèixer que aquell Israel dels kibbutz havia estat excessivament idealitzada. Abans de Salvador Cardús i de Joan B. Culla, Isabel Martí, directora de La Campana, va afirmar que l’editorial tenia la voluntat de «ser social» i, els llibres que publica, «la intenció d’ajudar la societat a pensar, a madurar i a ser autònoma».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*  *  *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Josep M. Soria: &lt;b&gt;El trágico sueño de Israel.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Culla narra la historia desde el sionismo hasta el conflicto de Palestina&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt;, 05/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joan B. Culla, profesor e historiador, acaba de publicar &lt;i&gt;&lt;font color=red&gt;Israel, el somni i la tragèdia. Del sionisme al conflicte de Palestina&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;(Edicions La Campana), una síntesis de más de 600 páginas sobre una historia “muy compleja” que ha sido “una pasión adolescente, cuando empecé a interesarme por Israel y a leer libros y recoger artículos”. Una pasión que siguió ejerciendo hasta que su universidad, la UAB, le encargó un curso de doctorado sobre la historia del sionismo y de Israel. “Sistematicé y ordené mis conocimientos y, aprovechando un año sabático, escribí este libro”. Una rara avis en la edición española y catalana, que no es un libro de encargo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Las razones por las que hay tan poca bibliografía escrita en España sobre Oriente Próximo, cuando en otras lenguas “es inabarcable”, radica según Culla en que “no hay en España una experiencia colonial en la región, ni ha habido tradición orientalista ni comunidades judías significativas y no ha habido tampoco trauma por el Holocausto”. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joan B. Culla cree que en España hay mucha ignorancia sobre el conflicto israelo-palestino, que se funda sobre prejuicios y clichés, a pesar del interés que desvela la cuestión. “Se zanjan opiniones con el mito de David contra Goliat o de un Israel monolítico” cuando la realidad es complejísima; en ella conviven “ciudadanos árabes con sionistas religiosos y religiosos antisionistas, laboristas halcones y palomas, pacifistas radicales y laicistas también radicales, la derecha más dura, los rusos,los etíopes”. Cada uno de estos grupos tiene una concepción del estado israelí diferente y las consecuencias de todo ello van “desde la crisis de los kibbutz (con mano de obra tailandesa) a un sistema político atomizado, inestable y falto de consenso como pocos”. Culla afirma que ha intentado escribir una historia no apologética, “aplicando los mismos criterios de rigor profesional que en mis otros libros”. El autor sabe por supuesto que Israel se halla en un momento crucial de su historia, entre el complejo de fortaleza asediada y de país demonizado. “No he querido defender nada ni a nadie. No me he basado, siquiera, en la historia canónica de Israel”, sino que ha utilizado los nuevos historiadores israelíes, “gente que ha sometido la historia oficial a una revisión feroz e implacable”, y cita los nombres de Beni Morris, Ilan Pappé, Ydydh Zertal o Avy Shlaim. Sólo de éste último hay un libro publicado en España, &lt;i&gt;El muro de hierro&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El drama israelo-palestino lo sintetiza Culla citando al escritor israelí Amos Oz, recientemente galardonado junto al palestino Sari Nusseibeh con el premio Catalunya, cuando dijo que “un carcelero que se esposa a un preso durante 36 años ya no es un hombre libre. La ocupación también nos ha robado a nosotros la libertad”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Avui&lt;/i&gt;, 05/10/2004: &lt;a target=_blank href="http://www.avui.com/cgi-bin/resultat?http://www.avui.com/avui/diari/04/oct/05/410105.htm"&gt;El conflicte israeliano-palestí no és una pugna entre el bé i el mal&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109696435449477659?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109696435449477659/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109696435449477659' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109696435449477659'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109696435449477659'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/un-llibre-excepcional-sobre-israel.html' title='Un llibre excepcional sobre Israel'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109673380675369893</id><published>2004-10-02T09:08:00.000-07:00</published><updated>2004-10-02T09:16:46.753-07:00</updated><title type='text'>Divisió de l’opinió als USA</title><content type='html'>John W. Dean (*): &lt;b&gt;Les sombres mystères du clan Bush&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 02/10/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si les Français jugent les politiques présidentielles américaines irrationnelles, laissez-moi vous assurer qu’il en est de même pour beaucoup d’Américains. Je fais cette remarque non en tant que partisan politique, dans la mesure où je n’appartiens à aucun parti, et que je serais plutôt considéré comme un électeur indépendant dépourvu de toute affiliation particulière. Si je devais qualifier mon inclination politique, je me dirais conservateur en matière financière — je crois en la nécessité d’un équilibre des budgets et des impôts sur les dépenses — et libéral au plan social — convaincu que je suis que le gouvernement doit se tenir à l’écart de la vie privée pour s’occuper en revanche des défavorisés en régulant les échanges autant qu’il est nécessaire pour assurer la santé et la sécurité publique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quarante années consacrées à l’étude des présidences américaines, je dois signaler que jamais je n’ai vu les États-Unis en proie à une telle division politique. Près de la moitié des citoyens dotés d’une conscience politique et actifs en ce domaine jugent que l’autre moitié soutient une position aussi illogique qu’erronée, sinon pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque George W. Bush a fait campagne pour la présidentielle en 2000, il déclarait être l’homme qui saurait unifier la nation, la rassembler. Pourtant, il s’est révélé être l’un des présidents qui a divisé le plus la nation de toute l’histoire américaine. Et son vice-président, Dick Cheney, n’a fait que renforcer ce problème. En 2000, Bush a déclaré aux Américains et au monde qu’il croyait que notre nation devait faire montre d’humilité dans sa politique étrangère. En tant que président, il n’a fait que montrer au monde son hybris absolu. La plupart de ses déclarations sont fausses, hélas, et il est devenu une effigie de ce qu’un spécialiste des présidences américaines a qualifié de «présidence post-vérité».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment se sort-il de ses mensonges ? Plusieurs de mes amis vivant à l’étranger m’ont posé la question, et, m’étant rendu récemment en Australie, cette même question m’a été répétée à plusieurs reprises. La réponse nécessite explication. On doit se souvenir que George W. Bush a étudié les principes de la présidence et de la campagne présidentielle en travaillant avec son père ; c’est assez dire que les mécanismes du pouvoir, comme le processus électoral, lui sont hautement familiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai récemment trouvé une interview datant de 1984, au moment où le père de l’actuel président Bush était en lice pour la vice-présidence. A propos d’un débat télévisé diffusé sur une chaîne nationale avec son adversaire du moment, Geraldine Ferraro — la première femme à briguer à une vice-présidence —, l’attaché de presse de campagne de Bush senior expliqua : «Tu peux dire ce que bon te semble durant un débat, 80 millions de personnes t’écoutent.» La presse pointerait-elle une erreur ? «Et alors ? Il n’y a que deux cents personnes pour la lire, ou 2 000 et peut-être 20 000.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mode de pensée semble expliquer la ligne de conduite de Bush et de Cheney, et la manière dont ils détournent la réalité. Mais ce n’est pas là la seule explication. Les médias d’informations aux États-Unis sont devenus de moins en moins vigilants dans leur manière de couvrir l’actualité présidentielle américaine depuis que Bush a pris possession du Bureau ovale. Par exemple, durant la campagne présidentielle de 2000, j’ai pu remarquer que la couverture assurée par la presse étrangère — accessible via Internet — était souvent plus informative que celle livrée dans les journaux et magazines américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le 11 Septembre 2001 advint. Après les événements, toute attaque visant Bush cessa, et beaucoup de médias d’informations déclarèrent que critiquer le président équivaudrait à faire montre d’une posture antipatriotique. Ce qui est tout simplement faux et contraire au bon fonctionnement des démocraties ; il aura fallu plusieurs mois pour que le pays revienne à un traitement des affaires politiques comme à son ordinaire. Depuis lors, j’ai remarqué que la plupart des médias d’informations américains continuaient à passer sous silence, non seulement les mensonges, mais aussi les mystères excessifs dont l’Administration Bush s’enveloppe. C’est d’ailleurs ce que j’ai entrepris de dénoncer au fil de mes &lt;a target=_blank href="http://writ.news.findlaw.com/dean/"&gt;chroniques bihebdomadaires&lt;/a&gt;). Bush et Cheney commencèrent à utiliser les attaques terroristes du 11 Septembre comme une excuse pour opacifier encore davantage le mystère. J’ai décidé alors qu’il était de mon devoir d’écrire mon dernier ouvrage, &lt;i&gt;Bush, le dossier accablant : pire que le Watergate !&lt;/i&gt; (Presses de la Renaissance). Aucun président d’aucune nation ne peut gouverner en vase clos, seules les dictatures ont besoin de s’entourer de mystère. Tout dirigeant d’une démocratie digne de ce nom doit trouver un point d’équilibre que George W. Bush ne songe même pas à chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs journalistes chargés de couvrir l’actualité de la Maison-Blanche m’ont avoué être terriblement conscients du problème. D’aucuns ont perçu la faiblesse des enquêtes produites à ce sujet comme un dommage collatéral de l’hyperpatriotisme consécutif au 11 Septembre. La plupart de mes interlocuteurs pensent en tout cas que Bush a fait montre d’une efficacité inhabituelle en empêchant la production de toute couverture sérieuse de sa présidence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tandem Bush-Cheney ne coopère pas avec les journalistes, en particulier les auteurs d’articles négatifs à leur sujet ; et ni Bush ni Cheney n’ont désiré tenir de conférences de presse ouvertes. Quand ils se produisent en public, ils ne sont ouverts à aucune question ; et quand ils le sont, c’est que l’audience a été triée sur le volet. Cette dernière se compose exclusivement de partisans ne posant que des questions conciliantes. Quand Bush consent à accorder des entretiens, il exige que les questions lui soient communiquées par avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En écrivant mon ouvrage, j’ai décidé d’aller là où les journalistes refusaient de se rendre. J’ai eu accès à des informations confidentielles provenant de personnes travaillant avec l’équipe de Bush à la Maison-Blanche, mécontentes de cette culture du secret excessive. Ils désiraient vraiment me livrer des informations confidentielles pour m’aider à comprendre ce qui se passait derrière les portes closes de la Maison-Blanche. Utilisant ces informations, l’opinion publique et mon propre savoir sur le modus operandi de notre gouvernement, j’ai recensé plusieurs dangers, grands et petits, inhérents à cette présidence, dont une liste de onze scandales possibles pris dans les différentes phases de leur développement. La publication de mon ouvrage n’a en rien entravé la progression de ces scandales qui ont même gagné en importance, en raison de la persistance de cette culture du secret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous entrons désormais dans la phase finale de cette campagne présidentielle. Comme tous ceux qui laissent leur téléviseur allumé en permanence, j’ai pu remarquer un changement sensible dans la manière dont nos médias couvrent cet événement. Ils semblent penser que Bush a pris tant d’avance dans la campagne que le sénateur John Kerry sera incapable de rattraper son retard. Il me semble peu douteux que la dernière étape de cette course sera déterminée non pas par le vainqueur des prochains débats télévisés des 8 et 13 octobre, mais plutôt par le plus faible des deux. Bien que l’issue du scrutin soit encore incertaine, laissez-moi vous assurer que je n’espère sûrement pas être en mesure d’écrire une nouvelle édition du &lt;i&gt;Dossier accablant de Bush : Pire que le Watergate&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(*) Ancien conseiller de R. Nixon à la Maison-Blanche de 1970 à 1973.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109673380675369893?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109673380675369893/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109673380675369893' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109673380675369893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109673380675369893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/10/divisi-de-lopini-als-usa.html' title='Divisió de l’opinió als USA'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109655989442253119</id><published>2004-09-30T08:54:00.000-07:00</published><updated>2004-09-30T08:58:14.423-07:00</updated><title type='text'>Culpables els ‘neoconservadors’</title><content type='html'>Alexandre Adler: &lt;b&gt;Les néoconservateurs sont-ils coupables ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 29/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les controverses nombreuses et fondées qui ont émergé depuis le 11 septembre 2001, deux me semblent fondamentales : l’Amérique a-t-elle délibérément programmé la série de ses interventions au Moyen-Orient ? Al-Qaida est-elle une organisation centralisée dotée de buts stratégiques, ou bien n’est-elle que l’efflorescence d’une violence idéologique et sociale que porterait la crise de l’islam contemporain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut répondre à ces deux questions fondamentales de manière assez différente : &lt;font color=red&gt;l’extrême gauche politiquement correcte croit à la centralisation politique aux Etats-Unis et à la décentralisation de la violence islamique. Par là, elle accuse la première et exonère la seconde. Une partie de l’opinion — qui se complaît à renvoyer dos à dos fondamentalisme islamique et soi-disant fondamentalisme chrétien aux Etats-Unis — pencherait pour une réponse positive aux deux questions. La crise que nous vivrions serait alors le déclenchement d’un affrontement profondément immoral entre deux violences potentielles également aveugles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je donnerai résolument la préférence à une troisième hypothèse, celle qui voit une forte centralisation et un projet politique cohérent dans l’action d’al-Qaida et considère, en revanche, la somme des actions entreprises dans la hâte et l’angoisse par une Amérique blessée en son tréfonds depuis le 11 septembre 2001 comme l’expression d’une réaction plus pragmatique que délibérée.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce point de vue n’est pas majoritaire, tant s’en faut dans notre pays, et pour le défendre entièrement nous aurons bien besoin de deux articles. Le présent article, qui s’insère dans une série des pages «Débats et opinions» consacrée aux Etats-Unis, se concentrera donc en totalité sur le problème américain. A ceux qui voient dans l’action de George W. Bush un programme délibéré mis en oeuvre avec une authentique résolution stratégique, on peut répondre par trois sortes d’arguments : la stratégie de la présidence américaine, car il y en avait une dès le départ, a été totalement bouleversée par les événements ; les néoconservateurs n’ont jamais constitué un centre d’initiative et de réflexion autonomes, mais une simple expression idéologique d’une posture qui s’est mise en place largement sous l’impératif d’événements particulièrement violents et tragiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’élection de George W. Bush à la fin de l’an 2000 à l’attentat du 11 septembre, neuf mois se sont écoulés où la nouvelle équipe républicaine a en réalité beaucoup oeuvré, beaucoup agi, beaucoup pensé. Elle n’a pas planifié alors l’invasion de l’Irak, ni envisagé – ce que lui reproche à juste titre la commission d’enquête du Sénat – l’ampleur du danger incarné par le terrorisme islamiste. Sans multiplier les exemples de détail qui seraient fastidieux pour le lecteur, rappelons que les deux grandes affaires invoquées par George W. Bush étaient alors l’accélération de la mise en place d’un grand marché unique «de l’Alaska à la Terre de Feu», et la dénonciation du traité dit «ABM» qui liait encore les Etats-Unis à la Russie et les contraignait à limiter considérablement leurs efforts en vue de créer un bouclier spatial antimissiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, Condoleezza Rice avait exprimé, peu avant l’élection de son patron, l’idée d’un désengagement complet des Etats-Unis des Balkans où, selon elle, l’Europe devait à présent être assez grande pour se débrouiller toute seule. Si la question irakienne était débattue, on ne voit pas trace d’un plan complet d’invasion de l’Irak. Mieux, Colin Powell, en tournée au Moyen-Orient au printemps 2001, pourra évoquer la possibilité de «sanctions intelligentes» contre l’Irak qui semblaient accepter l’idée d’une atténuation de la pression sur Bagdad et non de son intensification. Sans doute le Pentagone était-il d’un avis différent, mais pas totalement : Rumsfeld voulait à l’époque concentrer le maximum de moyens sur le renforcement technologique de la puissance militaire américaine — et, pour lui aussi, une campagne classique de grande envergure au Moyen-Orient était une distraction malvenue. Pas d’offensive concertée dans tout cela, pour créer délibérément une rupture avec l’Europe ou, encore moins, provoquer un enlisement durable dans une région du monde pour laquelle l’Administration éprouvait une méfiance instinctive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout change, évidemment, lorsque le 11 septembre 2001 crée la nécessité de s’intéresser aux problèmes de l’islamisme sur une tout autre échelle et que le succès brillant, et même inespéré, de la campagne afghane de l’automne 2001 persuade à l’excès l’équipe du Pentagone ainsi que le vice-président Cheney de la faisabilité d’une guerre éclair à effectifs réduits en Irak. Pour qui lit en effet l’ouvrage prémonitoire de l’ancien responsable de la CIA pour l’Irak, Jonathan Pollack, il apparaît bien qu’une invasion de la Mésopotamie suppose la participation turque et des effectifs pratiquement doubles de ceux qui ont été alors engagés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi un tel coup de dés a-t-il été entrepris ? La théorie en vogue dans le monde musulman est tout simplement de dire que le gouvernement américain étant tombé sous la coupe d’une bande de juifs fanatiquement dévoués à Israël, le président n’a fait qu’appliquer les instructions de ces maîtres véritables. Trop proche du &lt;i&gt;Protocole des sages de Sion&lt;/i&gt;, cette thèse a fini par trouver une sorte de laïcisation atténuée dans la dénonciation d’un groupe idéologique, les néoconservateurs, dont la cohérence de vues et l’aveuglement stratégique seraient à l’origine de la décision d’envahir l’Irak. Et là, comme le grand éditorialiste David Broder le disait plaisamment et injustement de Nixon, ce n’est pas tellement que les auteurs de ce genre de thèses soient antisémites, mais ils aiment bien compter les juifs dans une foule. La litanie des noms évoqués rappelle parfois la même litanie égrenée alors dans les rangs maccarthystes à l’époque des cinéastes d’Hollywood.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, le dernier ouvrage de Frachon et Vernet ne fait pas partie de ce genre de littérature conspirationniste (1). On y décrit l’itinéraire intellectuel et politique des néoconservateurs avec nuance, et parfois sympathie ; on y rappelle que les origines new-yorkaises du groupe en font en réalité un joint-venture judéo-irlandais — on pourrait ajouter : italien, comme l’a bien longtemps été toute la politique de la Big Apple. Bref, cet ouvrage salutaire démystifie le mythe néoconservateur et ne se prête, si on le lit avec l’attention requise, à aucun manichéisme (on regrettera tout de même que les auteurs ne soulignent pas l’antisémitisme virulent du principal contradicteur archéoconservateur des «néos», Pat Buchanan).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, la thèse demeure selon laquelle les idées néoconservatrices auraient engendré l’invasion de l’Irak et toutes les difficultés actuelles de la politique des Etats-Unis. Mon sentiment est qu’il n’en est rien. Tout comme Roosevelt n’était pas spécialement keynésien dans les années trente, George W. Bush n’est pas spécifiquement néoconservateur. Mais, comme dans les années trente, l’Amérique change aujourd’hui de peau et a besoin d’un corpus idéologique, fût-il provisoire, pour habiller au jour le jour les mesures que la situation lui impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les néoconservateurs sont tous des intellectuels dotés d’une grande capacité de synthèses cohérentes, sinon convaincantes : ils ont donc occupé le devant de la scène pour justifier a posteriori des décisions qu’ils n’ont pas prises mais seulement accompagnées. Etant donné que la grande majorité des intellectuels sont aux Etats-Unis, comme en Europe, à gauche, et qu’ils occupent encore largement le terrain médiatique, on comprend parfaitement que des intellectuels, qui ne furent pas moins à gauche à l’origine, aient mobilisé toutes leurs ressources rhétoriques pour faire avancer une cause dont les motivations étaient sensiblement différentes. Une fois n’est pas coutume, l’explication par les néoconservateurs frappe par son idéalisme antimarxiste. Ce serait donc bien les idées qui mèneraient le monde, et non de puissantes forces matérielles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au risque de retomber dans des simplifications quasi marxistes, je suggérerais plutôt aux historiens de cette période de considérer la grande asymétrie suivante, qui requiert d’urgence une explication véritable : il existe depuis les années trente un lobby énergétique à base pétrolière dont le point névralgique se situe aujourd’hui au Texas, et qui inspire souvent la politique américaine, notamment en Amérique latine et au Moyen-Orient. Ce lobby a longtemps été le meilleur défenseur à Washington de l’Arabie saoudite en particulier, mais aussi, par elle, du monde arabe en général. Sa main est clairement lisible dans la volonté farouche d’Eisenhower de préserver Nasser des entreprises franco-anglo-israéliennes et, plus tard encore, de Lindon Johnson de tenir soigneusement ses distances d’avec l’Etat d’Israël pendant la crise de 1967.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, on retrouve la même structure décisionnelle dans la politique éminemment pétrolière du premier président Bush et de son secrétaire d’Etat James Baker lorsqu’ils imposent à Israël des concessions substantielles au monde arabe au lendemain de la guerre du Koweït. Les adversaires du président sortant soulignant, à juste titre, l’appartenance de George W. Bush, de son vice-président Dick Cheney, et même de sa conseillère de sécurité Condoleezza Rice, au lobby énergétique autrefois prosaoudien, il est très difficile d’expliquer comment, dans ces conditions, des décisions si contraires à la volonté manifeste de tous les courants représentés à Riyad parmi les divers frères et demi-frères de la famille Saoud, ont pu être prises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité toute simple, c’est que, précisément, ces hommes, qui n’ignorent rien de la gravité de l’évolution du monde saoudien, ont compris bien avant tout le monde que l’Amérique ne pourrait pas éternellement se dérober à une confrontation avec celui-ci. Et que les experts en prolifération aient attendu cette occasion pour adresser en clair — par l’intermédiaire d’un adversaire plus faible et plus isolé, l’Irak — un avertissement solennel au Pakistan qui est le noeud de toutes les opérations d’al-Qaida, tout cela ne fait pas partie de la nébuleuse idéologique des néoconservateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grand dessein des Etats-Unis au Moyen-Orient est d’abord et avant tout réactif. Il s’agit d’éviter, avant qu’il ne soit trop tard, la conjonction d’une bombe atomique pakistanaise, qui devient peu à peu saoudienne, et la montée en puissance dans le royaume wahhabite d’une politique très agressive en matière pétrolière et en matière religieuse. Comme dans le théâtre olympique de Vérone, on s’apercevra que les dissertations sympathiques de Richard Perle, les discours ampoulés de Saddam Hussein déclinant et les proclamations hystériques d’Oussama Ben Laden via al-Jezira, ne sont que des trompe-l’oeil d’une scène plus profonde où les acteurs sont beaucoup plus considérables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) &lt;i&gt;L’Amérique messianique; les guerres des néoconservateurs&lt;/i&gt;, par Alain Franchon et Daniel Vernet, Seuil, 224 p. , 18 euros.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109655989442253119?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109655989442253119/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109655989442253119' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109655989442253119'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109655989442253119'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/culpables-els-neoconservadors.html' title='Culpables els ‘neoconservadors’'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109655955488898784</id><published>2004-09-30T08:49:00.000-07:00</published><updated>2004-09-30T08:52:34.890-07:00</updated><title type='text'>Ceuta i Melilla, la frontera</title><content type='html'>Katia Clarens: &lt;b&gt;Tensions aux frontières de l’Europe&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro Magazine&lt;/i&gt;, 25/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Conquises en 1497, Ceuta et Melilla sont deux enclaves espagnoles situées dans le nord du Maroc. Portes de l’Europe en Afrique, menacées par une flambée de l’intégrisme, elles sont quasi incontrôlables. Reportage.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trafic de drogue, immigration clandestine, corruption... Ceuta et Melilla, les deux enclaves espagnoles situées dans le nord du Maroc, avaient déjà mauvaise réputation. Depuis les attentats du 11 mars 2004, la liste des griefs s’est allongée. Selon une information du ministère de l’Intérieur reprise dans le quotidien &lt;i&gt;El Pais&lt;/i&gt; , elles seraient &lt;b&gt;«les deux points les plus “chauds” et à la fois les plus faibles de la prévention et de la lutte contre le terrorisme d’al-Qaida»&lt;/b&gt;. Bases arrière de la violence islamiste donc... Un revirement radical dans des villes qui, peuplées à plus de 30% de musulmans, étaient un exemple de cohabitation pacifique entre les différentes communautés. Pourtant, tout semble calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rues du centre de Ceuta, c’est encore l’été. Une femme en djellaba et foulard orange longe la rue principale. Elle discute avec une amie, peut-être sa soeur, qui est, elle, habillée à la mode espagnole. Aux terrasses des cafés, on boit du thé à la menthe ou de la bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;«Dans le centre tout va bien. Pour trouver du grabuge, c’est au Principe qu’il faut aller»&lt;/b&gt;, souffle un habitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El Principe (prince en espagnol), c’est la banlieue chaude de Ceuta. Peuplée à presque 100% de musulmans, elle regroupe deux quartiers — Principe Alfonso et Principe Felipe — et ne se trouve qu’à quelques mètres de la frontière hispano-marocaine. Pas une journée sans que les gazettes locales n’y révèlent un incident. Aujourd’hui, on a tiré sur une voiture de police qui roulait près de l’entrée de la cité. &lt;b&gt;«Il y a eu un problème&lt;/b&gt;, lance Abdeljadek, la quarantaine, en arrivant, essoufflé, au café qui donne sur la plazoletta, la place centrale de Principe Alfonso, quelques minutes après les faits. Il parle un espagnol parfait. &lt;b&gt;«Des gosses ont tiré sur la police. Des voyous. Comme si on n’avait pas assez de problèmes comme ça.»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour de lui, ses amis secouent la tête, dépités. &lt;b&gt;«On va encore dire qu’on est pire que tout et cela donnera une bonne excuse au gouvernement et à la ville pour ne pas s’occuper de nous&lt;/b&gt; —grogne en retour Mustafa, 48 ans—. &lt;b&gt;Abandonnés, voilà ce qu’on est ici depuis que les chrétiens ont été relogés ailleurs.»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chômage, illettrisme, échec scolaire... Ce quartier de 12 000 à 15 000 habitants connaît effectivement des problèmes socio-économiques importants. Les jeunes — et les moins jeunes — hantent les cafés en fumant du haschich et se demandent ce qu’ils pourraient bien faire d’autre pour calmer leurs nerfs. Il y a aussi un évident problème d’infrastructures. Les ruelles sales et pentues se succèdent, bordées de constructions anarchiques dans lesquelles on s’empile. Des paysages urbains plus proches du tiers-monde que de l’Espagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la mairie, Elena Sanchez, conseillère en matière de travaux publics, essaye de se défendre en argumentant sur les 150 habitations en construction et sur le &lt;b&gt;«développement absurde de ce quartier»&lt;/b&gt;. Avant d’avouer tout de même &lt;b&gt;«un oubli historique auquel on tente de remédier»&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Judicieuse idée si l’on considère la misère comme terreau de tous les fondamentalismes. Hamed Abderraman a 30 ans. Au Principe, il est célèbre : c’est lui l’Espagnol qui était à Guantanamo. Libéré par le juge Garzon en juillet, il est revenu vivre ici. Sur la plage, à l’écart des curieux, il raconte son parcours d’islamiste : &lt;b&gt;«Je me souviens qu’avant de partir, j’avais ici l’impression de vivre dans une prison. À cause du chômage et de tout le reste. À cette époque, j’entendais à la télé toutes ces choses sur les talibans, cela m’a donné envie de savoir comment ils étaient en réalité. J’avais un ami d’ici qui se trouvait déjà dans une madrasa en Afghanistan. Je suis parti le rejoindre. Pas pour me battre, je n’ai jamais participé aux combats, plutôt pour me purifier l’âme. Les talibans, j’ai trouvé que c’étaient des gens bien. Je ne les ai pas trouvés durs. Les théocraties, je trouve ça normal. Dans l’islam il y a des lois. Le problème, c’est que la loi islamique n’est appliquée nulle part. C’est dommage. J’espère retourner étudier bientôt. Pas forcément en Afghanistan. Cela pourrait être en Arabie saoudite ou au Yémen, en Iran ou en Syrie. Je ne sais pas encore...»&lt;/b&gt; Fondamentaliste également, Abdulkarim vit à La Cañada de Hidum, une banlieue de Melilla. Il aimerait aussi que la charia soit appliquée mais pour lui aucun doute : &lt;b&gt;«Cela finira par arriver, car c’est inscrit dans le Livre.» &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Le trafic de drogue, plus lucratif que le djihad&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thème du 11 Septembre, il le balaie d’un revers de la main : &lt;b&gt;«Une manigance mise en place par les gouvernements occidentaux.»&lt;/b&gt; Car, selon lui, &lt;b&gt;«al-Qaida n’existe pas et a été inventé pour compromettre les musulmans»&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur les murs à l’entrée de son quartier, on a tagué des drapeaux palestiniens accompagnés de messages de soutien. Un drapeau irakien aussi, témoignages d’une colère grandissante. Effrayant ? &lt;b&gt;«Il n’y a rien de très grave ici&lt;/b&gt;, explique un agent du service d’information de la Guardia Civil. &lt;b&gt;Il n’y a pas de groupes organisés ou de cellules d’al-Qaida, comme certains journaux ont essayé de le faire croire.»&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des idées dures mais pas de violence. D’autant qu’une majorité des musulmans résidant dans les enclaves pratiquent un islam modéré. Et puis ici, il n’est pas difficile pour un jeune chômeur de trouver une alternative au djihad. Ali, la vingtaine, en témoigne. Assis dans un café du Principe, il boit du thé à la menthe et fume une pipe de kif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;«Le djihad ? Vous voulez rire&lt;/b&gt;, lance-t-il. &lt;b&gt;Je préfère faire passer un caoutchouc, ça rapporte plus !» &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire passer un caoutchouc, cela signifie remplir un Zodiac de haschich et lui faire traverser le détroit de Gibraltar. Car s’il est bien une réalité dans les enclaves espagnoles, c’est celle du trafic de drogue. Ainsi n’est-il pas rare de trouver, y compris dans les banlieues les plus pauvres, quelques villas sublimes, qui s’élèvent parfois sur plusieurs étages : &lt;b&gt;«Celle-ci, par exemple&lt;/b&gt;, chuchote un habitant du Principe, &lt;b&gt;elle a toujours les volets fermés mais on dit qu’à l’intérieur il y a deux Jacuzzi et un ascenseur.»&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouve aussi des voitures dépassant parfois les 100 000 euros, et les maîtresses d’école racontent que certains enfants veulent devenir &lt;b&gt;«trafiquant comme papa» !&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mohammed, 25 ans, vit à Ceuta. Il est trafiquant de drogue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;«Comme beaucoup de monde ici !&lt;/b&gt; affirme-t-il : &lt;b&gt;le boulanger, le boucher, le gérant de la boîte de nuit... Ces affaires sont des moyens de blanchir l’argent. Les plus gros deals se font du Maroc vers la péninsule. La marchandise est acheminée dans des Zodiac qui ont deux moteurs de 250 chevaux. Des bolides. Sur le bateau, il y a jusqu’à 2 000 kilos de haschich et quatre personnes : celui qui conduit, celui qui a le GPS et deux jeteurs chargés d’envoyer la marchandise à la mer en cas d’intervention de la Guardia Civil. Il arrive que l’un d’eux soit payé pour dire que la marchandise lui appartient, on verse ensuite de l’argent à sa famille. Les salaires par traversée sont de 40 000 euros pour le capitaine, 20 000 pour le GPS et 6 000 pour les deux autres. C’est de l’argent rapide. Pas de l’argent facile, parce que les gens risquent leur vie ou tout du moins leur liberté.»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui a déjà fait de la prison mais ne regrette rien. &lt;b&gt;«Aujourd’hui, ma vie est faite — lâche-t-il dans un sourire, avant d’ajouter—, maintenant, je m’amuse à acheter des maisons...»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et des mosquées ? &lt;b&gt;«Non, moi non, mais certains “narcos” le font pour s’attirer le respect de la communauté.»&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Ceuta, on compte d’ailleurs 30 mosquées pour les quelque 25 000 habitants musulmans. C’est beaucoup. Et le problème pourrait venir du manque de contrôle des prêches effectués par des imams venus du Maroc. Peut-on en déduire que le trafic de drogue finance le djihad comme l’annoncent — sans plus d’explications — certains grands quotidiens espagnols ? &lt;b&gt;«Cette rumeur vient sans doute de la déclaration du juge Garzon selon laquelle les explosifs qui ont été utilisés le 11 mars ont été payés avec du haschich&lt;/b&gt;, explique Alain Labrousse, ancien président de l’Observatoire géopolitique des drogues. &lt;b&gt;Or ces gens-là l’avaient probablement acheté. Les terroristes, contrairement aux guérillas, sont mal placés pour tirer de l’argent de la drogue, car ils sont “déterritorialisés”. Tout au plus peuvent-ils servir d’intermédiaires entre le producteur et l’acheteur. Et encore... L’argent du djihad vient essentiellement de la charité islamiste et du pétrole. Dire que le trafic de drogue finance le djihad, c’est faire un amalgame.»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Les échelles gisent au pied des barrières frontalières&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être un souci de moins pour les forces de l’ordre des enclaves, qui ont déjà bien assez à faire avec les malversations en tout genre et l’immigration clandestine. Car on se presse aux portes de l’Europe. Chaque jour, des centaines de personnes, marocaines, algériennes et sub-sahariennes tentent de déjouer l’attention des gardes-frontières. Depuis le mont Gourougou, au Maroc, ils regardent la barrière de trois mètres de haut coiffée de barbelés. De l’autre côté, il y a Melilla. Ils ont fabriqué des échelles qui leur permettront, le moment venu, de faire le grand saut. Aux abords de la frontière, côté espagnol, elles gisent, par dizaines, sur le sol. Ceux qui ont réussi le passage les ont laissées là avant de s’enfuir. Pour rejoindre, pensent-ils, l’eldorado européen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian, un Camerounais, est de ceux-là. Attablé devant un jus d’orange dans une rue de Melilla, il raconte : &lt;b&gt;«Sur le mont Gourougou, nous n’avions rien à manger. Parfois, on était tabassé par la police marocaine. Là-bas, il y a des fosses où l’on jette les gens, qui meurent de maladie, de faim ou d’une blessure.»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis son arrivée en terre espagnole, il y a dix-huit mois, Christian est logé au centre de séjour temporaire pour immigrants clandestins (Ceti) autour duquel les cabanes de carton se font chaque jour plus nombreuses. Il avoue qu’il vivait mieux au Cameroun. Serveur dans un bar et joueur dans l’équipe de football de sa ville, il faisait partie de la classe moyenne. Ici il n’a rien. &lt;b&gt;«Je suis venu parce qu’un ami qui jouait au foot avec moi, et qui est entré par Melilla, est aujourd’hui licencié d’une équipe espagnole.»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc avec des chaussures à crampons au fond du sac que Christian a traversé le continent noir. En camion, à pied et en bus... Pendant sept mois. Avec ses économies, il a payé les passeurs. A présent, la déprime le gagne chaque jour un peu plus. Mais demain matin, comme tous les matins, il courra pendant une heure puis s’entraînera, seul, avec un ballon. Au cas où...&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109655955488898784?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109655955488898784/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109655955488898784' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109655955488898784'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109655955488898784'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/ceuta-i-melilla-la-frontera.html' title='Ceuta i Melilla, la frontera'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109635756657480952</id><published>2004-09-28T01:44:00.000-07:00</published><updated>2004-09-28T00:46:06.576-07:00</updated><title type='text'>Vila-Abadal.— Europa i Groucho Marx</title><content type='html'>Ramon Vila-Abadal: &lt;b&gt;Europa i Groucho Marx&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;El Punt&lt;/i&gt;, 28/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aviat es posarà a votació, en forma de referèndum, dels ciutadans espanyols el text juridicopolític mal anomenat «Constitució europea». No es tracta de cap constitució, sinó d’un tractat entre estats. Val la pena de remarcar-ho perquè pot ser un element que ajudi a entendre com és que el tractat ha sortit de la manera com ho ha fet. &lt;font color=red&gt;En aquest [tractat] es reconeixen dues menes de subjectes de dret en la UE: els individus anomenats ciutadans i els estats nacionals. En canvi, no es reconeixen com a subjectes de drets les nacions o els pobles sense estat.&lt;/font&gt; Ni hi ha cap reconeixement polític de la cultura, llengua, idiosincràsia... d’aquests pobles, que els permeti fer-se sentir en els fòrums de la UE. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aquesta mena d’ordenament d’Europa ens afecta de ple. I per això resulta una raó de molt pes perquè molts catalans, exercint el dret que tenim com a europeus, encara que sigui a través de l’Estat espanyol, diguem no a aquesta ordenació que se’ns proposa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votant lliurement allò que creiem millor per a Europa és com exercim la nostra pertinença a Europa, i no ens n’allunyem, ja que intervenim en la seva configuració. I dient no no sols defensem el dret de Catalunya a ser reconeguda com a nació, i per tant subjecte del dret a l’autodeterminació. També refusem que se’ns negui qualsevol mena de participació política. També defensem els drets d’altres col·lectius que es troben en situació política, cultural... semblans a la nostra. I defensant aquests drets per a les nacions sense estat, postulem que Europa no tingui una falla de democràcia tan gran com la ignorància dels drets dels col·lectius nacionals que no tenen estat propi. &lt;font color=red&gt;És fàcil d’entendre que un pacte entre estats obviï el reconeixement dels drets de les nacions sense estat propi.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En general, en els pactes, les diverses parts paguen algun preu per obtenir de les altres un benefici que creuen que millora la seva situació. En el cas de Constitució europea, els estats cedeixen part de les seves facultats a una instància comuna que decidirà per tots. Creuen que val la pena de pagar el preu de la disminució de certes facultats perquè les decisions compartides entre tots els afavorirà més del que ho feia la facultat cedida. &lt;font color=red&gt;Si el pacte entre estats reconegués uns altres subjectes de dret en la UE que fins ara eren col·lectius els drets dels quals eren un mer afer intern de cada estat, també perdrien facultats per aquest cantó, i per tant encara s’aprimarien més.&lt;/font&gt; I a més es crearien possibles competidors o discrepants pel que fa als afers de la Unió. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hi ha molts catalans que veuen aquestes i altres raons per votar no en el referèndum. Però tenen un recel a votar no perquè votarien igual que el senyor Le Pen i els altres que pensen com ell. Em sembla que aquesta és una manera molt infantil de veure la política, i que és massa freqüent. No decideixen en funció d’allò que es vota, sinó mirant si els que voten una cosa o altra són més macos o més lletjos. I ells no volen votar amb els lletjos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;També n’hi ha que objecten que Europa no entendria que els catalans, que sempre hem mirat cap a Europa, ara diguem no a una Constitució europea. Precisament si fos així, hi hauria una raó de més per votar no a allò que se’ns proposa. Parodiant l’acudit de Groucho Marx: «Jo no em faria mai d’un club on acceptessin gent com jo», podríem dir que no volem ser d’aquells que no són capaços de comprendre les raons del nostre no.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109635756657480952?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109635756657480952/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109635756657480952' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109635756657480952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109635756657480952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/vila-abadal-europa-i-groucho-marx.html' title='Vila-Abadal.— Europa i Groucho Marx'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109593389448704144</id><published>2004-09-23T03:01:00.000-07:00</published><updated>2004-09-23T03:04:54.486-07:00</updated><title type='text'>Presos islàmics i d’EtA fan amistat</title><content type='html'>&lt;b&gt;Presos etarras e islamistas festejaron juntos la masacre la mañana del 11-M&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ana del Barrio, &lt;i&gt;El Mundo&lt;/i&gt;, 23/09/04.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los presos islamistas de la cárcel de A Lama (Pontevedra) festejaron con reclusos etarras los atentados del 11-M. Esa misma mañana, uno de los internos que ejerce de emir en el centro penitenciario, invitó a café y té al resto de los internos del módulo V, entre los que se encontraban dos presos de la banda terrorista ETA, según denunciaron a EL MUNDO los funcionarios de la prisión.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre los reclusos de la banda terrorista ETA en A Lama, se encuentran Javier Ugarte Villar, condenado a 32 años de cárcel por el secuestro de Ortega Lara y Luis Mariñelarena Garciandía, sentenciado a 100 años de prisión por el asesinato del dirigente socialista Fernando Buesa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El fatídico 11 de Marzo, los dos reclusos etarras estuvieron hablando toda la jornada con el preso integrista que actúa de emir —líder espiritual— y otros miembros islamistas. A los dos días, este imam fue sancionado y se le limitó su régimen de vida en la prisión. Sin embargo, tras el castigo por haber celebrado la masacre terrorista, el jefe musulmán regresó al mismo módulo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los funcionarios de la cárcel de A Lama denunciaron ayer a El Mundo la buena sintonía existente entre los 11 reclusos de ETA, los dos del GIA argelino y uno del 11-M, que, en la actualidad, están encarcelados en el centro de Pontevedra. «Hay una comunicación constante entre estos presos, aunque se aplica la política de dispersión. &lt;font color=red&gt;Pasean y charlan por el patio, se entienden y se respetan. Los islamistas, que no se suelen relacionar con nadie, se dan golpes en el pecho y hacen señales de saludo y respeto a los etarras&lt;/font&gt;», declaró Juan Figueroa, vicepresidente del sindicato ACAIP, que agrupa a los Cuerpos de la Administración de Instituciones Penitenciarias. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Además de los presos etarras, en A Lama están internados Osama Darra, detenido por su relación con los atentados del 11-M, y Sohbi Khouni, arrestado en el 97 por su vinculación con la organización terrorista argelina GIA junto a Allekema Lamari, presunto séptimo suicida de Leganés, y Abdelkrim Benesmail, que coincidió en la cárcel de Villabona con Antonio Toro Castro. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En la misma prisión también ha estado radicado uno de los más sanguinarios miembros de la banda terrorista ETA, Rafael Caride Simón, condenado a 790 años de cárcel por el atentado de Hipercor, y a otros 142 por un atentado con coche-bomba en el puerto de Barcelona, entre otros delitos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A los funcionarios de A Lama les ha llamado la atención la relación demasiado cordial entre los reclusos islamistas y los etarras, ya que no se suelen relacionar con el resto de internos. «&lt;font color=red&gt;Se comunican y son afines. Tienen la misma ideología.&lt;/font&gt; El etarra no se comunica con los presos comunes», aseguró Rafael Moral, delegado de la Confederación Intersindical Gallega (CIGA) en A Lama. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En el presidio, existe un interno que ejerce las labores de imam mayor y otros dos presos que ocupan el cargo de coroneles, según su propia denominación. El núcleo duro está formado por otros 10 integristas que también actúan de imames y que tienen bajo su órbita a otros 120 internos musulmanes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El festejo de los atentados del 11-M no ha sido el único incidente registrado en prisión. Cuando el 3 de abril se inmolaron los siete terroristas de Leganés, los reclusos integristas intentaron hacer un acto de apoyo a los suicidas y reivindicar, de paso, la salida del aislamiento del imam mayor. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los funcionarios de A Lama lograron abortar esta acción y también tuvieron que sofocar un enfrentamiento entre los presos árabes y los españoles. Según el relato de un trabajador del centro gallego —que no quiso desvelar su identidad—, los internos musulmanes advirtieron a los españoles de que el suceso de Leganés no quedaría impune y amenazaron con que se iban a producir más atentados. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tensión estaba a flor de piel y los funcionarios se tuvieron que emplear a fondo para separarlos y evitar la pelea. Es más, los trabajadores recibieron un chivatazo de los reclusos españoles de que los islamistas estaban planeando secuestrar a uno de los empleados de la prisión para exigir el fin del aislamiento del imam. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El sindicato ACAIP denuncia &lt;font color=red&gt;que este tipo de presos está perfectamente organizado y tiene una estructura jerárquica y militar&lt;/font&gt;: «Ellos consideran que están en guerra santa y dicen que por qué nos quejamos de 190 muertos cuando en Palestina ha habido muchos más. Su visión es lo que pasa en Irak o en Palestina. Esta situación se nos va de las manos», afirmó Figueroa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Como muestra de esta organización, los integristas realizan entrenamiento militar en el patio haciendo simulaciones con escobas (a modo de fusil), tirándose al suelo y reptando. Los funcionarios del centro les prohibieron terminantemente este tipo de comportamientos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Este núcleo duro coacciona al resto de reclusos y llega a imponer castigos físicos —como golpes en las plantas de los pies— a quienes no siguen al pie de la letra los dictados del Corán. Así, muchos internos marroquíes condenados por delitos menores acaban radicalizando en prisión sus ideas religiosas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«A los líderes musulmanes les ingresan dinero y así ejercen su poder sobre el resto, que no tiene recursos. Les dan un préstamo de 10 euros y, la semana siguiente, les tienen que devolver el doble. Tienen un ejército de gente analfabeta y sin arraigo familiar», añadió Figueroa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El sindicato ACAIP destaca el gran aumento de la población extranjera en A Lama, que ha pasado de 72 foráneos en 2002 a los 611 de la actualidad —&lt;font color=red&gt;unos 400 musulmanes&lt;/font&gt;—, sobre un total de 1.571.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109593389448704144?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109593389448704144/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109593389448704144' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109593389448704144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109593389448704144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/presos-islmics-i-deta-fan-amistat.html' title='Presos islàmics i d’EtA fan amistat'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109577846592011866</id><published>2004-09-21T07:51:00.000-07:00</published><updated>2004-09-21T07:54:25.920-07:00</updated><title type='text'>Pàtria, fe i Bellvitge</title><content type='html'>&lt;b&gt;&lt;i&gt;Pujol rep un homenatge al cim del Tagamanent 60 anys després que es proposés allà mateix dedicar-se a la “reconstrucció nacional” de Catalunya&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toni Sust, &lt;i&gt;El Periódico&lt;/i&gt;, 20/09/2004. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Han passat sis dècades i l’anècdota no és nova. Fa més de 20 anys, Jordi Pujol va explicar al pròleg d’un llibre que sent un nen havia pujat al cim del Tagamanent i havia observat els efectes de la destrucció causada per la guerra civil, que acabava de finalitzar. Contemplant les ruïnes, Pujol es va prometre dedicar-se a reconstruir Catalunya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seixanta anys després, ahir Pujol va pujar al Tagamanent envoltat d’entusiastes que el van acompanyar per homenatjar-lo, en una jornada que va prosseguir a Taradell, on més de 1.500 persones van assitir a un dinar en honor de l’expresident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Al marge de les mesquites&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homenatge va començar amb una missa a l’església de Santa Maria de Tagamanent, oficiada pel sacerdot Antoni Pladevall, que a més va parlar davant els congregats a la muntanya, més de 300, fent gala d’un estil contundent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va advertir que al marge que en el futur Catalunya es vegi poblada de mesquites, el país té uns orígens concrets: &lt;font color=red&gt;&lt;b&gt;“Pàtria i fe, les arrels de Catalunya són aquestes”&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pladevall va renyar les noves generacions: &lt;font color=red&gt;&lt;b&gt;“Als joves els falta amor al país perquè no l’han trepitjat. Ens hem tornat còmodes. Catalunya es perd per la comoditat de molta gent” &lt;/b&gt;&lt;/font&gt;.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I no es va refrenar. Va animar a deixar-se de &lt;font color=red&gt;&lt;b&gt;“bipartits, tripartits i 50 partits”&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;, i els va distingir: &lt;font color=red&gt;&lt;b&gt;“Els que som aquí sí que estimem Catalunya”&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Com a colofó, el capellà va proclamar: &lt;font color=red&gt;&lt;b&gt;“Visca la nostra religió; sense el cristianisme no s’explica el nostre país”.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;No era fàcil mantenir el llistó després d’una diatriba tan grossa. Pujol va recordar la seva visita, de nen, a la muntanya, i va reprendre el fil de Pladevall: &lt;font color=red&gt;&lt;b&gt;“El patriotisme és la primera condició per sacrificar-se per un país”.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Però l’expresident va reconduir el discurs del sacerdot, que va titllar de “rotund”. I per parlar de la tasca patriòtica, se’n va anar a Bellvitge, a l’Hospitalet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un referent&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Fa 15 dies em van dir: ‘Ha mort Jesús Carrasco’”, va explicar Pujol. Carrasco, va relatar, va ser un dels habitants de les Vivendes del Governador, al barri de Verdum, i amb això també es va referir a altres zones de Barcelona on han crescut moltes persones d’origen immigrant, com Bellvitge: “En l’obra de reconstrucció de Catalunya també hi ha participat gent de Bellvitge”. El missatge va atenuar el de Pladevall.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’hora de dinar, més de 1.500 persones van fer cua per acompanyar l’expresident. La cua era per entrar al centre cultural Can Costa i Coll de Taradell, que no havia registrat mai un ple semblant. Pujol va ser obsequiat amb un pastís, que va ser entrat a la sala amb música de fons de casament i que va tallar amb espasa.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Va parlar Artur Mas, que va subratllar que l’homenatge també havia d’incloure Marta Ferrusola i va considerar que Pujol ha donat “crèdit” a la política. “El millor homenatge és seguir fent camí”, va assenyalar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’homenatjat va tenir agraïments per a tots, començant per la seva dona, i va acabar advertint que la “reconstrucció nacional” està per completar.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109577846592011866?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109577846592011866/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109577846592011866' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109577846592011866'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109577846592011866'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/ptria-fe-i-bellvitge.html' title='Pàtria, fe i Bellvitge'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109571629884934379</id><published>2004-09-20T14:32:00.000-07:00</published><updated>2004-09-20T14:38:18.850-07:00</updated><title type='text'>Los pakistaníes detenidos grabaron en vídeo rascacielos de Barcelona en el 2002</title><content type='html'>&lt;b&gt;&lt;i&gt;Los Mossos dan por desmantelado el grupo, en prisión desde el sábado.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;El grupo de pakistaníes detenidos el pasado miércoles en Barcelona grabó en vídeo dos rascacielos de la ciudad en las primeras semanas del 2002, aunque no pasó de ser una simple recogida de información. La grabación dura cerca de una hora y contiene detalles de la estructura y entradas y salidas de los edificios.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Los Mossos se incautaron de una pequeña cantidad de heroína de gran pureza, que habría alcanzado un alto valor en el mercado.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La grabación, de cerca de una hora de duración, contiene detalles de la estructura de las dos torres de la Vila Olímpica.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Casi una semana después de la operación no se sabe con certeza la identidad de los diez detenidos, que investiga la Interpol.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;El juez de la Audiencia Nacional ordenó prisión incondicional para los 10 arrestados por falsificación y tenencia de drogas.&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;La Vanguardia&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;IGNACIO DE OROVIO - 20/09/2004&lt;br /&gt;Madrid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Los pakistaníes detenidos la madrugada del pasado miércoles en Barcelona tenían en su poder una grabación en vídeo de cerca de una hora de duración y gran nivel de detalle de las torres de la Vila Olímpica de Barcelona. La grabación fue realizada en las primeras semanas del año 2002 y podría haber constituido una simple información de base, sin trabajo posterior, para haber perpetrado un atentado, según una fuente del caso de la máxima solvencia, aunque estos detalles serán confirmados por la instrucción judicial, que corre a cargo del juez de la Audiencia Nacional Ismael Moreno. Este magistrado decretó en la madrugada del pasado sábado prisión incondicional para los diez arrestados. El grupo se da prácticamente por desmantelado, a falta de pulir algunos flecos de la investigación. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;La grabación del hotel Arts y de la torre Mapfre, que alberga oficinas, que ha conocido La Vanguardia, dura prácticamente una hora y contiene numerosos detalles de las estructuras arquitectónicas y de las entradas y salidas de ambos edificios. Se cree que la filmación, que viene a ser un estudio videográfico de los edificios, está inspirada en el atentado del 11-S contra las Torres Gemelas de Nueva York, ya que fue realizada alrededor de tres meses después de aquel atentado. En este caso se cree que se trató de una mera recogida de datos.&lt;/font&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En el registro no apareció ninguna prueba o indicio de que el grupo, o alguno de sus miembros, pretendiese atentar contra estos emblemáticos edificios del litoral de Barcelona, aunque los Mossos d'Esquadra analizan bajo la tutela del juez Ismael Moreno decenas de textos y documentos hallados en los dos pisos. Las traducciones y su interpretación policial tardarán probablemente varias semanas en llegar a la Audiencia Nacional. Sin embargo, alguno de los miembros del grupo desarticulado pudo haber filmado otros edificios o zonas de Barcelona, según la misma fuente, ya que hay indicios o señales de que hubo más grabaciones, que en cualquier caso no aparecieron en los registros de los Mossos. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En los pisos de los barrios de Ciutat Vella y la Trinitat registrados no se hallaron explosivos ni armas, según informaron los Mossos d'Esquadra, que llevaron la operación desde el primer momento porque deriva de otra anterior contra la delincuencia común en la que se desmanteló una red de falsificación de documentos y tarjetas de crédito y de blanqueo de capitales. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El juez de la Audiencia Nacional —que interrogó a los diez pakistaníes entre las ocho de la tarde del viernes y las cinco de la madrugada del sábado— decretó el ingreso en prisión incondicional por la suma de indicios que los Mossos d'Esquadra presentaron, aunque el nivel de implicación de cada uno de los detenidos, cuyas identidades no han trascendido por ahora, deberá perfilarse con mayor nitidez en el curso de la investigación. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Además de la grabación en vídeo, se sabe ya que uno de los detenidos estuvo en el pasado enrolado en un grupo radical de Pakistán y que el grupo manejaba grandes cantidades de dinero, aunque su nivel de vida era muy sencillo, rayando, al menos en apariencia, en la miseria. Este detalle ha sorprendido en la investigación, que ahora tratará de averiguar hacia dónde se derivaron los fondos obtenidos. Hacia el lujo o los coches, como en la mayoría de los grupos de narcos, seguro que no. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En el registro apareció una cantidad no demasiado grande de heroína de gran pureza, pero el recipiente que la contenía y los restos hallados indican que la cantidad era superior. La pureza de la droga señala que los detenidos manejaban grandes cantidades de dinero. El valor de la droga en el mercado habría sido elevadísimo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Al menos uno de los diez detenidos estuvo a inicios de los años noventa enrolado en un grupo islamista radical en Pakistán, declarado ilegal en aquel país. El nombre de este grupo no ha trascendido.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suma de datos que los Mossos llevaron ante el juez permite pensar que los detenidos —a falta de concretar el presunto nivel de implicación de cada uno— pudieron tener relaciones con alguna célula radical, aunque el juez Ismael Moreno les imputa por el momento falsificación y tráfico de droga. De ser ésta la única implicación del grupo, el asunto pasaría a un juzgado ordinario de instrucción, a menos que se sospechase que el tráfico fuese a gran escala o que entre las actividades estuviese el blanqueo de capital. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entre los flecos pendientes de investigación está conocer el destino de las grandes cantidades de euros que pudo reportarles su actividad delictiva y si ello ha servido para financiar o colaborar con actividades terroristas, investigación que también correspondería a la Audiencia Nacional. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Casi una semana después de la operación desarrollada por los Mossos d'Esquadra en los pisos de la calle Roig de Ciutat Vella y de la avenida Meridiana de Barcelona, y pese a las pesquisas iniciadas por la Audiencia Nacional y por la Interpol, no se conoce con certeza la identidad de todos los arrestados. Se han enviado señas genéticas y huellas dactilares de algunos de ellos a dicho organismo policial internacional, que trabaja para identificar con certeza al grupo, aunque por ahora no se ha recibido respuesta. Alguno de los arrestados tenía hasta cuatro pasaportes o documentos de identidad de gran perfección técnica. En sus declaraciones judiciales explicaron que los pasaportes requisados pertenecen a compatriotas que los habían visitado en los domicilios. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La investigación determinará la procedencia de estos documentos, aunque se sospecha que alguno de ellos podría ser el encargado de falsificaciones. También podrían proceder del grupo que originó la operación de los Mossos; a inicios de septiembre fue desmantelada una red de delincuencia común que se dedicaba a falsificar tarjetas de crédito, documentos de identidad y al blanqueo de dinero. Hubo 33 detenciones. La investigación de este grupo condujo a los diez pakistaníes.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109571629884934379?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109571629884934379/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109571629884934379' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109571629884934379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109571629884934379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/los-pakistanes-detenidos-grabaron-en.html' title='Los pakistaníes detenidos grabaron en vídeo rascacielos de Barcelona en el 2002'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109544144201173480</id><published>2004-09-17T10:15:00.000-07:00</published><updated>2004-09-17T10:17:22.010-07:00</updated><title type='text'>Glucksmann.— La route de l’apocalypse passe par Beslan</title><content type='html'>André Glucksmann: &lt;b&gt;La route de l’apocalypse passe par Beslan.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 15/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Ceux qui vivent la fin du monde ne la voient pas, ceux qui la voient ne la vivent pas encore, mais sont condamnés à méditer, fût-ce contre eux-mêmes, au bord du gouffre. Un petit garçon coiffé d’une casquette trop grande pour lui, étoile jaune sur la poitrine, sort les mains en l’air d’un trou dans le ghetto de Varsovie ; une fillette vietnamienne en flammes fuit le napalm qui la cerne ; des virgules lointaines mais trop humaines se jettent des tours de Manhattan. Aujourd’hui, des gosses ensanglantés et hagards, en petite culotte, s’échappent entre deux feux du gymnase de Beslan. Autant de témoins de l’abîme qui vont me poursuivre jusqu’à la tombe. J’ai, depuis dix ans, prévu le pire désastre si la très sale guerre de Tchétchénie devait se poursuivre. Je suis inconsolable des enfants morts de Beslan, effrayé, désarmé, comme tous, en découvrant dans le regard exorbité d’un otage que l’impossible est possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut pas fuir ces images. Elles sont prophétiques. Le dispositif apocalyptique qui s’enclenche sous nos yeux le 3 septembre est porteur d’avenir. Un avenir abominable. Comme une fusée maléfique à trois étages pointée non seulement sur le Caucase et la Russie, mais sur l’Europe entière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1.— Beslan est la plus folle prise d’otages de l’histoire. Par la quantité des victimes, mais plus encore par la qualité d’absolue cruauté qu’elle manifeste. Qui accroche ses bombes en guirlandes au-dessus de centaines d’enfants, qui les menace de mort s’ils pleurent, qui les réduit à boire leur pipi, ne recule devant rien. Et surtout pas devant l’enfer. Aujourd’hui une école kidnappée, demain une centrale nucléaire fracassée ? Pourquoi pas, puisque ces terroristes n’ont souci ni de la mort des autres ni de la leur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile de spéculer sur leurs motifs célestes ou terrestres, il faut les juger à leurs actes : ces assassins d’enfants sont les pires des assassins, des ennemis de l’humanité, une pègre qui goûte la sensation “vive et délicieusement perverse” que donne le sang versé, dit Varlam Chalamov (vingt ans de goulag). Première figure du chaos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui compose le commando de tueurs ? “Les Tchétchènes”, diffusent les autorités russes avant d’en avoir vu un seul. Deux jours plus tard, Sergueï Ivanov, ministre de la défense de Poutine, conteste : “Pas un seul Tchétchène dans le commando.” Peu crédible. “Dix Arabes”, “un Nègre”, “un Coréen”, des “Géorgiens”, des “Tatars”, des “Kazakhs”, annoncent divers officiels, sans plus de preuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aouchev, ancien président d’Ingouchie, viré par Poutine, seule personne à avoir eu le courage d’entrer dans l’école pour parlementer sans mandat avec les preneurs d’otages masqués, perçoit un groupe multiethnique avec des Ingouches, des Ossètes, des Slaves (Russes ? Ukrainiens ?). Bref, ce commando n’est ni spécialement composé par ni représentatif des Tchétchènes. Immédiatement, absolument condamné par le président indépendantiste Maskhadov, qui demande une enquête internationale. Même le criminel Bassaïev, qui a revendiqué d’autres prises d’otages massives, dément toute participation. Poutine accuse “le terrorisme international”, ne prononce pas le mot “Tchétchénie”, réclame une solidarité mondiale, mais refuse toute aide internationale dans l’enquête. L’offre d’Interpol est rejetée. Saura-t-on un jour ? Rideau de fumée opaque. Poutine se paie même le luxe et le cynisme de vanter, côté pile, l’héroïsme de la Tchétchénie devant un parterre d’experts étrangers : “Pas une parcelle de notre terre ne compte autant de héros.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, le Kremlin, mettant à prix la tête de Maskhadov, ne perd pas l’occasion, côté face, de stigmatiser une population entière. Et voilà un peuple depuis dix ans massacré transformé en peuple massacreur. Des Tchétchènes entre autres, probablement oui, les Tchétchènes, non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2.— Face à ce commando nihiliste, que rien ni personne ne saurait excuser, justifier, comprendre, et surtout pas moi, il y a l’autre composante du chaos, Poutine et ses “forces de l’ordre” qui ont “libéré” un gymnase bourré d’enfants à coups de fusils-mitrailleurs et de lance-flammes. Pas besoin d’une décision explicite pour lancer l’assaut, il suffit d’exclure d’emblée toute tentative pour fatiguer, diviser, isoler les preneurs d’otages : “La négociation est un aveu de faiblesse”, dit Poutine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’étincelle sera due au hasard. Une bombe qui se décroche ? Des parents désespérés qui partent récupérer leurs mômes à la pointe de leurs tromblons ? Les &lt;i&gt;spetnaz &lt;/i&gt; armés jusqu’aux dents s’engouffrent dans la brèche en tirant dans le tas. Pareil mépris du “matériel humain” — aujourd’hui les enfants, hier les spectateurs gazés de la Doubrovka — est une constante brutale héritée des tsars et de Staline. Force doit rester au pouvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’en 1999 Poutine envahit la Tchétchénie, il prétend affronter 2 000 terroristes. Il lance ses bombardiers, ses tanks et 100 000 soldats à l’assaut d’un pays grand comme l’Ile-de-France, peuplé à peine d’un million de personnes. Il rase Grozny (400 000 habitants). Si pareil carnage vaut pour la “lutte antiterroriste”, il faut se demander pourquoi les Anglais n’ont pas rasé Belfast, les Espagnols Bilbao et les Français Alger pour retrouver Ali La Pointe et ses comparses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sauvagerie du FSB est à l’œuvre à Beslan comme dans la Tchétchénie entière. “Tchékiste une fois, tchékiste toujours”, tel est le credo du maître actuel du Kremlin. La Tchéka, c’est la Gestapo soviétique, l’ancêtre du KGB, père du FSB.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3.— Nous sommes partie prenante de ce désastre. Pas un gouvernement occidental n’a osé interroger le palmarès d’un pompier pyromane qui, en cinq ans de guerre, n’a pas réussi à “buter les terroristes jusque dans les chiottes” en brûlant les maisons, les villes et les villages, mais parvient à étendre le chaos au Caucase. L’Europe et les Etats-Unis lui laissent carte blanche et se disputent son amitié. Effarante démission de l’intelligence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Rappelons que la question de l’Irak a vu s’affronter “deux visions du monde”. Paris et le “camp de la paix” affirment que le terrorisme est fils de la guerre qu’il faut à tout prix éviter. Washington et ses alliés proclament que l’oppression est cause du terrorisme, la liberté étant mère de la paix : une guerre en son nom peut s’avérer nécessaire.&lt;/font&gt; Nul n’ignore que la population tchétchène a perdu un quart ou un cinquième des siens. Pour qui manque d’imagination, disons que la saignée serait en proportion pour la France de 10 à 15 millions d’habitants. La Tchétchénie subit la pire des guerres actuellement menée sur le globe : 40 000 enfants tués, sans images, dans la nuit et le brouillard. L’arbitraire le plus sanglant gouverne à huis clos ce que la journaliste russe Anna Politkovskaïa appelle “un camp de concentration à ciel ouvert”, soit un pays entier mis en coupe réglée, interdit aux caméras, où seuls pénètrent quelques reporters tellement courageux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=red&gt;Belle occasion pour nos “deux visions du monde” d’accorder leurs violons et d’honorer les principes dont elles se réclament : le calvaire de la Tchétchénie relève des deux critères. Trois siècles d’oppression ont créé la rébellion. La sauvagerie de la dernière guerre favorise le terrorisme. Il est plus qu’urgent de retenir Poutine par la manche en lui expliquant, côté Paris, que sa guerre, côté Washington, que sa terreur engendrent le chaos nihiliste. Mais non ! Perdus, les grands principes ! La politique de l’autruche triomphe, tête dans le sable, les puissants de ce monde ne voient rien venir. &lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ont-ils oublié si vite le scénario afghan ? Pendant dix ans l’armée russe, alors “rouge”, a exercé ses talents destructeurs en Afghanistan : territoire dévasté, peuple décimé, structures sociales, mentales et morales décomposées ; dans le chaos s’installent les plus gangsters, les plus fanatiques, d’où les talibans, d’où Ben Laden, d’où Manhattan en flammes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’Occident aveugle avait abandonné le commandant Massoud, opposé aux Soviétiques puis aux intégristes. On s’aperçut de l’erreur trop tard. On en fit une icône... une fois mort. En Tchétchénie, il existe un chef indépendantiste modéré ; Aslan Maskhadov a toujours condamné les attentats contre des civils. Dès la première heure de Beslan, il a proclamé son horreur du crime et proposé ses services ; les autorités russes ont préféré l’assaut à sa médiation. Comme Massoud, c’est un bon stratège, il a vaincu la pléthorique armée russe en 1996. Comme Massoud, c’est un héros pour son peuple. Comme Massoud, ce n’est pas un saint, il a commis l’erreur de pactiser un temps, au nom de l’unité nationale contre l’occupant, avec ses extrémistes. Mais, comme Massoud en Afghanistan, il est en Tchétchénie le seul allié de nos démocraties. C’est avec lui, qui fut élu président (67 %) sous contrôle de l’OSCE, qu’il faut négocier une paix antiterroriste. Il a, depuis deux ans, proposé un plan : cessez-le-feu, désarmement des milices indépendantistes, retrait des forces russes, force d’observation internationale et abandon provisoire de la revendication d’indépendance. Sans son aide, pas d’issue. Sinon, versant russe : le choix de l’extermination. Sinon, versant tchétchène : l’extension du nihilisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment expliquer l’irresponsabilité de nos responsables ? Les gouvernements démocratiques ne sauraient reprendre à leur compte la criminalisation raciste d’une nation entière : tous les Tchétchènes = assassins d’enfants = Ben Laden. Connaissent-ils leur quotidien de douleur, de deuil, de tortures, l’horreur des fagots humains, des camps de filtration, des disparitions, des chasses à l’homme et du commerce des cadavres ? Oui. Ils savent. Sont-ils assez crédules pour donner quitus à Poutine et gober que la paix et la “normalisation” règnent dans le Caucase ? Ignorent-ils qu’un Tchernobyl délibéré n’épargnerait personne ? Je ne peux croire à tant de bêtise chez les princes qui nous représentent. Force est de supposer qu’ils ont confié le soin de notre sécurité à l’apprenti sorcier du Kremlin. Espèrent-ils, sans peut-être se l’avouer, qu’il exterminera les Tchétchènes avant que des survivants ne pactisent avec le diable nihiliste ? Pareil pari sur une guerre sans fin est d’une immoralité remarquable, mais surtout constitue une aberration politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tant de massacres et à la lumière noire de Beslan, le bilan guerrier de Poutine parle de lui-même : c’est celui d’un boucher chaotique, d’un fabricant d’apocalypse. Il est temps, puisque Maskhadov vit encore, de rappeler Poutine à l’ordre, de l’inviter hautement et publiquement à changer de méthode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis dix ans, nos dirigeants méprisent les indignations “morales”. Depuis dix ans, ils s’affirment “real-politiciens” : le monde ne s’arrête pas de tourner pour Grozny, évitons de froisser la géante Russie, laissons aux illuminés leur “moraline” d’impuissants. Excusez-moi, mais sans principe éthique il n’y a pas de politique à long terme. Morale et politique ne se dissocient pas comme le croient les Machiavel de sous-préfecture. La “politique” des Airbus et des hydrocarbures, des courbettes, du “je me fous royalement qu’un peuple soit exterminé” mène à Beslan. Ce n’est pas de la politique, c’est de l’aveuglement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La “belle âme” dont ils se gaussent et que j’assume pour avoir avec quelques rares amis combattu les fascismes noir, rouge et vert, pour avoir soutenu à l’époque de leur persécution Soljenitsyne, Sakharov, Havel, Massoud, les boat people, les assiégés de Dubrovnik et de Sarajevo, les expulsés du Kosovo, les égorgés d’Algérie, tous ces “sans-pouvoirs” sur lesquels les “réalistes” ne misaient pas un clou, ma très pitoyable “belle âme” vous dit : on ne raye pas impunément un peuple de la carte, fût-il dérisoirement petit au regard de nos grandes nations.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109544144201173480?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109544144201173480/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109544144201173480' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109544144201173480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109544144201173480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/glucksmann-la-route-de-lapocalypse.html' title='Glucksmann.— La route de l’apocalypse passe par Beslan'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109514858022909145</id><published>2004-09-14T01:48:00.000-07:00</published><updated>2004-09-14T00:56:20.230-07:00</updated><title type='text'>Heisbourg.— «Nous renouons avec le tragique» </title><content type='html'>François Heisbourg : &lt;b&gt;«Nous renouons avec le tragique»&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 13/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Propos recueillis par Baudouin Bollaert et Alexis Lacroix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Directeur de la &lt;a href="http://www.frstrategie.org/"&gt;Fondation pour la recherche stratégique&lt;/a&gt; (FRS) et président de l’&lt;a href="http://www.iiss.org/"&gt;International Institute of Strategic Studies&lt;/a&gt; (IISS), François Heisbourg est un des meilleurs spécialistes européens des questions de défense et du terrorisme. Il a publié aux éditions Odile Jacob &lt;/i&gt;Hyperterrorisme: la nouvelle guerre&lt;/i&gt;, en collaboration et vient de signer la préface à l’édition française du Rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les Etats-Unis, &lt;i&gt;11 septembre, rapport de la commission d’enquête&lt;/i&gt;, Editions des Equateurs (500 p., 23 €). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;LE FIGARO. — Trois ans après le 11 septembre, quel bilan peut-on tirer de la lutte antiterroriste ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;François HEISBOURG. —&lt;/b&gt; Pour parler comme les Américains, il y a les good news et les bad news. Commençons par les bonnes nouvelles : c’est d’abord l’invasion de l’Afghanistan et la chute des talibans. Elles ont privé al-Qaida d’une base organisationnelle stable et importante pour la préparation de ses opérations. Cela a été aussi une formidable source d’archives pour enrichir les dossiers sur un certain nombre d’attentats — des attentats déjoués avant le 11 septembre, comme celui de Strasbourg qui fait toujours l’objet d’une instruction. Des attentats en préparation comme à Singapour, fin 2001. Il aurait pu être un véritable 11 septembre à l’asiatique. Autre bonne nouvelle : le nombre d’arrestations significatives effectuées dont le rapport de la commission américaine d’enquête sur le 11 septembre fait état. Parmi ces arrestations, celle de Khalid Cheikh Mohammed au Pakistan, un membre élevé dans la hiérarchie d’al-Qaida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Et les mauvaises nouvelles ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en vois de deux ordres : d’une part, al-Qaida sévit toujours et Ben Laden, jusqu’à plus ample informé, n’a toujours pas été arrêté. Dans la liste de la vingtaine de responsables terroristes que les autorités américaines voulaient capturer d’urgence, seul un sur dix a été arrêté. D’autre part, al-Qaida s’est largement redéployé. Al-Qaida continue de frapper, même si ce n’est pas tout à fait à la même échelle que le 11 septembre 2001. Souvenons-nous de Djerba, Bali, Casablanca, etc. Pire que cela : al-Qaida sait travailler dans la complexité comme l’a démontré l’attentat du 11 mars 2004 à Madrid. Un attentat extraordinairement difficile à monter dans un environnement où la surveillance était forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Il n’y aurait donc pas vraiment d’hyperpuissance face à l’hyperterrorisme...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l’hyperterrorisme et à sa capacité de destruction de masse, les Etats-Unis ne sont pas une superpuissance, et c’est une grave erreur de lecture que de le croire. La fin de la guerre froide a certes fait des Etats-Unis la seule superpuissance dans le monde, mais ils ne sont pas devenus pour autant plus puissants. Ils sont devenus moins puissants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comment cela ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant la guerre froide, l’existence de la menace soviétique conférait aux Etats-Unis une influence extraordinaire et les érigeait en animateurs d’un réseau d’alliances permanent avec l’Europe, l’Asie et l’Amérique latine. Il y avait bien quelques élèves turbulents, comme les Français, mais la discipline était respectée et librement consentie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous voulez dire qu’avec la disparition de l’ennemi soviétique, les Etats-Unis peinent à réunir des coalitions autour d’eux ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À travers l’affaire irakienne, les Etats-Unis se sont isolés et ont suscité de l’animosité. Le gros des moyens militaires américain est aujourd’hui dévoré par la campagne d’Irak, qui a coûté à peu près 150 milliards de dollars en l’espace seulement d’un an et demi. Autant de moins pour l’Afghanistan... Il n’est pas difficile de deviner où se situe la priorité pour George W. Bush.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pendant la guerre froide, les Etats-Unis ont été isolés sur l’affaire vietnamienne...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La comparaison à laquelle vous m’amenez est très intéressante. Dans l’annuaire stratégique de la fondation, nous expliquons que, lors de la guerre du Vietnam, les Américains ont rapidement pris conscience que la guerre qu’ils menaient n’intéressait pas les Britanniques et suscitait la désapprobation des Français. Aucun Etat européen, malgré les demandes américaines, n’a envoyé de soldats au Vietnam. Mais le Vietnam n’a jamais pris le pas, dans l’esprit des Américains, sur l’enjeu fondamental que constituait le conflit Est-Ouest. Les Américains ont donc décidé qu’il était plus important de maintenir l’unité et l’intégrité de l’Otan pour s’opposer à l’Union soviétique que de casser l’Otan dans le vain espoir de glaner quelques soutiens européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La guerre en Irak a-t-elle brisé l’unité du monde occidental dans sa guerre contre le terrorisme ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je dirais qu’elle a brisé l’unité du monde occidental tout court, sans nuire, en revanche, sur un plan technique et logistique, à la coopération entre les services chargés de lutter contre le terrorisme. Mais ce faisant, les Américains ont dispersé leurs ressources. C’est évidemment pour les pays du Moyen-Orient et pour le Sud asiatique musulman que la guerre d’Irak a les effets les plus néfastes. Dans ces pays, il est devenu très difficile aux Américains d’obtenir la mobilisation des gouvernements en faveur des objectifs de la politique américaine. Les sondages d’opinions réalisés en Indonésie, au Bangladesh, sans parler du Pakistan ne sont guère encourageants. Les Etats-Unis, non contents de s’être isolés, ont en plus fabriqué un nouveau champ de bataille pour al-Qaida et pour les djihadistes en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Mais, avant la guerre d’Irak, n’est-ce pas le traumatisme du 11 septembre qui avait déjà creusé un premier fossé transatlantique ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lendemain du 11 septembre, les Etats-Unis ont bénéficié d’un large mouvement de sympathie. C’était l’époque où nous étions «tous américains». Bien que j’aie émis personnellement, dès le départ, des doutes sur la solidité de cette convergence euro-américaine, c’est un fait qu’un mouvement de sympathie pour les Etats-Unis a existé entre les deux rives de l’océan Atlantique, mais aussi dans une bonne partie du monde arabo-musulman. Dans le monde arabe, et pas seulement dans des terres d’élection du wahhabisme, l’année 2002 a marqué un premier recul de la sympathie pour les Etats-Unis, suivie en 2003 et en 2004 par la quasi-disparition de tout sentiment positif à l’égard de l’Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comment expliquer cette vague d’antiaméricanisme dans le monde arabe ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, il y a eu la guerre en Irak et l’attitude unilatéraliste — ou perçue comme telle — des Etats-Unis. Mais d’autres aspects ont contribué à dégrader fortement l’image des Etats-Unis. Il ne faut jamais perdre de vue que l’expérience humaine n’est pas transmissible d’un individu à l’autre. Le 11 septembre s’étant déroulé aux Etats-Unis, de nombreux Européens — notamment dans les franges de la classe politique qui n’exerce pas des responsabilités gouvernementales — ont eu tendance à sous-estimer la vulnérabilité de l’Europe. La même erreur d’appréciation — on l’a vu — se reproduit au sujet de la tragédie de Beslan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous évoquiez d’autres causes...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, l’antiaméricanisme tient aussi à la tendance de nombreux Américains eux-mêmes à tenir le terrorisme international pour une affaire intérieure des Etats-Unis. Al-Qaida considère certes les Etats-Unis comme la «tête du serpent», et comme chacun sait, dans une logique terroriste, il est plus motivant de frapper la «tête du serpent» que d’autres parties de son corps. Il n’en reste pas moins que, pour al-Qaida et les djihadistes, la terre de la mécréance (ou de l’impiété) est une. Parmi les entreprises d’al-Qaida, depuis le 11 septembre 2001, il y a toute une variété de cibles qui sont loin de se limiter aux seuls intérêts américains. Comme disaient les Espagnols après le 11 mars madrilène : «Nous sommes tous dans ce train.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Que pensez-vous de la thèse américaine selon laquelle al-Qaida, fonctionnant à la manière de l’ancien Komintern, il serait possible de lui attribuer des attentats aussi différents que ceux de Bali, de Djerba, d’Istanbul et, dernièrement, de Beslan et de Jakarta ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces thèses dissimulent l’existence de trois cercles au sein d’al-Qaida dont le mode de fonctionnement n’est évidemment pas celui d’un mouvement de libération nationale ayant vocation à exercer le pouvoir au terme d’une révolution. D’abord, il y a le holding, ou direction générale, très petite et ramassée, très centralisée et hiérarchisée. Deuxième cercle, qui prospère depuis le 11 septembre : les franchisés. Chaque groupe est responsable de sa bottom line et libre d’exercer sa «créativité» dès lors que, respectant la charte fondamentale de l’organisation, il reçoit «un label de qualité» de la direction générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quels sont les avantages de la franchise ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont doubles. Le premier est défensif, le deuxième, offensif. La franchise d’al-Qaida permet de diversifier les modes opératoires des attentats. Ces diversifications présentent un net avantage défensif puisqu’elle rend la tâche des services de renseignements plus difficile. Bali, la synagogue de Djerba, les «intérêts israéliens» à Mombasa... Malgré un fil conducteur commun, chacun de ces attentats s’est déroulé selon un modus operandi différent. Un fil conducteur et un empilement de symboles communs reliaient ces attentats — ce que j’appellerais la charte de l’organisation : frapper la terre de la mécréance et tout ce qui contribue au mélange des cultures. Quant à l’avantage offensif de la franchise, c’est de prendre par surprise ses victimes en se manifestant par un attentat spectaculaire et nouveau. Bali et Madrid se ressemblaient par le carnage qu’ils ont occasionné mais étaient, par ailleurs, très différents. Cet élément de surprise est «bon pour le moral» des organisations terroristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quel est le troisième cercle d’al-Qaida ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe des organisations terroristes et des groupes djihadistes tout aussi fanatiques qu’al-Qaida mais qui ne s’inscrivent pas forcément pour autant dans sa mouvance. De la même manière, vous pouvez avoir des gens proches d’al-Qaida qui opèrent dans une mouvance dont l’objectif n’est pas celui d’al-Qaida.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Est-ce le cas des milices de Bassaïev, responsables du massacre de Beslan ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Tchétchénie est au croisement d’un mouvement de libération nationale (dont les aspirations ne sont, en elles-mêmes, pas répréhensibles) et d’un certain nombre d’acteurs qui sont visiblement mus par des préoccupations qui dépassent largement la lutte nationaliste, parce que leur vocabulaire s’inscrit explicitement dans le djihadisme. Il arrive à al-Qaida de dire du bien du combat tchétchène, comme il arrive à des «qaïdistes» de trouver en Tchétchénie des terrains d’entraînement. Donc, la Tchétchénie fait penser à bien des égards à ce qui peut se passer pour le Hamas en terre palestinienne : il ne s’agit pas d’une planification d’actions sur le long terme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quelle est votre lecture de la tragédie de Beslan ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va sans dire que je suis consterné par le caractère brouillon et brutalement incompétent des services de sécurité russes. Le b.a.-ba, après une telle prise d’otages, c’est d’installer immédiatement un cordon de sécurité pour empêcher quiconque de sortir sans vérification de son identité. Il n’en reste pas moins que jamais dans l’histoire humaine, des gens n’ont rassemblé plus d’un millier d’enfants dans l’intention de les faire exploser. Le mal absolu doit être reconnu et traité pour ce qu’il est. Il ne faut pas céder à la tentation de la rationalisation à rebours. Il ne faut pas succomber à l’attitude, si répandue, qui consiste à dire : «Ce qui est arrivé est la faute des victimes.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Qu’est-ce qui distingue le Hamas ou les milices de Bassaïev d’al-Qaida ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui distingue fortement al-Qaida du Hamas, par exemple, c’est la réactivité à une actualité politique : notamment lorsqu’un rapprochement s’esquisse entre Israéliens et Palestiniens, sous l’égide d’un émissaire américain... Une des marques de fabrique d’al-Qaida (tous cercles confondus) est, en revanche, de travailler dans la durée. La préparation des attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie a duré quatre ans. Jusqu’en 1998, al-Qaida ne fait pas un seul attentat pour son compte. Les «qaïdistes» ont appris du Hezbollah chiite, pendant leurs premières années, comment faire des attentats à la voiture piégée. Le premier attentat réalisé par al-Qaida, c’est Nairobi, en 1998. Quant aux attentats du 11 septembre — baptisés «opération Avion» —, ils ont été planifiés à partir de fin 1998, début 1999. Personne alors ne pouvait prédire qui serait le président des Etats-Unis trois ans après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comment al-Qaida a-t-elle opté pour le djihad mondial ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut remonter à l’année 1989, en Afghanistan. Une discussion stratégique opposa alors Ben Laden à certains de ses compagnons. Il s’agissait de savoir si al-Qaida allait intervenir en appui événementiel à la première intifada ou bien, au contraire, frapper un objectif lointain. C’est, évidemment, la lutte mondiale contre le «mécréant» qui a été choisie. D’où, bien sûr, l’erreur qui aurait consisté à penser qu’une attitude hostile à la guerre d’Irak aurait pu suffire à s’immuniser contre l’hostilité d’al-Qaida. Ce qui compte, ce n’est pas la position de la France dans tel ou tel conflit ou enjeu stratégique, c’est qu’elle fait partie de la terre de la mécréance. Dans les périodes de calme parfois respectées par le Hamas, les Israéliens se sentent parfois raisonnablement rassurés. Le fait qu’al-Qaida laisse parfois s’installer des périodes de calme entre plusieurs actions n’est pas en soi rassurant. Si rien ne se passe pendant les deux années à venir dans la vieille Europe, cela ne voudra pas dire pour autant qu’al-Qaida aura désarmé. Loin de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Parce que le mode opératoire des actions terroristes est en train de changer ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à maintenant, à l’exception des opérations de prise d’otages, le terrorisme a presque intangiblement fonctionné selon la règle des trois unités du théâtre classique : unité de temps, de lieu et d’action. L’attentat de Madrid répond, grosso modo, à la règle des trois unités. Et, malgré sa diversité, l’attentat du 11 septembre, aussi. Depuis qu’al-Qaida existe, cette organisation n’a cessé, jusqu’à aujourd’hui, de respecter la règle des trois unités. Le radiologique et le biologique, surtout s’il s’agit du biologique infectieux, font sortir de la règle des trois unités. L’épidémie de Sras, bien qu’elle fût non intentionnelle, donne une idée de ce que donnerait une attaque biologique infectieuse. On quitterait la règle des trois unités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Un changement d’univers...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, qui impose une révision drastique et accélérée de nos méthodes techniques, humaines et organisationnelles de prévention et de lutte. Dans le domaine militaire, on doit se préparer à un changement d’univers. Cela fait quelques siècles qu’il existe des budgets de recherche et de développement pour la conception de nouveaux armements. Les armements ne se conçoivent pas de façon spontanée. Il faut qu’un donneur d’ordres spécifie ce qu’il souhaite et donne de l’argent — de préférence au terme d’un processus concurrenciel — à un laboratoire ou à un industriel pour concevoir et développer lesdits armements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour créer des réseaux d’alerte chimique, biologique ou nucléaire, il faut de l’argent. La Commission européenne en est d’ailleurs consciente ; elle n’a pas créé récemment par hasard un programme européen de recherche et de sécurité (Pers) dont la montée en puissance budgétaire ne devrait intervenir que d’ici à 2007. Il faut aussi créer de l’interopérabilité entre les différents services chargés de la recherche sur les moyens de lutter contre le bioterrorisme. Un chantier énorme, dans lequel les Européens ne sont pas du tout désavantagés par rapport aux Américains. Nous devons réfléchir maintenant, notamment en France, à la façon dont nous pouvons faire de l’interministériel de pilotage. Ce n’est donc pas les gouvernements européens qu’il faut mobiliser davantage, mais les relais d’opinion politiques et médiatiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Que voulez-vous dire ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’opinion publique place en tête de ses priorités la menace terroriste, comme en témoigne également l’esprit de coopération avec lequel la plupart des Européens accueillent les mesures visant à les protéger. Nous renouons avec un élément tragique de l’histoire qui n’est pas gérable comme la guerre froide...&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109514858022909145?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109514858022909145/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109514858022909145' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109514858022909145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109514858022909145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/heisbourg-nous-renouons-avec-le.html' title='Heisbourg.— «Nous renouons avec le tragique» '/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109456793836687622</id><published>2004-09-07T07:36:00.000-07:00</published><updated>2004-09-07T07:38:58.366-07:00</updated><title type='text'>Juffa.— Le dossier Arafat</title><content type='html'>Stéphane Juffa: &lt;b&gt;Un livre indispensable&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Metula News Agency, 07/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Le dossier Arafat&lt;/i&gt;, aux Editions Albin Michel, sorti en librairies la semaine dernière.&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;Les auteurs, Karin Calvo-Goller et Michel A. Calvo, des juristes spécialistes du droit international, ont écrit un ouvrage saisissant. Saisissant de rigueur, d’abord, car ils évitent d’entrer dans des considérations politiques afin de s’en tenir aux faits bruts. Leur livre décortique, ensuite, tous les aspects des activités du leader palestinien et des organisations qu’il domine, dans la préparation, la direction et le financement de l’Intifada. Après l’avoir lu, aucune personne saine d’esprit ne pourrait intelligemment prétendre qu’il substitât un doute raisonnable, permettant d’assimiler cet épisode du conflit israélo-arabe à un acte de soulèvement spontané du peuple palestinien. Les chapitres “La préparation psychologique des Palestiniens” et “Arafat a assuré la préparation pratique de l’Intifada” démontrent au contraire, à concurrence de preuves, dont un certain nombre étaient inconnues du public, que le Président de l’Autorité palestinienne a minutieusement préparé son affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yasser Arafat, comme nous l’avons nous-mêmes illustré à la Ména dans de nombreuses analyses, a bel et bien instrumenté l’usage du terrorisme à grande échelle, à la poursuite d’un dessein politique. Dans cette démarche, passant par l’assassinat du plus grand nombre de personnes possible, des personnes choisies exclusivement en fonction de leurs appartenances ethnique ou religieuse présumées, il a pris le risque délirant de tenter de transformer son peuple en martyr volontaire. Certains passages du &lt;i&gt;Dossier Arafat&lt;/i&gt;, décrivant à la lettre les arguments adoptés par l’endoctrinement des enfants à “devenir des bombes humaines” donnent la chair de poule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Calvo publient par ailleurs certaines harangues d’imams, pas piqués des hannetons, qui ne manqueront pas de créer le trouble dans le cerveau de ceux qui s’entêtent à présenter ce conflit comme une guerre de décolonisation. L’extrait cité de l’appel du cheik Mohammed Ben Abd el-Rahman al-Arifi, à cet égard, est on ne peut plus parlant (page 67):&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Nous contrôlerons la terre du Vatican ; nous contrôlerons Rome et y introduirons l’islam. Si bien que les chrétiens, qui ont gravé des croix sur les torses des musulmans au Kosovo, en Bosnie et dans divers endroits du monde avant cela, devront nous payer la djiziya [taxe payée par les non musulmans sous règne musulman] dans l’humiliation, ou se convertiront à l’islam…”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charmant programme ! Dans le sous-chapitre “&lt;i&gt;L’enseignement de la haine”&lt;/i&gt;, on apprend aussi que sitôt Israël eut-elle transféré les pouvoirs d’autonomie à l’exécutif palestinien, en 1994 et en application des principes des accords d’Oslo, des accords d’Oslo visant à instaurer la paix entre les deux peuples, le ministère palestinien de l’Education de Yasser Arafat s’empressa de réintroduire les incitations à la haine des juifs et à la violence dans les manuels scolaires. Depuis 1968, une commission de l’UNESCO était chargée de vérifier le contenu de ces manuels, afin de s’assurer que la haine de l’autre n’empoisonnât plus les esprits de toute une génération dès les bancs de l’école. Cependant, et en dépit de ses pseudos appels à la paix, dès qu’il reçut la liberté de choisir l’orientation de son Ecole, le reclus actuel de la Moukata refusa tout contrôle de l’UNESCO et en 1995, le système de contrôle fut définitivement suspendu, à la demande de l’Autorité palestinienne et de la Ligue arabe.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre avantage du livre, il ne se confine pas dans la narration, même complète, des crimes commis par le raïs palestinien et à leur caractérisation. Maître Michel Calvo est en effet membre du collège d’avocats qui tente de diligenter la plainte de victimes françaises des crimes de guerre d’Arafat auprès de la justice française. Le dossier Arafat décrit au lecteur les péripéties incroyables que connaît cette action judiciaire, depuis le dépôt de plainte, avec constitution de partie civile, le 3 mars 2003.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, de rappeler que la loi française permet à toute victime française d’un acte de terrorisme de déposer plainte auprès du doyen des juges d’instruction. Les charges retenues et abondamment étayées par l’accusation contre “Arafat et autres” comprennent des actes de génocide, des crimes contre l’humanité, la participation à un mouvement formé ou à une entité établie en vue de la perpétration — caractérisée par un ou plusieurs faits matériels — de l’un des crimes définis par les articles 211-1 et 212-1 du code pénal français, meurtre (et tentative et complicité), assassinat (et tentative et complicité), atteintes volontaires à la vie (et tentative et complicité), actes de terrorisme et association de malfaiteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dix mois après que le doyen eut accepté la plainte, dans cette justice française décidément peu inspirée par le principe de “tolérance zéro pour les terroristes, les racistes et les antisémites” que prône à tue-tête le Président de la république française, le procureur n’avait toujours pas déposé ses réquisitions. Ce délai record, digne de figurer dans le Guiness book, fait confirmé par les deux avocats pénalistes français que j’ai interrogés à ce sujet, empêchait la nomination d’un juge d’instruction et le commencement de l’instruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 12 janvier dernier, les avocats de l’accusation adressaient une lettre au Procureur ainsi qu’au ministre de la Justice, M. Dominique Perben, dans laquelle ils faisaient état de cet étrange dysfonctionnement de la justice, “alors que dans d’autres affaires, telles celles concernant des victimes françaises d’actes terroristes au Pakistan, des instructions judiciaires ont été ouvertes dans des délais très brefs (…)” (page 183).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans aucune réponse de la part des personnes concernées, près de trois mois plus tard (treize mois après l’acceptation de la plainte…), les avocats s’adressaient à Mme Nicole Guedj, la secrétaire d’Etat en charge de la protection des droits des victimes, reprenant les mêmes considérants que ceux exposés sur la première missive mais y ajoutant deux éléments confondants :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les avocats mentionnaient que des parties civiles “perçoivent (dans ce délai inexplicable et inexpliqué Ndlr. [Metula News Agency]) une interférence du pouvoir exécutif dans le domaine du pouvoir judiciaire”. Comparant leur plainte à celles de victimes françaises du terrorisme à Djerba, Casablanca et Madrid, suite au dépôt desquelles des informations judiciaires ont été ouvertes dans des délais très brefs, les parties civiles concluaient par cette accusation, qui me semble à la fois terrible et terriblement préoccupante pour le statut actuel des Français de confession israélite : “Elles (des parties civiles) concluent qu’il existe des victimes françaises qui peuvent exercer leurs droits et des victimes françaises qui ne le pourraient pas et/ou des personnes qui peuvent être poursuivies en justice et d’autres qui ne le pourraient pas.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ne croyaient pas si bien dire, les malheureuses, puisque c’est par la lecture d’une indiscrétion figurant sur une dépêche de l’Associated Press, que les victimes d’Arafat apprenaient, le 29 avril 2004, que, suite à leurs plaintes, “la justice de leur pays allait enquêter sur des attentats perpétrés par le… Hamas”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrange justice ? Les plaintes qui étaient déposées visaient pourtant nommément le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat et elles contenaient les motifs de génocide et de crimes contre l’humanité. Ces qualifications n’auraient pas été retenues par la “justice” française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À la Ména, on plaint surtout le juge d’instruction et le Garde des Sceaux, leur suggérant de consulter les pages 243 à 252 du livre des époux Calvo. Eloquentes, sobres, elles font état, en lignes serrées de la liste des attentats contre les civils ayant été commis après les accords d’Oslo. Le plus grand nombre est à mettre à l’actif des organisations terroristes créées et chapeautées par le baron de la Moukata. Ils ont fauché des vies de citoyens français, dont des parties civiles, et en ont rendus d’autres handicapés à vie. On va voir comment la justice-tolérance-zéro des Messieurs Chirac et Perben va s’arranger pour coller sur le dos du Hamas les assassinats d’Arafat. Belle partie d’équilibrisme guignolo-juridique en perspective. Vous pouvez d’ailleurs compter sur nos services pour ne pas manquer une bribe de ce morceau de bravoure à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous, de rappeler déjà à Perben qu’il n’est pas le Garde des sots, et que la tolérance zéro dans les actes de la justice française a été décrétée afin de lutter contre l’antisémitisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mot, encore, sur le style du bouquin. Il se lit bien, ça n’est pas du tout un recueil compliqué de juristes à l’attention de juristes. C’est un livre sobre, je me répète, prenant par son contenu, au point de nous faire réaliser à quel point Arafat s’en tire à bon compte, avec son assignation à résidence dans le palais du gouverneur de Ramallah. Vous l’aurez compris, amis lecteurs, un livre à posséder absolument, à lire et à conserver en référence contre toutes les incongruités qui polluent le papier et constipent les faisceaux hertziens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;i&gt;Le dossier Arafat&lt;/i&gt;, aux Editions Albin Michel, de Karin Calvo-Goller et Michel Calvo, en vente au prix de 19 Euros 50 TTC. Pour consulter le site Internet du livre: &lt;a href="http://www.ledossierarafat.com/"&gt;Le dossier Arafat&lt;/a&gt;.&lt;/blockquote&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109456793836687622?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109456793836687622/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109456793836687622' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109456793836687622'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109456793836687622'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/juffa-le-dossier-arafat.html' title='Juffa.— Le dossier Arafat'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109448357533343870</id><published>2004-09-06T08:11:00.000-07:00</published><updated>2004-09-06T08:12:55.333-07:00</updated><title type='text'>Millière.— La victòria d’Israel</title><content type='html'>Guy Millière: &lt;b&gt;La victoire exemplaire d’Israël&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Metula News Agency, 06/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviendrai dans des articles ultérieurs sur divers aspects inquiétants de la situation contemporaine, notamment sur les manœuvres de l’Iran et l’antisémitisme en France, mais j’ai passé l’été loin d’Europe, entre le Texas, la Californie, la Floride et le Nord-Est des Etats-Unis, où je me suis retrouvé afin d’assister à la convention républicaine. Et une réalité m’a semblé de plus en plus évidente à la mesure du temps passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles que soient les vicissitudes politiques en Israël, quelle que soit l’âpreté de certains débats, quelles que soient les difficultés qui pointent encore sur l’horizon, la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui au Proche-Orient est très claire : Israël a gagné la guerre de la seconde Intifada. D’une manière nette et éclatante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’à l’automne 2000, Arafat a réenclenché une grande campagne de harcèlements et d’attentats suicides, il s’attendait, selon toute vraisemblance, à démoraliser la population israélienne et à galvaniser, inversement, la population arabe de Cisjordanie et de Gaza, voire celle des pays limitrophes, et à internationaliser le conflit, grâce à l’intervention de troupes d’interposition multinationales (toujours préconisée par la Président Chirac Ndlr. [Metula News Agency]). Il n’a réussi sur aucun plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À ce jour, la population israélienne n’est pas démoralisée. Si elle est amère d’avoir eu à subir les morts de ces mois et de ces années à cause d’un terrorisme abject et dans l’indifférence internationale, si elle est touchée par les conséquences économiques de l’insécurité qu’a fait régner le terrorisme, elle survit néanmoins, debout plus que jamais, fière, déterminée et insoumise. C’était bien mal connaître ceux qui, partant de rien, après avoir subi l’un des plus abominables crimes de l’histoire, ont réussi, envers et contre tout, à faire littéralement fleurir le désert et à transformer des terrains vagues en villes futuristes, à la pointe de toutes les technologies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, la population arabe de Cisjordanie et de Gaza, elle, n’est pas galvanisée et guère portée par ses leaders vers l’enthousiasme, c’est le moins que l’on puisse en dire. Les récents mois et années de meurtres lui ont apporté, non pas la victoire ou le moindre espoir de triompher, mais toujours davantage de misère, de désolation et de stérilité. Aucune région du monde ne connaît les taux de chômage existant aujourd’hui en Cisjordanie et à Gaza. Les arabes qui travaillaient en Israël ont presque tous perdu leurs emplois, et comme la seule chose que l’Autorité Palestinienne soit capable de produire, c’est la fabrication de ruines et de ceintures d’explosifs, l’argent est rare et seule abonde la pénurie. Outre la déréliction, ce que Yasser Arafat a apporté à son « peuple » c’est le fanatisme et une haine, devenue d’autant plus stérile qu’elle ne sait plus répandre la mort, comme elle le faisait auparavant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas d’attentat en Israël depuis trois mois, jusqu’à celui, incidentaire (dû à l’exploitation fortuite d'une opportunité), de Beersheva. La barrière de sécurité n’est pas encore achevée, mais elle porte déjà ses fruits, tout comme les campagnes d’éliminations ciblées de criminels récidivistes, tels que les dirigeants du Hamas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pays limitrophes ne bougent pas et ne bougeront pas jusqu’à nouvel ordre : le régime syrien est sur la défensive, plus préoccupé par les risques découlant pour lui du lent retour à la décence en Irak, que par l’idée de faire la guerre à Israël. La Jordanie et l’Egypte souhaitent visiblement l’apaisement de la région et non son embrasement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intervention internationale, européenne en particulier, en ce contexte, constitue désormais une hypothèse totalement improbable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul pays extérieur à la région qui ait du poids dans ce dossier est les Etats-Unis, et pour les Etats-Unis, la politique israélienne est globalement la bonne ; l’Autorité Palestinienne et surtout sont chef dément, sont hors jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le seul, l’unique pays à tenter de maintenir, ces derniers mois, un semblant d’existence politique à l’Autorité Palestinienne telle qu’elle est et à Yasser Arafat, justement, a été la France. Le moins que l’on puisse dire est que Chirac et ses disciples ont fait montre de constance dans leur erreur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir tenté, jusqu’au bout, de sauver le régime de Saddam Hussein en Irak, après avoir exercé des pressions douteuses sur la Turquie aux fins qu’elle ne laisse pas passer les troupes américaines au sol, au moment du déclenchement de la guerre, après avoir refusé toute aide à la construction du nouvel Irak, après avoir pleuré l’élimination du cheikh Yassine,  proclamé par le Quai d’Orsay, « chef spirituel », après avoir souligné de façon retentissante à Sea Island son hostilité à toute initiative visant à apporter davantage de démocratie au Moyen-Orient, Chirac a envoyé, voici quelques semaines, Barnier-chien-fidèle lécher les bottes de pervers pépère Yasser. Barnier, à rebrousse-poil des efforts internationaux, de déclarer que pervers pépère Yasser est le seul représentant « légitime » des « Palestiniens », de passer la nuit auprès de pervers pépère Yasser et de déclarer, épanoui, au réveil, que le mur construit par Israël était une honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon des sources plus qu’autorisées, Barnier aurait dit en outre à Arafat « qu’il devrait faire quelques gestes, sans quoi la France serait bientôt le dernier pays à soutenir l’Autorité Palestinienne ». Le seul geste que sait faire Arafat est le v de la victoire quand du sang a coulé, et cela ne changera plus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, Barnier et Chirac devraient regarder autour d’eux, ils retardent : la France est DÉJÀ le seul pays à soutenir encore Arafat de manière ouverte. La France, en raison de ses politiques invraisemblables est non seulement en situation de tensions avec les Etats-Unis, mais se place, graduellement, en situation de tension et d’isolement croissant en Europe. Quoi d’étonnant à ce que la France soit de plus en plus isolée en Europe ? Sous Chirac, la France a perdu tout ce qui lui restait de son discernement et de la conscience d’être une démocratie occidentale, solidaire de la vision démocratique et laïque du monde. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Israël, par contre, n’a cessé de gagner en dignité, en force, en détermination. La victoire remportée dans la deuxième Intifada doit être analysée pour ce qu’elle est : une victoire prometteuse pour le futur et l’exemple pratique, ô combien nécessaire !, pour les régimes éclairés, de ce qu’un Etat de droit peut vaincre le terrorisme organisé. &lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109448357533343870?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109448357533343870/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109448357533343870' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109448357533343870'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109448357533343870'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/millire-la-victria-disrael.html' title='Millière.— La victòria d’Israel'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109448208085172319</id><published>2004-09-06T07:47:00.000-07:00</published><updated>2004-09-06T07:48:00.850-07:00</updated><title type='text'>Marti.— Petroli</title><content type='html'>Serge Marti: &lt;b&gt;Pourquoi le pétrole est revenu au centre de la géopolitique mondiale&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 21/08/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’est pas si lointain le temps où le magazine britannique &lt;i&gt;The Economist&lt;/i&gt;, réputé pour la qualité de ses analyses, annonçait le prix prévisible du futur baril de pétrole : 5 dollars. C’était en mars 1999, et le prix de l’or noir qui en valait alors à peine le double ne pouvait que baisser, assurait-on. C’est le contraire qui s’est produit, et dans quelles proportions !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, le cours du baril, qui, séance après séance, améliore son record historique à Londres et à New York, s’approche peu à peu des 50 dollars sans que quiconque se hasarde à prédire où et comment pourrait s’arrêter cette envolée. Qualifiée d’”irrationnelle” par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), elle a des raisons multiples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles proviennent autant des lois du marché dictées par une demande industrielle croissante que de facteurs non économiques : la guerre d’Irak, bien sûr, et l’insécurité accrue sur les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient, qui détient 75 % des réserves mondiales prouvées, le dépeçage politico-financier du géant russe Ioukos, qui assure 20 % des exportations du pays et 2 % de la production mondiale, les aléas liés au brut vénézuélien, qui demeurent en dépit de l’issue récente favorable au président Hugo Chavez à propos du “référendum révocatoire”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces éléments apparemment disparates mais qui ont pour enjeu commun la matière première la plus convoitée au monde, assurant à elle seule 40 % des besoins en énergie de la planète, contribuent à dessiner un nouvel ordre pétrolier à la géographie mouvante, de l’Afrique à la région de la Caspienne, au gré des intérêts de Washington et de Moscou, qui s’affrontent à présent sur des territoires longtemps gelés par la guerre froide. De plus, la perspective de voir se tarir ces gisements d’énergie fossile, après un déclin de la production envisagé dès 2010-2015, renforce la perspective d’un pétrole moins abondant et durablement cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela explique la flambée des prix du brut sur les marchés boursiers et la difficulté à les faire baisser. L’appel à ouvrir davantage les robinets lancé aux membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole avant sa prochaine réunion le 15 septembre, comme aux autres producteurs non membres qui assurent le reste des 82 millions de barils pompés chaque jour dans le monde, risque d’avoir peu d’effet à moyen terme. L’OPEP tourne à 96 % de sa capacité et aura du mal à satisfaire les 2 millions de barils/jour supplémentaires qui lui sont réclamés, un chiffre qui correspond à l’accroissement mondial de la demande en pétrole escomptée en 2004, la plus forte augmentation des quinze dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’origine de cette boulimie énergétique figure la Chine, dont les besoins, selon l’AIE, passeront de 5,5 à 11 millions de barils/jour d’ici à 2025 et dont le pétrole provient désormais en grande partie de Russie. L’ “atelier du monde” contribue à lui seul à 40 % de l’accroissement de la demande mondiale, et d’autres pays en développement industriel — les économies émergentes d’Asie et l’Inde notamment — figureront bientôt parmi les gros consommateurs alors que, signe des temps nouveaux, le Royaume-Uni est devenu, en juin, importateur net de pétrole pour la première fois depuis dix ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur la base de cette demande en progression constante et d’un retour de la croissance mondiale qui a entraîné une hausse de la consommation de brut d’environ 3,5 millions de barils/jour depuis deux ans, ce sont 120 millions de barils/jour qu’il faudra produire en 2025, 50 % de plus qu’aujourd’hui ! Où les trouver ? Potentiellement, l’Irak, qui figure au deuxième rang mondial en termes de réserves avec 15 milliards de tonnes derrière l’Arabie saoudite (36 milliards), joue un rôle-clé dans l’amélioration de l’offre. Mais le climat insurrectionnel sur le terrain oblige à revoir les schémas de production. La même prévention sécuritaire vaut pour l’ensemble du golfe Arabo-Persique. Il faut donc se tourner vers d’autres sources d’approvisionnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Etats-Unis l’ont bien compris. Tout en surveillant de près des fournisseurs “historiques” parfois indisciplinés, tels que le Venezuela et le Mexique, et après avoir lancé l’idée d’un Grand Moyen-Orient démocratique susceptible de sécuriser une partie de leur approvisionnement énergétique, ils sont décidés à réduire leur dépendance à l’égard des pays et régions par trop instables. C’est là, par exemple, la justification de l’offensive diplomatique et économique lancée par l’administration américaine en direction du golfe de Guinée, d’où elle compte importer, d’ici à 2015, 25 % du pétrole consommé aux Etats-Unis contre 15 % aujourd’hui. Avec pour effet d’encourager le boom pétrolier escompté pour l’Afrique subsaharienne, dont la production de brut devrait passer de 4 millions de barils/jour actuellement à 9 millions en 2030 grâce, notamment, aux efforts de l’Angola, de la Guinée-Equatoriale, du Nigeria et du Tchad.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NOUVEAU SOUFFLE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c’est surtout dans la région de la Caspienne, en proie elle aussi à un essor pétrolier et gazier dont bénéficient surtout l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan et le Turkménistan, que le pétrole se trouve replacé au centre de la géographie mondiale. D’après diverses études, ces trois ex-Républiques soviétiques disposeraient d’environ 30 milliards de barils de réserve de pétrole prouvée, soit l’équivalent des gisements de la mer du Nord, rapporte Laurent Ruseckas, du Cambridge Energy Research Associates, dans la revue Sociétal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation de l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), destiné à acheminer le pétrole d’Azerbaïdjan vers un port turc de la Méditerranée via la Géorgie, illustre les passes d’armes auxquelles se livrent Américains et Russes dans une région étroitement surveillée par les Iraniens, les Turcs et les Chinois. Parmi tous ces acteurs, la Russie revendique le rôle qu’autorise sa puissance pétrolière, à savoir près de 8 millions de barils/jour, autant que l’Arabie saoudite, mais aussi gazière, ce vaste pays détenant 45 % des réserves mondiales de gaz contre 36 % pour le Moyen-Orient. Ces deux données expliquent la reprise en main par le président Vladimir Poutine de la politique énergétique russe auprès d’oligarques soupçonnés d’avoir bradé les intérêts de la nation. Ou de l’ancien empire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, explique Catherine Mercier-Suissa, maître de conférences à l’IAE de Lyon-III, face à la volonté de Washington de renforcer sa présence économique et stratégique en Asie centrale et en Géorgie — où elle dispose depuis le 11-Septembre de bases militaires — en favorisant la création d’une organisation régionale indépendante de Moscou, le GUAM, qui regroupe la Géorgie, l’Ukraine, l’Ouzbékistan, l’Azerbaïdjan et la Moldavie, le Kremlin a riposté en redonnant un nouveau souffle à deux structures. L’Organisation du traité de sécurité collective, qui lie quelques-unes des anciennes Républiques d’Asie mineure, est en passe d’être renforcée, de même que l’Organisation pour la coopération de Shanghaï. Celle-ci comprend, outre la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, un allié de poids : la Chine. Celle-ci est aussi un client de choix pour la Russie, qui envisage la construction d’un gigantesque oléoduc permettant de fournir en abondance du pétrole à partir du lac Baïkal non seulement à l’empire du Milieu, mais aussi aux deux Corées et au Japon. De quoi anticiper de nouvelles guerres de l’or noir.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109448208085172319?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109448208085172319/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109448208085172319' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109448208085172319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109448208085172319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/marti-petroli.html' title='Marti.— Petroli'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109428982020238965</id><published>2004-09-04T02:22:00.000-07:00</published><updated>2004-09-04T02:27:08.806-07:00</updated><title type='text'>Brooks.— Bush’s Second Term</title><content type='html'>David Brooks.— &lt;b&gt;Bush’s Second Term&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;, 04/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;White House aides like to say that George W. Bush is a transformational president. That’s an exaggeration, but if he’s elected to a second term and acts on the words he uttered on Thursday night, he just might be.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He’s already gone a long way to transform the Republican Party. This was a party united by the idea that government is the problem, that it should be radically cut back. On Thursday night, Bush talked about government as a positive tool. “Government must take your side,” he exclaimed.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;He went on to propose a sprawling domestic agenda. Many of his proposals are small or medium-sized, and media rebutters have complained that not all of them are new (which is a ridiculous way to measure a policy idea). But cumulatively, they really do amount to something.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bush proposes to build community health centers, expand AmeriCorps, increase the funds for Pell Grants, create job retraining accounts, offer tax credits for hybrid cars, help lower-income families get health savings accounts, dedicate $40 billion to wetlands preservation, and on and on and on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;This is an activist posture. As Karen Hughes said on PBS on Thursday evening, “This is not the grinchy old ‘Let’s abolish the Department of Education or shut down the government’ conservatism of the past.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The biggest proposals, which could really make history, were only hinted at. But Bush understands the crucial reform challenge: “Many of our most fundamental systems — the tax code, health coverage, pension plans, worker training — were created for a world of yesterday, not tomorrow. We will transform these systems.”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;In his speech, he redefined compassionate conservatism. The faith-based initiatives are now only a part of a much bolder whole. Bush declared that government should move energetically to help people get skills and to open opportunities. “Government should help people improve their lives, not run their lives,” he said. That is the essence of the party’s new governing philosophy.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Bush agenda has been greeted with a wave of skepticism from my buddies in the press corps. How’s he going to pay for all this? Why didn’t he do more of this in his first term? Why was he so vague about the big things? Won’t he sacrifice it all on the altar of tax cuts?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;But, of course, he’s not going to tell us at the peak of the campaign season about painful spending decisions. He’s not going to specify who is going to get gored by tax simplification. No competent candidate has ever done that, and none ever will. That doesn’t make the policy ideas bogus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The fact is, it would be bizarre if a re-elected Bush didn’t have a magnified domestic agenda. Periods of war are usually periods of domestic reform because war changes the scale of people’s thinking. It injects a sense of urgency. You can see this evolution in the president’s own thinking.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;When he ran in 2000, it sometimes seemed that he was running for governor in chief. But now he is thinking like a president, and his domestic notions are growing to match his foreign policy ones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obviously, the administration will have to make some tough decisions. First, it will figure out which of the many proposals it wants to do first. The obvious thing is to do tax simplification first because fixing up the tax code lets you eliminate distortions in health competition, saving patterns and a bunch of other areas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Second, the White House will probably have to choose between reforming entitlements and making the tax cuts permanent because there isn’t enough money to do both. This is an easy call. Sacrifice the tax cuts. If entitlement programs aren’t reformed, we’ll be looking at a lifetime of tax increases. Modernizing the welfare state is a much bigger deal than some three- or four-point cut in the top marginal tax rate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;It should be said that I do have a voice in my head that says this is all a mirage — that all the reform ideas will be tossed aside for the sake of favors for the K Street crowd. But one can sense a tide in the affairs of government.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Republicans who embrace this limited but energetic government philosophy are in the ascendant (look at the convention speakers). Many Republicans and Democrats are coalescing around these ideas (in truth, several of Bush’s ideas are lifted from centrist Democrats). Besides, Bush may flesh out and promote this big agenda, if only to spite his media critics.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109428982020238965?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109428982020238965/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109428982020238965' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109428982020238965'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109428982020238965'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/brooks-bushs-second-term.html' title='Brooks.— Bush’s Second Term'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109428971463727595</id><published>2004-09-04T02:21:00.000-07:00</published><updated>2004-09-04T02:26:23.110-07:00</updated><title type='text'>Adler.— George W. Bush, un néoconservateur antiraciste</title><content type='html'>Alexandre Adler: &lt;b&gt;George W. Bush, un néoconservateur antiraciste&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 01/09/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voici donc le sacre de George W. Bush. La convention qui précède l’élection du second mandat est en effet un couronnement, quelle que soit l’issue du scrutin. Voici en effet le parti du président tendu à l’extrême vers la victoire, rassemblé autour de sa personne et sûr de l’avenir de sa cause. Si le président est réélu, comme il advint à Harry Truman en 1948 ou à Dwight Eisenhower, le second mandat ne pourra que décevoir par rapport à ce moment de ferveur. George Bush se fait de surcroît adouber à New York. Ce n’est pas peu de chose que de se présenter à New York, capitale de la gauche et du progressisme rooseveltien pour un leader de la droite républicaine. Et c’est là aussi un signe des temps : si les deux sénateurs de l’Etat (dont Hillary Clinton) sont toujours démocrates, en revanche, le gouverneur George Pataki et le maire de la ville, Michael Bloomberg, sont républicains, ce qui marque la nette évolution de New York vers le conservatisme bien tempéré. Et puis, le 11 septembre a tout bouleversé : pour la première fois, à travers ses héroïques pompiers et policiers, New York a enfin été aimé de l’Amérique profonde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bush n’a cessé de grignoter l’avance importante du candidat démocrate depuis deux mois environ. Pourtant, la partie est encore loin d’être gagnée et le nombre d’Etats en balance a plutôt augmenté que reculé. La dernière longueur sera avant tout un match entre deux personnalités très différentes et, face à un moraliste taciturne et résolu comme Kerry, Bush aura plus de fil à retordre qu’avec un beau parleur sudiste comme Al Gore. Ne l’oublions jamais, Kerry demeure avant tout un Forbes... et Bush un Bush ; autrement dit leur duel est aussi celui de deux familles protestantes de la Nouvelle-Angleterre dont la légitimité patricienne n’est mise en cause par personne dans la bonne société. Il est donc étonnant, mais fort explicable, qu’en ces temps de désarroi, l’Amérique se tourne vers des figures fondamentales sinon fondamentalistes de deux enfants de la haute société du Nord-Est, deux officiers de réserve, deux milliardaires, un fils de président, petit-fils de sénateur et un fils de diplomate de carrière. Pourtant, une fois ces fortes ressemblances établies, il n’en demeure pas moins que le contraste apparent des deux hommes est saisissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;George Bush a bien sûr un physique et une histoire de démocrate, quand Kerry a toute l’apparence pompeuse et grave d’un républicain. Cela tient au fait que Bush, tout comme John Kennedy avant lui, a tout d’abord détesté son origine sans pouvoir rompre avec son père. Ou plutôt la rupture, d’abord recherchée dans une jeunesse alcoolique et tourmentée, est venue à l’âge mûr par une conversion spectaculaire au christianisme évangélique du peuple texan et l’abandon du scepticisme anglophile de la famille Bush, épiscopalienne du Connecticut. Non seulement George Bush a changé de religion, mais il a changé de vision du monde. Il cite plus volontiers son passage à l’école primaire au Texas, où il côtoyait amicalement de petits Mexicains, que le collège huppé d’Andover dont il n’a gardé que de mauvais souvenirs, ainsi que de son passage à Yale et à la Business School d’Harvard qui est venue couronner sa scolarité. Dans un monde de la haute société où on tient soigneusement à distance toutes les minorités, on n’apprécie pas nécessairement le trait le plus frappant du personnage qui est... son antiracisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme la lettre volée d’Edgar Poe, ce trait de caractère profondément engageant est masqué par l’abondance des événements dramatiques qui ont jalonné sa présidence. Pourtant, la lettre est bien là, sur la table : jamais dans l’histoire américaine des Afro-Américains, Colin Powell et Condy Rice n’étaient parvenus à de telles positions de responsabilité. Sans doute s’agit-il d’un phénomène de société puisque, aujourd’hui, de très grandes entreprises comme AOL, Time, Warner ou encore American Express et Merryll Lynch sont dirigées par des Noirs particulièrement brillants. Mais enfin, Bush a fait ce que Clinton n’avait pas fait, exactement comme Richard Nixon fut le premier président à prendre comme conseillers principaux deux Juifs, Henry Kissinger et Leonard Garment. C’est aussi George Bush qui avait accordé une priorité absolue aux relations avec l’Amérique latine ; trahi par le Mexique de Fox, il n’aura pas été au bout de ses intuitions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, à la différence de Reagan, il aura pratiqué une politique tempérante et responsable vis-à-vis de l’Amérique latine, notamment à l’égard du Brésil de gauche, du Venezuela péroniste et même de Haïti qu’il aura soulagé de la tyrannie d’Aristide plus vite que Clinton ne l’avait fait pour les narco-militaires précédents. Chrétien évangélique, antiraciste, ami d’Israël là où son père n’avait cessé d’accumuler les incidents avec l’Etat hébreu, Bush en aura étonné plus d’un encore en organisant délibérément la rupture des Etats-Unis avec l’Arabie saoudite. La bêtise crasse de ses habituelles critiques à la Michael Moore éclate pleinement dans le récit qu’ils font de cette affaire. Il ne fait pas de doute que Bush ait été étroitement lié dans sa jeunesse d’entrepreneur pétrolier avec la cour saoudienne et que le prince Bandar, ambassadeur du Royaume wahhabite à Washington, ait fait partie de sa famille élargie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais précisément, &lt;b&gt;il est frappant de constater à quel point ces liens personnels ont peu joué pendant ces quatre années de mandat : ni sur Israël, ni sur l’Irak, ni sur la politique énergétique, le point de vue saoudien n’a été le moins du monde considéré, celui du clan des Soudaïris le plus proche des Bush encore moins que tous les autres. Soyons pour une fois un peu marxistes, il ne s’agit pas seulement de la tendance du président à rompre avec les idées de son père, mais bien plutôt ici d’un revirement stratégique du groupe dirigeant des industries énergétiques américaines, auxquelles appartient tout particulièrement le vice-président, Cheney, mais pas lui seulement.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la fin des années quatre-vingt-dix en effet, les pétroliers texans y formaient la guerre, les gros bataillons du lobby arabe aux Etats-Unis ont commencé à s’émouvoir de la nouvelle politique saoudienne de hausse des prix et de relance de l’Opep. Le temps du Cheikh Yamani, qui avait misé délibérément sur la stabilité des prix et l’augmentation des parts de marché saoudienne, est bien révolu. C’est d’ailleurs de son exil bostonien que Yamani a révélé voici deux ans que Cheney avait présidé dès le printemps 2001 (six mois avant le 11 septembre) une réunion stratégique où l’objectif avait été donné de se débarrasser totalement de toute dépendance à l’égard du pétrole saoudien en 2015. &lt;b&gt;Les pétroliers d’aujourd’hui regardent vers la Russie, vers le gaz liquide, vers de nouvelles sources d’énergie et vers la relance des centrales nucléaires. Ici, Bush se fait le porteur d’une nouvelle conception de l’intérêt national qui annule la vieille alliance conclue entre Franklin Roosevelt et le roi Ibn Saoud en 1945.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La possibilité qu’a laissée Bush aux membres de la famille royale saoudienne et à leurs proches, les Ben Laden, de quitter à la sauvette le territoire américain le 12 septembre 2001, apparaît avec le recul comme un ultime geste de politesse d’un vieil ami, présageant l’inévitable rupture bien davantage qu’une collusion impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a enfin chez George Bush les meilleures qualités d’un aristocrate de la Nouvelle-Angleterre : une courtoisie et une dignité sans failles, un respect de l’adversaire, un sens de l’humour et de l’autodérision que l’on semble ignorer en Europe, une tolérance pour les points de vue opposés aux siens propres, une grande loyauté envers tous les membres d’une équipe qui n’aura connu qu’une défection en quatre ans de crise — celle du premier ministre des Finances. Si Powell a perdu la bataille bureaucratique sur la question du Proche-Orient, il n’en a pas moins géré de main de maître les rapports avec l’Inde, le Pakistan, la Chine et le Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Rumsfeld a fini par être coincé dans les cordes par une conspiration de généraux qu’il avait décidément trop humiliés et qui lui ont rendu la monnaie de sa pièce en dévoilant les tortures grand-guignolesques de la prison d’Abou Ghraïb, le président n’en a pas moins balayé d’un revers de main tous les conseils visant à le faire sauter tel un fusible avant l’élection présidentielle. Et le peu engageant Cheney, qui ne sera pas apparu comme un être humain aux Américains qu’à l’évocation des malheurs de sa fille lesbienne, aura, lui aussi, passé sans encombres la double barrière de son impopularité médiatique méritée et du scandale Enron. Ce sont là peut-être des décisions maladroites, elles n’en sont pas moins nobles et dénotent chez l’homme un mépris du quand dira-t-on et un courage moral vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors me dira-t-on pourquoi une personne si admirable était-elle aujourd’hui menacée très sérieusement par la candidature de John Kerry ? Par une combinaison étonnante de ses meilleurs et de ses plus mauvais traits, tels qu’ils ont pu apparaître dans la politique intérieure. Mauvais traits, en effet, que l’obstination idéologique du président à refuser l’union nationale que lui offrait le Parti démocrate pour choisir la poursuite effrénée du reaganisme économique. Avec des crédits d’impôt que la situation économique ne justifiait pas tant que cela et une augmentation sans précédent des dépenses de sécurité de l’Etat, lesquelles s’ajoutent comme dans tout le monde développé au poids croissant des retraites et de la santé, Bush aura laissé à ses successeurs un déficit extrêmement préoccupant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait d’augmenter les dépenses et de diminuer les recettes aura toujours été le point faible de l’ultralibéralisme américain depuis 1980, et la plus belle échappée politique de Clinton lui aura été permise par son conservatisme fiscal bien tempéré. Pour la première fois, en 2000, un président démocrate laissait à son successeur un budget en excédant. Pour revenir à un équilibre plus satisfaisant de l’économie américaine, il faudra donc augmenter les impôts afin de résorber la dette, et aussi — on ne le soulignera jamais assez — afin d’émanciper la prétendue hyperpuissance américaine de sa dépendance actuelle envers les capitaux asiatiques, tout particulièrement chinois. Mais aussi il y aura eu dans la politique intérieure de Bush le meilleur dont l’homme était capable, à savoir une confiance retrouvée dans les vertus de l’Etat et de la présidence prométhéenne après des années de dérive de l’autorité sous Reagan comme sous Clinton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, l’interventionnisme du Washington de Bush s’est tout d’abord manifesté en matière de sécurité intérieure et aussi d’éducation, avec le retour de normes de performance scolaire fixées nationalement. Il n’empêche, la vérité est à la fin, comme le dit si bien Hegel. Juste avant de sombrer dans le scandale de sa société, dans lequel est à présent entraîné Richard Perle, le doyen des néoconservateurs, le Canadien Conrad Black, a trouvé le moyen de publier une biographie admirable en tout point de Roosevelt. Le néoconservatisme qui a inspiré sans aucun doute une partie de la politique de Bush a été la préparation la plus complète à un retour des États-Unis au new deal, cette fois-ci en étendant la puissance de l’État à des compétences économiques et financières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tel développement, Bush ne l’a prévu ni ne l’a voulu. C’est la raison pour laquelle je souhaite sincèrement qu’il cède la place à Kerry dans deux mois. Mais, tout comme Christophe Colomb, il fallait encore que ce courageux Texan s’embarque à la recherche des Indes pour retrouver l’Amérique. «Good night, sweet Prince» (1).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(1) Référence à Hamlet  de Shakespeare, acte V scène 2.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109428971463727595?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109428971463727595/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109428971463727595' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109428971463727595'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109428971463727595'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/09/adler-george-w-bush-un-noconservateur.html' title='Adler.— George W. Bush, un néoconservateur antiraciste'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109393657792101867</id><published>2004-08-31T00:08:00.000-07:00</published><updated>2004-08-31T00:17:17.346-07:00</updated><title type='text'>“La France ne sera pas épargnée”</title><content type='html'>Iyad Allaoui, premier ministre irakien : &lt;b&gt;“La France ne sera pas épargnée. Il y aura des attentats à Paris, à Nice, à Cannes...”&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 30/08/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bagdad, de notre envoyée spéciale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet entretien a été accordé, dimanche 29 août, outre à l’envoyée spéciale du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, aux correspondants du &lt;i&gt;Washington Post&lt;/i&gt;, du &lt;i&gt;Sunday Times&lt;/i&gt;, du &lt;i&gt;Los Angeles Times&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;Knight-Readers &lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;Corriere della sera&lt;/i&gt;. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Après l’assassinat d’un journaliste italien, deux journalistes français sont menacés du même sort. Quelle est votre réaction ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai transmis au premier ministre italien mes condoléances. Nous avons toujours dit que la guerre en Irak opposait les forces du mal au peuple irakien et aux nations civilisées. C’est une guerre rude. Vous ne pouvez pas vous contenter de demi-mesures. La France ne sera pas épargnée, pas plus que l’Italie, l’Espagne ou l’Egypte. Les peuples doivent se donner la main pour combattre le terrorisme, quel que soit l’endroit où il se manifeste. L’Irak est devenu le théâtre majeur de confrontation du terrorisme. C’est en Irak qu’il faut s’unir pour le défaire, une fois pour toutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est arrivé au journaliste italien, ce qui arrive en ce moment aux Français, ainsi qu’à ceux qui, comme la France, se sont opposés à la “guerre contre le terrorisme”, montre que personne ne sera épargné. Le terrorisme ne connaît aucune limite. Eviter la confrontation n’est pas une réponse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Enzo Baldoni était un pacifiste qui militait pour le retrait des troupes italiennes... &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, mais ça, ils s’en fichent ! Les terroristes ne cherchent pas à savoir si vous êtes ou non un avocat de la paix. Leur but est de semer la confusion et de détruire la civilisation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pensez-vous que l’affaire des otages français provoquera un changement de la politique de la France en Irak ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Français, ainsi que tous les pays démocratiques, ne peuvent pas se contenter d’adopter une position passive. Les Américains, les Britanniques et les autres nations qui se battent en Irak ne se battent pas seulement pour protéger les Irakiens, ils se battent aussi pour protéger leur propre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gouvernements qui décident de rester sur la défensive seront les prochaines cibles des terroristes. Les attentats se produiront à Paris, à Nice, à Cannes ou à San Francisco. Le temps est venu d’agir contre le terrorisme, de la même façon que, jadis, l’Europe a combattu Hitler. Tous les jours, des dizaines de personnes sont tuées en Irak. Elles ne meurent pas parce que nous traversons une crise nationale majeure, mais parce que nous avons décidé de combattre le mal. C’est pourquoi toute la communauté internationale doit nous aider, au plus vite, pour améliorer la sécurité de notre pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, les Etats-Unis ont décidé de débarquer en Normandie, pour éliminer Hitler. Ils ont essuyé de lourdes pertes pour accomplir cet objectif. Il se produit la même chose aujourd’hui. Les peuples doivent prendre leurs responsabilités. La décision d’aider l’Irak était courageuse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Laissez-moi vous dire que les Français, malgré tout le bruit qu’ils font — &lt;i&gt;“Nous ne voulons pas la guerre !” &lt;/i&gt;  —, auront bientôt à combattre les terroristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Vous venez de conclure un accord pour ramener la paix à Nadjaf. Ne permet-il pas à l’imam Moqtada Al-Sadr de réorganiser son armée ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis le début, notre position était claire : démantèlement des factions armées à Nadjaf, Koufa et dans tout l’Irak. En même temps, nous avons dit que les hommes de Moqtada Al-Sadr pouvaient, s’ils le voulaient, participer au processus politique. Nous avons voulu donner, jusqu’au bout, une chance à la paix. Nous savions que ces milices voulaient nous piéger en nous forçant à attaquer le mausolée [de l’imam Ali]. Si celui-ci avait été abîmé, il y aurait eu de graves complications. J’ai donc décidé que nous n’utiliserions la force qu’en dernier ressort. Quand j’ai posé un ultimatum de 24 heures, nos forces étaient prêtes pour l’assaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucune milice ne sera tolérée. Les miliciens peuvent accepter l’amnistie et vivre comme des citoyens ordinaires. Sinon, nous les pourchasserons. Il n’y a aucune voie intermédiaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Êtes-vous prêt à intégrer au gouvernement les mouvements de résistance ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre problème est de comprendre ce qu’ils veulent vraiment. S’ils souhaitent gouverner, alors il n’y a pas de problème : les élections approchent et tous les postes leur sont ouverts, si les Irakiens votent pour eux. S’ils veulent mettre dehors les forces multinationales, ils n’ont qu’à gagner les élections, aller aux Nations unies et leur dire qu’ils n’en veulent plus : elles partiront. En attendant, rien ne justifie qu’on tue des gens, occupe des mosquées et perturbe toute la vie de ce pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous essayons de les rassurer : nous n’allons pas rester éternellement au pouvoir, comme Saddam. Nous sommes ici dans le but de reconstruire le pays. Le gouvernement a voté une loi qui me donne le pouvoir d’imposer l’état d’urgence pour restaurer la sécurité. Je ne l’ai pas encore utilisée, parce que la démocratie doit prévaloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pourquoi la résistance armée a-t-elle pris une telle ampleur en Irak ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est une situation complexe. Environ 30 000 criminels ont été libérés par Saddam juste avant la guerre. Il y a les gens déçus, sans travail et sans ressources, des centaines de milliers. Il y a les éléments de l’ancien régime qui savent que, s’ils sont attrapés, ils devront rendre des comptes à la justice et qui veulent donc ruiner le processus politique. Il y a les combattants étrangers venus d’Egypte, de Jordanie, de Syrie, d’Iran. Enfin, il y a des groupes salafistes qui s’attaquent à tout ce qui touche à la civilisation et qui croient mener une croisade contre le christianisme. Ce n’est pas une résistance, car ces gens n’ont pas de programme, aucune idée politique. Les Américains ont commis beaucoup d’erreurs ici, pendant et après la guerre. Il n’y a aucun doute à ce sujet. Mais ce n’est pas une raison pour tuer. Le processus politique est en cours. Dans six mois, s’ils le veulent, Allaoui, c’est fini ! C’est ça la démocratie. Ils voteront pour Moqtada Al-Sadr, Ben Laden ou qui ils veulent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pensez-vous avoir une chance aux prochaines élections ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je suis encore vivant ! Tous les jours, je reçois des menaces, je fais l’objet de tentatives d’assassinat. Alors, ai-je une chance aux élections ?... Je n’en sais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pensez-vous que les élections pourront avoir lieu à la date prévue ? &lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Absolument. Le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour qu’elles aient lieu. Et elles auront lieu, si Dieu le veut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(Propos recueillis par Cécile Hennion.)&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109393657792101867?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109393657792101867/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109393657792101867' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109393657792101867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109393657792101867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/la-france-ne-sera-pas-pargne.html' title='“La France ne sera pas épargnée”'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109393544184713415</id><published>2004-08-30T23:48:00.000-07:00</published><updated>2004-08-30T23:57:21.846-07:00</updated><title type='text'>I genitori di David Pearl: «Difendersi è possibile»</title><content type='html'>Judea e Ruth Pearl: «Difendersi è possibile»&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Corriere&lt;/i&gt;, 31/08/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noi, genitori di Daniel Pearl, insieme a milioni di cittadini impegnati in tutto il mondo, siamo colpiti e avviliti dal barbaro assassinio di Enzo Baldoni, giornalista e marito, padre e figlio, filantropo e messaggero di pace. Due anni e mezzo fa, quando il mondo ha reagito con indignazione al brutale omicidio di nostro figlio, speravamo che le vite dei giornalisti non sarebbero mai più state usate come merce di scambio tra parti in conflitto. Ci sbagliavamo. Speravamo anche che il mondo civile si sarebbe unito per difendersi da questa nuova ondata di malvagità che si vanta della propria crudeltà e ritualizza la disumanità. Ci sbagliavamo. La recente serie di omicidi dimostrativi in Iraq, culminata nell’assassinio di Baldoni e nella cattura di due giornalisti francesi, prova che questa nuova ondata di follia non mira a un singolo Paese, a un tipo di politica o a un’istituzione, ma al tessuto stesso della società civile. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;E’ un’ondata di follia indirizzata a tutti noi.&lt;/b&gt; E va fermata da tutti noi. Le persone perbene di ogni estrazione devono attivarsi e agire insieme perché certi atti barbarici vengano nuovamente percepiti come inconcepibili. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se nessun tipo di consolazione può alleviare il dolore della famiglia di Enzo Baldoni né quello degli italiani, vogliamo assicurarvi che al vostro fianco si sta raccogliendo una comunità di persone con dei princìpi, fermamente convinta che la nuova ondata di follia può essere fermata. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nei due anni e mezzo trascorsi, affrontando la nostra tragedia, abbiamo avuto prova di una partecipazione crescente da parte di musulmani, cristiani ed ebrei che fa da contrappeso alla barbarie e ci fa capire che non siamo impotenti. Ci sono molte cose che possiamo fare per contribuire a preservare il tipo di società che vogliamo. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Innanzitutto, dobbiamo dare un messaggio inequivocabile&lt;/b&gt; a coloro che perpetrano questi crimini affinché capiscano che le loro azioni non porteranno avanti i loro obiettivi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;In secondo luogo, possiamo fare pressione sui leader della comunità internazionale perché dichiarino tutte le forme di omicidio dimostrativo — l’assassinio di una persona innocente finalizzato a trasmettere un messaggio di offesa — un crimine contro l’umanità, con tutte le conseguenze morali e legali che tali crimini comportano. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Terzo, dovremmo chiedere ai leader religiosi di ogni denominazione di proclamare questi crimini un peccato capitale, o apostasia, punibile con le pene più dure di cui la religione dispone, dalla scomunica alla dannazione. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quarto, guardando alle nostre vite, possiamo domare l’odio che genera questi crimini promuovendo il dialogo interculturale e il rispetto per le differenze in tutti i Paesi e a tutti i livelli della società. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Rendiamo onore agli italiani per non essersi piegati alle richieste dei terroristi&lt;/b&gt; e per aver preso una posizione ferma contro il bigottismo e la xenofobia. Vi siamo inoltre grati per aver sostenuto la nostra famiglia nei momenti di difficoltà e nel nostro impegno più recente per promuovere la tolleranza. Speriamo e preghiamo che i due giornalisti francesi, Christian Chesnot e Georges Malbrunot, vengano rilasciati sani e salvi e che tutti i giornalisti possano continuare l’importante lavoro di tenere il mondo informato. Che la memoria di Enzo Baldoni possa infondere forza nei nostri cuori e che tutti possano trovare conforto nel vedere trionfare l’umanità. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(Traduzione di Nicoletta Boero.) &lt;br /&gt;(Judea e Ruth Pearl: Genitori del giornalista americano Daniel Pearl rapito e ucciso nel 2002 da terroristi in Pakistan.)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109393544184713415?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109393544184713415/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109393544184713415' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109393544184713415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109393544184713415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/i-genitori-di-david-pearl-difendersi.html' title='I genitori di David Pearl: «Difendersi è possibile»'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109368646297432553</id><published>2004-08-28T02:42:00.000-07:00</published><updated>2004-08-28T02:47:42.973-07:00</updated><title type='text'>Atac al Vaticà ?</title><content type='html'>Fiorenza Sarzanini: &lt;b&gt;«Commando dai Balcani per colpire il Vaticano»&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Corriere de la sera&lt;/i&gt;, 27/08/2004.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Nuova allerta per il terrorismo&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;L’allarme dei carabinieri di Sarajevo: il gruppo sarebbe già a Roma con l’esplosivo. Tra loro sette donne&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;ROMA — Poche righe dattiloscritte inviate dal Reggimento Msu dei carabinieri di stanza a Sarajevo&lt;/b&gt;  al comando generale dell’Arma. Poche righe che da qualche giorno tengono in allarme gli apparati di sicurezza italiani. La minaccia è precisa: un attentato da compiere in Vaticano in occasione di una cerimonia religiosa. Ma non è soltanto questo a destare preoccupazione. Altri sono i particolari che si stanno verificando in queste ore. Secondo la «fonte» il commando sarebbe infatti già nella capitale. E avrebbe a disposizione una quantità non meglio precisata di esplosivo al plastico di tipo C4. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;LA MINACCIA — Non è la prima volta che la Santa Sede viene indicata come possibile bersaglio dei terroristi. &lt;/b&gt;Durante le festività di Natale dello scorso anno, una segnalazione parlava addirittura di un attacco aereo contro San Pietro. Non c’erano ulteriori indicazioni sul progetto, ma si decise ugualmente di potenziare la sorveglianza e di ordinare la chiusura notturna di via della Conciliazione. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il messaggio trasmesso qualche giorno fa all’Arma arriva in un momento di grande rischio per il nostro Paese. Più volte negli ultimi mesi Osama Bin Laden ha inserito l’Italia nell’elenco degli Stati da colpire. Sui siti web islamici si moltiplicano gli appelli ai fondamentalisti ad entrare in azione. Quell’ultimatum scaduto il 15 agosto con il quale le Brigate Abu Hafs Al-Masri annunciavano «spargimenti di sangue» se non fossero state ritirate le truppe all’Iraq, non ha ottenuto credito tra gli analisti, ma forze dell’ordine e servizi di intelligence sono concordi nel ritenere che il pericolo di un attentato debba essere tenuto in massima considerazione. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;IL COMMANDO — Nel notam non viene naturalmente specificata la «fonte»&lt;/b&gt;, ma il fatto che il Reggimento abbia deciso di trasmetterlo fa sì che l’avviso sia ritenuto attendibile. La notizia parla di un commando di dieci fondamentalisti (sette donne e tre uomini) partiti da Brcko, nella Bosnia Erzegovina, e già arrivato nella Capitale. Secondo il «contatto» l’azione sarebbe stata pianificata nei dettagli, pronto anche l’esplosivo da utilizzare. «Sono in attesa di agire - ha assicurato - e lo faranno in occasione di una cerimonia pubblica». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Altri particolari non sono stati forniti, ma alla segnalazione i carabinieri hanno allegato un elenco di persone sospette che vivono nella zona di Brcko. Ed è proprio questa circostanza a far ritenere che abbiano dato credibilità al loro informatore. Quei nomi sono adesso sottoposti a verifica. Controlli sono stati disposti alle frontiere terrestri, soprattutto quella con la Slovenia, e negli aeroporti. Se la segnalazione è attendibile, è possibile che i componenti del gruppo siano arrivati in Italia con mezzi e in momenti diversi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Da mesi gli uomini dell’Antiterrorismo tengono sotto osservazione moschee, luoghi di culto e centri culturali che potrebbero fornire appoggio logistico ai terroristi. Negli ultimi giorni questa attività è stata ulteriormente potenziata. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;L’ESPLOSIVO — Verifiche vengono effettuate anche sulla possibilità che i fondamentalisti&lt;/b&gt; abbiano reperito una consistente quantità di C4. Si tratta di un tipo di esplosivo più volte utilizzato negli attentati compiuti da formazioni riconducibili ad Al Qaeda, che non è difficile acquistare nei Balcani e che potrebbe essere stato portato nel nostro Paese seguendo la «rotta Adriatica». Nel giugno scorso un’operazione della Guardia di Finanza e del Sismi portò al sequestro di un quintale di tritolo proveniente proprio dall’ex Jugoslavia e di C4 che serve ad innescarlo. Sedici persone appartenenti alla malavita finirono in carcere con l’accusa di traffico d’armi. Il sospetto era che il tritolo potesse essere destinato proprio a gruppi terroristici che avevano deciso di colpire in Italia. Non a caso sono ancora in corso accertamenti per verificare i «contatti» delle persone arrestate e i possibili legami con gruppi fondamentalisti. &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109368646297432553?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109368646297432553/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109368646297432553' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109368646297432553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109368646297432553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/atac-al-vatic.html' title='Atac al Vaticà ?'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109367927520938069</id><published>2004-08-28T00:46:00.000-07:00</published><updated>2004-08-28T00:47:55.210-07:00</updated><title type='text'>Tariq Ramadan, persona non grata</title><content type='html'>&lt;b&gt;Tariq Ramadan: Son visa de travail dans une université américaine a été annulé.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;, 25/08/2004. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prestigieuse université américaine Notre-Dame, près de Chicago, ne comptera pas parmi ses professeurs le plus médiatique et le plus controversé des islamologues européens: Tariq ramadan. Chargé pour un an de donner des cours sur les rapports entre religion, conflit et promotion de la paix, il ne s’est pas présenté mardi devant ses étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour cause: l’administration américaine lui refuse purement et simplement l’entrée du territoire. Ramadan, 41 ans, avait obtenu en février un visa de travail et son déménagement était déjà en cours lorsque le département d’Etat américain a annulé son permis de travail le 28 juillet, ont indiqué mardi des responsables de l’université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les services de l’immigration et des douanes, qui avaient recommandé au département d’Etat de lui retirer son permis de travail, ont refusé de préciser les raisons de ce revirement brutal. Ramadan, joint chez lui en Suisse par le &lt;i&gt;Chicago Tribune&lt;/i&gt; n’a pas commenté. Un porte-parole de Notre-Dame, Matthew Storin, s’en est chargé: «Le professeur Ramadan est un universitaire brillant et un partisan de la modération dans le monde musulman (...) La décision envoie un mauvais message au monde musulman sur la volonté de l’Amérique d’écouter ce que les musulmans ont à dire».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nomination du petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hassan al-Banna, considéré comme l’un des porte-drapeaux de l’islam en France avait, entre autres, provoqué des remous dans les milieux juifs américains. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Xavier Ternisien: &lt;b&gt;Tariq Ramadan est interdit de séjour aux Etats-Unis&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 26/08/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les portes des Etats-Unis viennent de se fermer pour l’un des plus célèbres intellectuels musulmans européens, et aussi l’un des plus controversés : Tariq Ramadan. Le lundi 2 août, l’ambassade des Etats-Unis à Berne (Suisse) l’a averti que le visa de séjour et de travail qui lui avait été accordé était révoqué, par décision du Homeland Security Department, un organisme qui dépend du département d’Etat. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Engagé par la prestigieuse université Notre-Dame, près de Chicago, à la date du 1er août, pour occuper la chaire “Religion, conflit et promotion de la paix” de l’Institut Kroc, Tariq Ramadan devait s’envoler pour les Etats-Unis le 11 août. Il avait reçu un visa pour lui et sa famille en date du 5 mai. Les cours devaient commencer mardi 24 août. Le &lt;i&gt;Chicago Tribune&lt;/i&gt;, qui a révélé l’information dans son édition du 24 août, explique que cette décision est une conséquence du Patriot Act, la législation adoptée après le 11 septembre 2001 et qui a durci les conditions d’entrée aux Etats-Unis. Le Patriot Act est vivement contesté par les défenseurs des libertés fondamentales américaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le quotidien américain, plusieurs universitaires, dont John Esposito, professeur à Georgetown University et spécialiste de l’islam, “soupçonnent que la décision du gouvernement d’exclure Ramadan pourrait avoir été influencée par des organisations juives, qui ont mené une campagne contre les universitaires et les intellectuels dont les positions sur l’islam et le Proche-Orient sont en opposition avec les leurs”. Le journal cite en exemple le site du militant pro-israélien Daniel Pipes, Campus Watch, qui met en ligne les noms des universitaires censés tenir des positions anti-israéliennes. Interrogé par le &lt;i&gt;Chicago Tribune&lt;/i&gt;, Daniel Pipes confirme que, selon lui, Ramadan “est engagé dans un jeu complexe pour apparaître comme un modéré, mais a des connexions avec Al-Qaida”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tariq Ramadan dénonce une “décision politique”. Il fait valoir qu’il a toujours “dénoncé l’extrémisme, le littéralisme étroit et l’antisémitisme à l’intérieur même des communautés musulmanes”. Son déménagement pour les Etats-Unis avait déjà commencé, ses enfants étaient inscrits dans les écoles américaines et lui-même avait mis un terme à ses engagements professionnels en Suisse. “Pour moi, c’est un scénario de cauchemar...”, résume-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109367927520938069?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109367927520938069/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109367927520938069' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109367927520938069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109367927520938069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/tariq-ramadan-persona-non-grata.html' title='Tariq Ramadan, persona non grata'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109353065859278887</id><published>2004-08-26T07:29:00.000-07:00</published><updated>2004-08-26T07:30:58.593-07:00</updated><title type='text'>Sami el-Soudi.— L’Etat c’est lui</title><content type='html'>Sami el-Soudi: &lt;b&gt;L’Etat c’est lui. Mais plus pour très longtemps&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Metula News Agency, 26/08/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine dernière, le Vieux a eu cette formule révélatrice, en pleine réunion publique du parlement palestinien : “Démocratie… il y une limite à ce qu’on peut m’imposer de faire à cause de la démocratie !”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si j’étais un journaliste vraiment courageux, je m’en tiendrais là et je clôturerais mon article sur cette unique citation, laissant au lecteur le soin d’imaginer ce que peut être la vie d’un peuple sous un énergumène professant une proto culture politique de ce genre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que les membres du Conseil Législatif Palestinien (CLP) réclamaient du vieil ogre, c’est qu’il émette un décret présidentiel provisionnant deux mesures d’urgence : Un remaniement ministériel et le transfert de deux des trois services de sécurité de l’Autorité au ministre de l’intérieur, soumis lui-même à la tutelle exclusive du premier ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il préciser que la signature réclamée par les députés correspond précisément à l’engagement pris par Yasser Arafat envers la présidence égyptienne ? Convaincre le reclus de déplacer la botte qu’il maintient sur la tête de tous les Palestiniens avait déjà nécessité d’immenses pressions internationales, le renforcement du statut de Mohamed Dahlan ainsi que des palabres infinies, ponctuées d’envolées hystériques fréquentes de la part d’Abou Ammar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Volte-face numéro 317 — je vous avais prévenus que ça allait se passer de cette manière, souvenez-vous ! — Arafat refuse de signer. Il a dit “que l’Autorité Palestinienne avait fait certaines erreurs”, ajoutant rapidement que “tout le monde faisait parfois des erreurs” et il prétend que cela suffit. Le parlement n’a qu’à endosser son discours et le gouvernement “faire ce qu’il se sent en droit de faire”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les députés sont revenus à la charge, la semaine dernière, en nommant un comité de quatorze de leurs membres, censé négocier avec Arafat la rédaction d’un décret utilisable afin de permettre au gouvernement et aux tribunaux de prendre les mesures pratiques, urgentissimes, pour mettre en place les réformes et tenter d’endiguer la gangrène de la corruption.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un de mes amis, faisant partie de ce comité des quatorze, m’a confié que lors d’une rencontre avec le Vieux, celui-ci a été pris soudain d’une sorte de transe, qu’il les a expulsés de son bureau tout en les insultant, en les menaçant de les pendre, en leur crachant dessus et en les molestant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;“Il nous a appelés ‘agents de Sharon et envoyés de Moubarak et de Bush’”, m’a assuré mon ami. “Ses yeux sortaient de leurs orbites, il jouait au fou !”&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais cette fois, personne ne lâche de mou : Réunis hier à nouveau en séance plénière, le CLP a approuvé les recommandations du comité des quatorze, par 31 voix contre 12. “Si Arafat ne paraphe pas le décret, nous allons tous démissionner”, m’a dit un autre député. Et un troisième a affirmé publiquement “qu’on ne combattait pas la corruption avec des mots et des discours mais avec des lois et des décrets”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Omar Suleiman, le chef des renseignements égyptiens, jugeant que le reclus lui avait menti, a coupé tous les ponts avec lui, engageant les Européens et les Américains à suivre son exemple, “jusqu’à ce qu’Arafat respecte les engagements qu’il lui a faits”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Premier ministre Ahmed Qoreï a “gelé toutes ses activités”.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, pour ne rien arranger aux affaires d’Arafat, sa campagne de diversion visant à mettre la pression sur les Israéliens, par le déclenchement de la grève de la faim des prisonniers sécuritaires détenus par les Hébreux, a déjà fait long feu. Les manifestations de soutien organisées dans les territoires par l’OLP n’ont pas déplacé les foules et les images diffusées par Jérusalem des détenus — dont Marwan Barghouti — en train de manger, ou de dissimuler des vivres, ont fait capoter l’affaire. Ce qui préoccupe réellement la rue palestinienne, aujourd’hui, c’est le rétablissement de l’ordre et de la loi, la possibilité de se nourrir et la fin des privilèges démesurés dont disposent les ministres et les proches du raïs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, Arafat a rencontré par trois fois, ces derniers jours, son pire ennemi, l’option à sa succession des coalisés, Mohamed Dahlan. Le résidant forcé de la Moukata avait, dans un premier temps, tout fait pour repousser chaque entretien prévu aux Calendes grecques et chaque fois à la dernière minute. “Il lui a fait le coup au moins cinq fois, de façon très humiliant pour Dahlan” m’a rapporté un employé de la Moukata, “puis il nous a dit qu’il valait mieux rencontrer le diable que ses émissaires et il a ouvert sa porte à Dahlan”. La première rencontre fut glaciale, l’ex chef de la Sécurité Préventive, licencié par Arafat, se contentant de répéter à son hôte les conditions de l’ultimatum international ainsi que son intention de prendre le contrôle absolu de Gaza, si le Vieux ne s’exécutait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, il est question de nommer Dahlan au poste de ministre de l’intérieur, d’où il contrôlerait les appareils de sécurité. Dahlan consulte Suleiman et les &lt;i&gt;advisers&lt;/i&gt; de la CIA. On craint une nouvelle entourloupe, de nouveaux délais. Et c’est pour cela que le Vieux ne signe pas le décret, “sinon il n’aurait plus rien à vendre”, m’éclaire un camarade de l’entourage de Dahlan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les discussions s’étant mises à traîner, à l’initiative d’Arafat, un commando de Dahlan a agressé hier (mercredi) — et volontairement laissé en vie — le numéro 1 par intérim des forces du raïs à Gaza, le général Tarek Abou Rajab. Ils ont tué ses deux gardes du corps et sérieusement abîmé le familier d’Arafat, au point qu’il se trouve toujours aux soins intensifs de l’hôpital d’Ashkalon en Israël. Histoire de faire comprendre à l’ogre qu’on a besoin de lui uniquement à titre symbolique et qu’on fait déjà ce qu’on veut sur le terrain.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109353065859278887?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109353065859278887/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109353065859278887' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109353065859278887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109353065859278887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/sami-el-soudi-letat-cest-lui.html' title='Sami el-Soudi.— L’Etat c’est lui'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109333805949101297</id><published>2004-08-24T01:58:00.000-07:00</published><updated>2004-08-24T02:00:59.490-07:00</updated><title type='text'>Rubin.— L’après-Arafat</title><content type='html'>Barry Rubin: &lt;b&gt;L’après-Arafat, chronique d’un chaos annoncé&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 23/08/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yasser Arafat semble avoir, une fois de plus, repoussé les attaques contre son gouvernement. Pourtant cette dernière victoire ne répond pas à la question de savoir ce qu’il adviendra le jour où il quittera enfin la scène politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quand il tomba gravement malade en 2003, les Palestiniens furent pris de panique. Ahmed Dudin, l’ancien leader du Fatah à Hébron, résumait ainsi leur dilemme : «L’Autorité palestinienne a toujours été l’oeuvre d’un seul homme. Arafat n’a jamais vraiment accepté de partager le pouvoir. Voilà le problème.» Non seulement Arafat n’a aucun successeur désigné, mais il a paralysé la création d’institutions qui auraient pu permettre une transition en douceur, la formation de nouveaux dirigeants, la médiation des différends entre les candidats en lice et leurs factions ou le contrôle du pouvoir d’un dictateur potentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, un jour, Arafat quittera ce monde. Il a 74 ans, et on ne peut pas vraiment dire qu’il est en bonne santé. Sa capacité à symboliser la cause palestinienne dans le monde entier s’est peu à peu épuisée, mais quiconque lui succéderait ne serait encore qu’un obscur inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’adviendra-t-il alors si la transition au sein du mouvement palestinien est précipitée par sa disparition ? La meilleure approche dans un tel cas n’est pas de savoir qui le remplacera mais bien plutôt quoi. Dans un certain sens, Arafat représente l’Autorité palestinienne. Comme le disait un membre du Fatah favorable à la réforme : «C’est ça, le narcissisme d’Arafat. Et nous en souffrons tous. Et j’ai bien peur que le peuple palestinien en souffre encore même après sa mort.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les Palestiniens disposent d’une direction collective, en réalité c’est Arafat qui détient un pouvoir écrasant. Il a été, dans les faits, l’unique leader du mouvement palestinien depuis le jour où il le fonda en 1959. D’autres candidats, tels Abou Jihad et Abou Iyad, furent assassinés, et Faissal Al Husseini, le seul leader d’importance qui soit monté dans la hiérarchie en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, est mort jeune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains soutiennent que la seule alternative évidente à Arafat reste la démocratie. Toutefois le dénouement le plus probable risque d’être une direction instable et sans efficacité, une division du pouvoir en fiefs ou un degré d’anarchie élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ d’Arafat ne ravivera pas davantage l’espoir d’un règlement politique avec Israël. Il est vrai qu’Arafat refuse d’entériner des compromis essentiels sur des questions aussi graves que la légitimité d’Israël et les frontières de la Palestine, et que cela a toujours été une cause importante dans l’échec de la résolution des conflits israélo-palestiniens ou israélo-arabes. Étant donné la stature d’Arafat et le contrôle qu’il exerce sur le mouvement, il aurait pu simplifier les exigences palestiniennes pour accepter un État n’occupant que partiellement la Palestine historique. Mais il n’a jamais sauté le pas et les problèmes principaux sont restés sans solution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le problème est que, même si les futurs dirigeants palestiniens veulent résoudre les problèmes qui bloquent le processus de paix avec Israël, cela leur sera bien plus difficile qu’il ne l’aurait été pour Arafat. Sous le long règne d’Arafat, des générations entières de Palestiniens ont été endoctrinées avec la conviction que seule la victoire totale était acceptable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, au-delà de la politique au jour le jour, Arafat a organisé le style psycho-politique et intellectuel du mouvement palestinien de manière dogmatique et inflexible. L’héritage d’Arafat est donc celui d’une culture politique où le leader peut faire accepter des tactiques, des stratégies ou des solutions désastreuses comme des victoires et être cru. L’acceptation de la violence sans limite sera la caractéristique la plus dévastatrice de l’héritage d’Arafat. De nombreux mouvements à travers l’histoire ont utilisé la violence, mais peu sont parvenus à la justifier et à l’idéaliser si profondément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment un quelconque successeur, dont la légitimité sera moindre que celle d’Arafat, pourra-t-il échapper à la justification de cette violence ? Des groupes entiers, le Hamas, la Jihad islamique, les Brigades des martyrs d’al-Aqsa du Fatah, et leurs leaders, doivent leur puissance à leur volonté de tuer des Israéliens, ce qui est devenu la mesure par excellence de leur puissance politique. Tout effort des autorités de sécurité palestiniennes pour mettre fin à ces groupes par la force ne mènerait qu’à des violences supplémentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arafat a créé le consensus en construisant l’unité politique sur le mythe d’une société palestinienne préalable à 1948, idéalisée, que l’on pourrait «recréer» sur la base du «droit au retour» et de la disparition d’Israël. Ces objectifs ne se réaliseront jamais, mais ils n’ont jamais non plus été soumis à la «fin de l’occupation», de sorte qu’ils forment le ciment du nationalisme palestinien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les circonstances cruciales d’aujourd’hui, l’émergence d’un nouveau leader palestinien prendra probablement des années. Durant cet interrègne, nous devons nous attendre au verrouillage, à l’anarchie ou à la guerre civile.&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109333805949101297?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109333805949101297/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109333805949101297' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109333805949101297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109333805949101297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/rubin-laprs-arafat.html' title='Rubin.— L’après-Arafat'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109319375395516618</id><published>2004-08-22T09:53:00.000-07:00</published><updated>2004-08-22T09:55:53.956-07:00</updated><title type='text'>Esteba.— Un insòlit congrés de CDC</title><content type='html'>Miquel Esteba i Caireta: &lt;b&gt;Un insòlit congrés&lt;/b&gt; &lt;br /&gt;&lt;i&gt;El Punt&lt;/i&gt;, 22/08/2004.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’any 1951, és a dir, fa més de 50 anys, 6 països europeus van crear la Comunitat Europea del Carbó i de l’Acer, i el 1957 van signar el Tractat de Roma, que posava en marxa la Comunitat Econòmica Europea. En successives ampliacions, els sis membres van passar a ser-ne quinze, i amb la darrera, vint-i-cinc. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les incorporacions i l’assumpció de noves competències van comportar tot un conjunt de tractats, que dificultaven la seva aplicació i, sobretot, la seva comprensió per part dels ciutadans, i que produïen el seu distanciament dels òrgans institucionals, i es va començar a parlar del dèficit democràtic, una de les manifestacions del qual era l’escassa participació en les eleccions al Parlament Europeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quan la incorporació dels 10 nous membres va ser imminent, es va prendre consciència que amb el teixit de tractats vigents la Unió Europea no tenia possibilitat de funcionar eficaçment, i el Parlament Europeu, en una resolució sobre el procés constitucional i el futur de la Unió del 29 de novembre del 2001, va proposar l’establiment d’una convenció que preparés la conferència. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cimera de Laeken, el desembre del 2001, va recollir la resolució i va aprovar per unanimitat una declaració que preveia la creació d’una «convenció sobre el futur d’Europa». La Convenció, amb seu a Brussel·les, va ser presidida per l’expresident de la República Francesa, Valéry Giscard d’Estaing i, lamentablement, tots els components es distingien, en els respectius estats, per posicions extremament centralistes i centralitzadores. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crec que és necessari assenyalar que de la literalitat de la declaració no se’n dedueix que hagués d’elaborar una Constitució, i no obstant això s’ha atribuït la funció d’elaborar-la, per la qual cosa no té mandat constituent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tendència centralitzadora es va posar de manifest en la supressió de la referència als pobles d’Europa que feien els tractats. El poble català és un d’aquests pobles, i no era representat en la Convenció. I puntualitzant-ho, Josep Borrell va manifestar que ell no representava Catalunya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Catalunya, en compliment d’una resolució del Parlament del 4 d’octubre del 2001, el govern de la Generalitat, el 24 de desembre del mateix any, convoca la Convenció Catalana per al Debat sobre el futur de la Unió Europea amb l’objectiu d’assolir un conjunt d’anàlisis, conclusions i propostes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Els treballs de la convenció catalana van ser oberts a tots aquells ciutadans i ciutadanes que manifestessin interès a participar-hi. Un total de 329 persones, representants de diferents àmbits i sectors, s’hi van vincular. Jo en vaig ser una, com a membre que era des dels anys 60 de la Lliga Europea de Cooperació Econòmica. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;El Patronat Català Pro Europa va assumir l’organització, l’impuls i la coordinació general dels treballs. Una comissió d’experts, nomenada pel director executiu del patronat i dirigida pel doctor Ferran Requejo, catedràtic de Ciència Política de la Universitat Pompeu Fabra, es va encarregar de redactar els documents inicials, de conduir les discussions i d’elaborar els documents finals. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaig assistir pràcticament a totes les sessions, i la meva apreciació va ser que hi havia un pes excessiu d’academicisme, conseqüència, sens dubte, que tots els experts eren professors universitaris. I van ser ells, com ja he dit, els que van redactar els documents i van conduir les discussions. En algunes ocasions, em va semblar percebre-hi una voluntat de lluïment personal. Els participants van fer contribucions, tan orals com escrites, molt dignes de ser tingudes en compte, i alguna va ser recollida en les conclusions finals. Les 80 conclusions finals que tots vam tenir la impressió que dormirien el somni dels justos a les lleixes dels arxius comunitaris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cal assenyalar que paral·lelament es va posar en marxa un Fòrum Cívic per una Constitució Europea, que, al meu entendre, no perseguia cap altra cosa que neutralitzar qualsevol iniciativa contrària a la línia oficial de la Convenció Europea, la qual ja s’encarregava, però, d’impedir que prosperessin iniciatives favorables a les regions, com ara la que hauria permès el seu accés al tribunal de justícia, que va ser aïradament i brutalment avortada per l’eurodiputat del PP Iñigo Méndez de Vigo, cosa que casualment vaig sentir per ràdio i de la qual vaig parlar a eurodiputats de CiU i el PSC.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amb l’entrada en vigor del tractat constitucional, el procés desnacionalitzador, que fa tants anys patim a l’Estat espanyol, que ens és hostil, que ens explota i ens espolia, estaria legitimat des de Brussel·les. Ens situaria definitivament a la cuneta. No tenim altra alternativa que un «no» clar i contundent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En el darrer congrés de Convergència Democràtica de Catalunya, una esmena per proposar un «no» al referèndum que s’ha de celebrar sobre l’aprovació del tractat constitucional pel qual s’institueix la Constitució per a Europa (notin com l’exigència tecnicojurídica obliga a parlar de «tractat» i no de «constitució») trenca la línia de submissió als dictats d’un suposat europeisme. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’esmena va ser aprovada per una majoria aclaparadora. Els oficialistes de la submissió no van tenir cap altre remei que inventar-se un congrés extraordinari per reconduir la situació vers un «sí». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Estatutàriament aquest congrés s’ha de denominar «extraordinari». La veritat, és que li convindria més que es denominés «insòlit». És insòlit que un partit nacionalista català com Convergència Democràtica de Catalunya hagi de convocar un congrés per decidir què ha de votar sobre una Constitució que no li reconeix ni la llengua del país, ni cap capacitat de control polític o jurisdiccional de les decisions de la Unió Europea que afectin les seves competències. Una Constitució que la ignora Catalunya com a poble i com a Nació.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109319375395516618?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109319375395516618/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109319375395516618' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109319375395516618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109319375395516618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/esteba-un-inslit-congrs-de-cdc.html' title='Esteba.— Un insòlit congrés de CDC'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109298866713476467</id><published>2004-08-20T00:52:00.000-07:00</published><updated>2004-08-20T00:57:47.133-07:00</updated><title type='text'>Més sobre l’últim Fallaci</title><content type='html'>ITALIE Le dernier livre de la journaliste et essayiste, brûlot en forme d’«auto-interview», suscite une nouvelle polémique &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;La diatribe anti-européenne d’Oriana Fallaci&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Rome : de notre correspondant Richard Heuzé &lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt; [20 août 2004] &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la foulée de La Force de la raison où elle fustigeait la démission de l’Occident face à l’Islam, Oriana Fallaci dénonce avec fureur, dans un nouveau livre intitulé Fallaci interviewe Fallaci, «l’esprit de Munich» qui soufflerait, selon elle, sur l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aucun leader important, à l’exception de George W. Bush, ni aucune institution, à commencer par les Nations unies, ne trouve grâce aux yeux de cette ancienne journaliste devenue essayiste et dont les treize ouvrages précédents ont suscité des polémiques sans fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce recueil de 125 pages, vendu à 650 000 exemplaires en quelques semaines, se présente sous la forme inédite d’une «auto-interview», genre dans lequel Oriana Fallaci excelle, ayant autrefois publié les récits de ses rencontres avec les plus grands personnages de la terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’entrée, elle révèle qu’elle concède cette interview parce qu’elle a «la mort sur elle», étant cancéreuse depuis onze ans : «La médecine m’a dit : «Vous ne pouvez guérir.» Et pourtant j’ai encore tant de choses à dire. L’interview m’est apparue être le moyen le plus expéditif pour le faire.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet «amour éperdu» de la vie suscite en elle une «haine profonde» pour la mort. Et pour tous ceux qui la professent, coupeurs de tête, kamikaze, leurs parents et leurs thuriféraires. Elle résume ce ressentiment en un dialogue cinglant : &lt;br /&gt;«— Maman, Saïd s’est immolé. Il est devenu un martyr. Tu es contente ?&lt;br /&gt;»— Très contente, mon fils. Très contente. Rendons grâce à Allah.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; La guerre en Irak et son cortège d’horreurs lui servent de cadre. Elle s’en prend à «cette délinquante américaine en tenue militaire qui s’est fait photographier en tenant un détenu irakien en laisse», et confie : «Je l’aurais frappée ! Et sans chercher à savoir si ce détenu était un criminel de Saddam Hussein. Je voulais restituer ma carte de séjour permanent aux Etats-Unis à Donald Rumsfeld qui était certainement au courant de ce qui se passait à la prison Abou Graïb.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la même indignation, elle s’insurge contre la barbarie des preneurs d’otages qui décapitent leurs victimes et contre la «prudence» des journaux occidentaux qui n’ont pas réservé à ces crimes le même traitement qu’aux sévices d’Abou Graïb : «Au début, ils ont donné un peu d’espace à Nick Berg, la première victime. Beaucoup moins à Paul Johnson et à Kim Sun. Presque rien à Gheorghi Lazov.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle juge «trop élevé» le prix payé pour renverser Saddam Hussein : «Le terrorisme islamiste s’est multiplié. Les morts ont engendré des morts. Nous risquons de nous retrouver avec une République islamique d’Irak. La démocratie se désire et se conquiert. On n’en fait pas cadeau comme d’une plaque de chocolat.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’abstient de tout jugement mordant sur George W. Bush, mais critique vertement son entourage, Powell, Rumsfeld et surtout la conseillère à la sécurité nationale Condoleeza Rice : «Plutôt que suivre l’un de ses conseils, je me suiciderai.» Avec la même verve, elle traite Kerry de «petit opportuniste et rien d’autre» et Ted Kennedy de «pire homme politique américain depuis trente ans».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses flèches les plus vénéneuses, elle les réserve à «l’Eurabia», autrement dit l’Union européenne, «un club financier» où règne l’anti-américanisme. Et en particulier à la France de Jacques Chirac, où «règne l’antisémitisme». Aussi trouve-t-elle «scandaleusement injuste» la condamnation du mur de Sharon par la cour de La Haye : «Un verdict digne de Chamberlain et Daladier.»&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7700732-109298866713476467?l=viaforastore2004.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/feeds/109298866713476467/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7700732&amp;postID=109298866713476467' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109298866713476467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7700732/posts/default/109298866713476467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://viaforastore2004.blogspot.com/2004/08/ms-sobre-lltim-fallaci.html' title='Més sobre l’últim Fallaci'/><author><name>Albert d'Urgell</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7700732.post-109285092257389634</id><published>2004-08-18T10:38:00.000-07:00</published><updated>2004-08-20T03:11:05.956-07:00</updated><title type='text'>Adler.— Chavez = Peron + Guevara</title><content type='html'>Alexandre Adler: &lt;b&gt;Chavez, mi-Peron et mi-Guevara&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, 18/08/2004.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La victoire du semi-Caudillo vénézuélien Hugo Chavez est un tournant de l’histoire politique de l’Amérique latine. Même amplifiée par des fraudes et des bourrages d’urnes, elle est néanmoins incontestable. Mais, comme la langue d’Esope, cette victoire du populisme créole est à la fois la pire et la meilleure des choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par le pire : l’Argentine — qui, dans ce domaine comme dans bien d’autres, a servi de laboratoire à tout le continent austral — a engendré, du temps de sa fragile prospérité, deux aberrations idéologiques durables : le péronisme et le guévarisme. Opposées en apparence, puisque Peron était un fasciste sympathisant actif de Mussolini et d’Hitler tandis que Guevara était, en tant qu’élève du grand avocat de gauche Silvio Frondizi, un semi-trotskiste à la recherche d’une révolution latino-américaine originale, les deux idéologies se sont pourtant rencontrées sur l’essentiel. Toutes deux se fondent sur l’exécration du modèle de liberté nord-américain. C’est d’ailleurs la diplomatie argentine qui aura constamment, de 1930 à 1980, opposé un veto immarcescible à toutes les propositions venues de Washington de bâtir une communauté des deux Amériques au départ contre Hitler, à l’arrivée pour étendre le libéralisme économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce syndrome argentin était à la fois l’expression d’«un embarras de richesses» et d’une émergence encore trop brutale de pouvoir populaire. L’Argentine du début des années 40 est en effet un pays au fait de la puissance économique apparente, car la guerre a valorisé considérablement les exportations de produits alimentaires qui proviennent d’une sorte de ferme collective, la pampa, probablement la plus performante de la planète, tandis que la même guerre, rendant plus difficiles les arrivées de produits industriels d’Europe et d’Amérique, a également permis une substitution d’importations qui a permis une croissance vertigineuse de l’industrie nationale. Dans ces conditions, la tentation sera forte de redistribuer à l’aveuglette les bénéfices de cette conjoncture exceptionnelle en faveur notamment des plus démunis, ceux qu’Evita Peron appellera avec bonheur les «sans chemise», les «descamisados».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le péronisme est aussi l’expression d’une montée, sans cristallisation démocratique, d’une force populaire autochtone. Dans un pays où les oligarchies terriennes, qui se proclament comme partout en Amérique latine libérales ou conservatrices, dominaient sans partage le processus politique, l’irruption de Peron lui vaut le ralliement d’un peuple avide de justice sociale, et plus encore de prise de parole, mais dépourvu d’éducation politique véritable et d’organisations politiques solides : entre 1943 et 1945 le Parti socialiste explose, l’essentiel de sa base syndicale se ralliant au fascisme social de Peron, tandis que communistes et radicaux sont durablement marginalisés. Le jeune Che Guevara, issu d’une famille d’intellectuels de gauche, ne partage pas l’idéologie péroniste mais en conservera toutes les illusions : anti-américanisme fanatique dans lequel il poussera un Fidel Castro, lui aussi élevé dans ce culte barbare par un père espagnol et franquiste, vaincu de la guerre de 1898, populisme foncier faisant peu de cas du marxisme véritable des petits partis communistes jugés trop réformistes, mais surtout mépris de fer pour les difficultés de la production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même dans l’effervescence de la révolution cubaine, ces idées plus que courtes finiront par entraîner le limogeage du beau barbu argentin par Fidel Castro lui-même et pousseront le malheureux vers les forêts profondes, d’abord au Congo et pour finir en Bolivie, où il trouvera la mort de manière plus lamentable qu’héroïque au moment même où — 1967 — le beau Peron, bien requinqué par son exil chez Franco, commençait à tisser le réseau serré de ses indécrottables partisans qui allaient lui permettre trois ans plus tard un retour triomphal à Buenos Aires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chavez est le résultat d’une synthèse particulièrement perverse de ces deux mouvements pulsionnels nés de la grande détresse argentine : il est péroniste car, comme son maître, c’est un militaire autoritaire et putschiste ainsi que le sont souvent en Amérique du Sud ces officiers qui n’ont jamais fait la guerre qu’à leur propre peuple (seul le Brésil et le Mexique auront participé à la Seconde Guerre mondiale au côté de l’allié américain). Tout comme Peron encore, Chavez, après une tentative infructueuse de coup d’Etat pur, s’impose à un système démocratique sclérotique et exsangue, où les radicaux argentins ont ici pour équivalents l’Action démocratique, un parti de type social-démocrate européen qui fut grand sous son fondateur Romulo Betancourt, et les conservateurs une formation démocrate-chrétienne, le Copei, dont les dirigeants finirent dans les années 80 par adopter le même programme populiste inepte que leurs adversaires du centre gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ici que l’on retrouve le guévarisme de Chavez : si Peron avait pris l’Argent
